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Commerce: Bruxelles et Tokyo s'unissent face à Trump

| AFP | 183 | Aucun vote sur cette news
La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malström, et le ministre japonais aux Affaires étrangères, Fumio Kishida, à Bruxelles le 5 juillet 2017
La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malström, et le ministre japonais aux Affaires étrangères, Fumio Kishida, à Bruxelles le 5 juillet 2017 ( JOHN THYS / AFP )

L'Union européenne et le Japon annonceront jeudi lors d'un sommet à Bruxelles s'être entendus sur les grandes lignes d'un accord commercial dont les négociations ont été dynamisées ces derniers mois par la politique protectionniste de Donald Trump.

La route vers un traité commercial définitif est encore longue --sans doute plusieurs mois--, mais en parvenant à un "accord politique", Européens et Japonais scellent leur entente sur la plupart des sujets importants.

Cet "accord de partenariat économique" sera formellement présenté à la mi-journée par le président de la Commission Jean-Claude Juncker, celui du Conseil --qui représente les Etats membres-- Donald Tusk et le Premier ministre japonais Shinzo Abe, réunis en sommet à Bruxelles.

Tous trois se sont cependant fait griller la politesse par la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malström, qui a révélé mercredi après-midi dans un tweet l'existence d'un "accord politique au niveau ministériel", à l'issue d'une rencontre avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida.

De fait, Européens et Japonais ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines pour parvenir à un accord avant le G20 de vendredi et samedi à Hambourg, en Allemagne.

Leur objectif: envoyer "un signal fort" en faveur du libre-échange au reste du monde, notamment au président américain Donald Trump, dont la politique protectionniste inquiète ses partenaires.

- Fromages contre voitures -

Dès son arrivée au pouvoir en janvier, M. Trump a retiré son pays du Traité transPacifique (TPP) signé avec 11 pays de la région Asie-Pacifique, dont le Japon, la troisième puissance économique mondiale.

Les Japonais s'étaient alors recentrés sur les négociations avec l'UE, au point d'en faire une priorité.

"Il est extrêmement important que le Japon et l'UE défendent le libre-échange (...), à un moment où le monde fait face à des tendances protectionnistes", a encore plaidé mardi le Premier ministre Shinzo Abe.

Négocié depuis mars 2013 dans une quasi-indifférence, le JEFTA (Japan-EU free trade agreement) pèsera lourd: l'UE est le troisième partenaire commercial du Japon, tandis que le Japon --127 millions d'habitants-- arrive en sixième position pour le Vieux Continent.

Selon une source européenne, le texte final couvrira "99% des échanges bilatéraux".

Côté européen, le secteur agroalimentaire sort "grand vainqueur" des négociations: "zéro droit de douane pour presque tous les produits alimentaires" dans un marché japonais "en pleine expansion", se félicite cette même source.

Les deux parties ont bataillé jusqu'à la dernière minute pour parvenir à un compromis "très satisfaisant" --mais encore non détaillé-- sur la question sensible des produits laitiers, et notamment des fromages importés des pays de l'UE, soumis à des taxes très élevées au Japon.

- Arbitrage ou tribunal ? -

Les Japonais obtiennent de leur côté un libre accès au marché européen pour leur industrie automobile, mais seulement à l'issue d'une période de transition, qui ne devrait guère être éloignée des sept années réclamées par les constructeurs européens.

La rédaction définitive d'un texte commun nécessitera cependant plusieurs mois de travail.

D'abord parce que les deux parties doivent maintenant s'entendre sur les détails techniques. Ensuite car un point de discorde majeur subsiste sur la délicate question du règlement des différends entre Etats et investisseurs.

Ce mécanisme très contesté par les ONG a par exemple permis à Philip Morris d'attaquer l'Uruguay pour sa politique anti-tabac ou au géant minier OceanaGold de poursuivre le Salvador pour lui avoir refusé un permis d'exploitation pour raisons environnementales.

Les Japonais sont favorables à un système d'arbitrage classique, à l'instar de ceux que l'on retrouve dans la plupart des accords commerciaux du monde.

Les Européens, eux, espèrent les convaincre d'accepter le principe novateur d'un tribunal permanent et aux audiences publiques, à l'image de celui qu'ils vont mettre en place dans l'accord récemment signé --dans la douleur-- avec le Canada, le CETA.

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