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Crise du peso: les discussions FMI-Argentine se poursuivent, le peso se reprend

| AFP | 377 | Aucun vote sur cette news
Le ministre argentin de l'Economie Nicolas Dujovne s'exprime après ses pourparlers avec le FMI, le 5 septembre 2018 à Washington
Le ministre argentin de l'Economie Nicolas Dujovne s'exprime après ses pourparlers avec le FMI, le 5 septembre 2018 à Washington ( ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP )

Les négociations se poursuivent mercredi entre l'Argentine et le FMI à Washington, Buenos Aires espérant obtenir un déblocage anticipé de fonds pour enrayer l'effondrement du peso argentin qui a cédé plus de 50% de sa valeur depuis janvier.

Le peso s'est repris mercredi (+1,3%) à la suite de deux séances de dépréciation lundi (-2,7%) et mardi (-1,9%), après 17% de chute la semaine dernière.

Après la réunion plus politique de mardi, entre la directrice générale du Fonds Christine Lagarde et le ministre argentin de l'Economie Nicolas Dujovne, les pourparlers prennent mercredi une tournure plus technique entre les experts du FMI et les émissaires argentins. Ils dureront jusqu'au 15 septembre.

M. Dujovne a précisé qu'il ne demandait pas au Fonds plus d'argent que les 50 milliards de dollars pactés en juin. "Nous pensons que c'est suffisant, nous ne demandons pas de fonds supplémentaires", a-t-il dit à Washington après une série de réunions.

Il a prévenu que la récupération économique serait "lente".

Le prêt accordé par le FMI est destiné à rétablir la confiance des marchés dans la troisième économie d'Amérique latine.

"Les investisseurs voient bien que les mesures mises en place ne seront probablement pas très efficaces", estime l'économiste française Anne-Laure Delatte, du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii) à Paris.

Des affiches dénonçant les discussions avec le FMI dans une rue de Buenos Aires, le 4 septembre 2018
Des affiches dénonçant les discussions avec le FMI dans une rue de Buenos Aires, le 4 septembre 2018 ( Eitan ABRAMOVICH / AFP )

"Je vois difficilement comment l'Argentine pourrait s'en sortir sans relâcher une contrainte et l'une d'elles est probablement la dette qu'il faudrait restructurer".

L'Argentine peut désormais capitaliser sur les avantages de "faire partie à nouveau de la communauté internationale. Si tu as un problème, on t'aide", remarque le politologue Sergio Berensztein.

"C'est important que le gouvernement reconnaisse qu'il existe une crise profonde, relève-t-il. Maintenant, on va voir les mesures que prendra le président".

Pour lui, la conversation de lundi entre Donald Trump et Mauricio Macri, durant laquelle le président américain a renouvelé son soutien à son homologue argentin, est un signal fort.

- Grève générale -

"L'intention des Etats-Unis est de freiner la présence chinoise en Amérique latine. Les Etats-Unis ne veulent pas qu'il se passe en Amérique latine ce qui s'est passé en Afrique. (L'Argentine) est un allié extra-Otan. Quel est le coût de soutenir l'Argentine, quel est le coût d'un retour à un populisme autoritaire en Argentine", fait remarquer le politologue.

Le FMI a attribué en juin à Buenos Aires un prêt de 50 milliards de dollars sur trois ans visant à stabiliser une économie fragile. Un premier versement de 15 milliards a aussitôt été effectué mais la course au dollar s'est poursuivie et l'Argentine a besoin de plus de liquidités pour financer sa politique monétaire.

"Je n'ai pas de doute sur le chemin à suivre pour sortir de cette tempête et stabiliser l'économie. On travaille pour équilibrer les comptes et un nouvel accord avec le FMI", a déclaré le président argentin de centre-droit devant des patrons de l'industrie argentine.

Il a annoncé cette semaine de nouvelles mesures d'austérité, avec pour objectif d'atteindre un déficit budgétaire zéro en 2019.

Les indicateurs ne sont pas encourageants. Cette année, la récession sera de 1%, a averti le gouvernement, et l'inflation pourrait atteindre 40% selon les instituts économiques privés.

Sur le terrain social, les syndicats envisagent d'avancer la date d'une grève générale initialement prévue pour le 25 septembre.

"Les gens n'en peuvent plus des mesures d'austérité. Ceux qui ont voté pour Macri doutent également, on a la sensation qu'ils ne savent pas très bien que faire, c'est ce qui peut arriver de pire à un gouvernement, car il perd sa légitimité et tout le monde est désespéré", déplore Tamara Soto Diaz, une avocate de 51 ans qui travaille dans le centre de Buenos Aires.

Des tentatives de pillage de supermarchés sont survenues dans deux provinces du pays et la ministre de la Sécurité Patricia Bullrich a affirmé qu'elles avaient été instrumentalisées par l'opposition péroniste.

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