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Contre le G20, "une mobilisation pacifique et massive"

| AFP | 157 | Aucun vote sur cette news
Manifestation contre le budget 2019, le président Macri et le FMI, le 14 novembre 2018 à Buenos Aires, en Argentine
Manifestation contre le budget 2019, le président Macri et le FMI, le 14 novembre 2018 à Buenos Aires, en Argentine ( EITAN ABRAMOVICH / AFP/Archives )

Juan Grabois, influent leader social argentin, promet "mobilisation pacifique et massive" contre l'ordre économique actuel en Argentine et dans le monde, lors de la grande manifestation prévue vendredi à Buenos Aires en marge du sommet du G20.

A la tête du Mouvement des travailleurs exclus et de la Confédération des travailleurs de l'économie populaire, il défend les intérêts de centaines de milliers d'Argentins les plus pauvres et réclame pour eux "de la terre, un toit et du travail", slogan habituel du pape François dont il est proche, et davantage de représentation politique.

Q: Quelle sera la mobilisation lors du G20?

R: "Il va y avoir une grande mobilisation sociale. Notre philosophie, c'est qu'elle soit pacifique et massive. Une sorte de résistance non violente. C'est plus efficace que les petits foyers avec des cocktails Molotov et des pierres, qui ne font pas la moindre égratignure au pouvoir. Pas pour une question d'éthique, mais tactique. Le gouvernement (argentin) génère un mouvement de harcèlement contre les mouvements sociaux, mais il y aura une mobilisation. Il y aura des organisations, des plate-formes internationales, des syndicats mais aussi des groupes indépendants qui vont semer la pagaille".

Q: Quels sont vos objectifs?

R: "Notre organisation fait partie d'une articulation qui dialogue avec (le pape) François, qui regroupe des organisations d'une centaine de pays. Nous demandons trois choses. De la Terre, un toit et du travail (...) C'est un programme politique pour les exclus. L'exclusion, comme phase supérieure de la pauvreté, je l'ai connue avec les +cartoneros+ lors de la crise économique de 2001. Si quelqu'un doit fouiller dans tes poubelles pour vivre, c'est qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. On demande aussi une participation directe. A la chambre des députés, il n'y en a pas un habitant de bidonville, alors que 10% de la population vit dans des bidonvilles. Il y a 257 députés, il devrait y en avoir 25 des bidonvilles. Qu'il y en ait au moins 2! L'incapacité de négociation collective des exclus est un obstacle pour le développement de n'importe quelle société. On veut aussi un code d'éthique très strict, que la lutte contre la corruption soit une politique d'Etat, avec un contrôle très strict des augmentations de patrimoine des hauts fonctionnaires".

Q: Concrètement, quelles sont vos revendications?

R: "Je propose la nationalisation des +latifundios+ (grandes propriétés agricoles). (...) Un modèle pro-investissements étrangers, mais productifs et non financiers. Nous cherchons des alternatives pour financer les grands travaux qui requièrent 3 ou 4% du PIB, ce que le système ne veut pas mettre sur la table. Le peu qui est investi pour les exclus, c'est pareil dans le reste du monde. Si j'obtiens des fonds, nous urbaniserons tous les bidonvilles, on créera des implantations agricoles. Les néo-libéraux en général soutiennent qu'il faut de la croissance. Si on produit 6 croissants, qu'on en produise 60 et il y en aura pour tout le monde. Mais il n'y a pas de terres, pas de marge environnementale pour multiplier par 10 le PIB mondial. On ne peut pas mesurer le succès d'un pays au nombre de voitures vendues. On ne peut pas mesurer la pauvreté uniquement à travers le niveau de revenu".

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