En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 871.91 PTS
+0. %
5 863.5
-0.13 %
SBF 120 PTS
4 623.22
+0. %
DAX PTS
13 166.58
-
Dow Jones PTS
28 015.06
+1.22 %
8 397.37
+0. %
1.106
+0.03 %

Côte-rôtie ou rosé saveur "sex on the beach"? débat animé au Sénat sur les "premix"

| AFP | 412 | Aucun vote sur cette news
Vin rosé français exposé chez un caviste californien en octobre 2019
Vin rosé français exposé chez un caviste californien en octobre 2019 ( MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives )

Le Sénat a adopté jeudi, malgré la virulente opposition des défenseurs de la filière viticole, la taxe sur les "premix" à base de vin, tel le "rosé-pamplemousse", votée par les députés dans le cadre du projet de loi de financement 2020 de la Sécurité sociale.

L'Assemblée nationale a étendu aux vins aromatisés la taxe sur les "premix" (mélanges de boisson alcoolisée et non-alcoolisée) pour dissuader la consommation des jeunes, coeur de cible de ce produit.

Les députés ont fixé une taxation intermédiaire de 3 euros par décilitre d'alcool pur pour ces produits souvent utilisés pour écouler des vins de moins bonne qualité en les mélangeant à des sirops.

Le Sénat l'a votée par 245 voix contre 71. Mais l'affaire n'a pas été facile: plusieurs élus de départements viticoles ont en effet bataillé ferme, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour tenter de supprimer la nouvelle taxation.

BANLIEUE-ECONOMIE-SOCIAL-EMPLOI-INTEGRATION-SENAT
BANLIEUE-ECONOMIE-SOCIAL-EMPLOI-INTEGRATION-SENAT ( OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP )

"Nous parlons là de sangria, de kyr et autres spécialités traditionnelles", a argumenté Nathalie Delattre (RDSE à majorité radicale, Gironde). "Ces produits ne sont pas consommés par les jeunes", a plaidé Daniel Laurent (LR, Charente-Maritime), tandis que Vivette Lopez (LR, Gard) pointait "un risque de report de la consommation sur des produits plus alcoolisés".

"C'est un problème de santé publique", a rétorqué le rapporteur général, Jean-Marie Vanlerenbergue (centriste) avec "l'objectif de stopper le développement de produits clairement dirigés vers les jeunes", dont "le sucre masque le goût de l'alcool".

La ministre de la Santé  Agnes Buzyn, à l'Assemblée le 29 octobre  2019.
La ministre de la Santé Agnes Buzyn, à l'Assemblée le 29 octobre 2019. ( FRANCOIS GUILLOT / AFP/Archives )

"Ces boissons sont une porte d'entrée" dans la consommation d'alcool, a affirmé la ministre de la Santé Agnès Buzyn, soulignant que la taxation ne concernait qu'"un segment excessivement limité voire marginal de la production française". IGP, AOC ou AOP ne sont pas concernées, a-t-elle rappelé.

Bernard Jomier (app PS) s'est voulu plus concret dans sa démonstration qui a détendu l'atmosphère: "Si vous voulez qu'on parle de terroir, parlez-moi d'un Côte-rôtie (...) si vous aimez ce qui est sucré, parlez-moi d'un Tokay vendanges tardives, (...) mais ne me parlez pas de ces quatre produits les plus populaires : le vin rouge aromatisé saveur sangria -et non pas de la sangria-, le vin rosé aromatisé saveur fraise-ananas, le saveur pamplemousse, et le vin rosé aromatisé saveur +sex on the beach+".

"Croyez-vous qu'ils s'adressent à des personnes âgées vivant en milieu rural ? (...) Cette stratégie marketing déshonore le bon vin", a-t-il lancé.

Le rapporteur a retiré un amendement de la commission visant à aligner progressivement le tarif de la taxe sur les "premix" à base de vin sur celui applicable aux autres "premix" (11 euros par décilitre d'alcool pur).

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT