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Clouer au sol des Boeing 737 MAX 8? Un casse-tête pour les Etats-Unis

| AFP | 251 | Aucun vote sur cette news
Un Boeing 737 Max 8 de Southwest Airlines approche de l'aéroport Baltimore Washington International le 11 mars 2019
Un Boeing 737 Max 8 de Southwest Airlines approche de l'aéroport Baltimore Washington International le 11 mars 2019 ( Jim WATSON / AFP )

Boeing va devoir rassurer sur la fiabilité de son dernier modèle, le 737 MAX 8, dont un nouvel exemplaire s'est écrasé dimanche en Ethiopie - le deuxième en quelques mois. Mais les autorités américaines peuvent-elles clouer au sol ces avions, locomotive des ventes de l'avionneur?

"Nous n'avons pas de commentaire à faire ce matin", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la FAA, un des régulateurs du transport aérien américain.

Son silence traduit l'embarras des autorités, qui sont sous pression pour rassurer le grand public alors que des passagers partagent sur les réseaux sociaux leur crainte d'embarquer à bord d'un 737 MAX.

Signe que la question est sensible: la FAA et le NTSB, autre régulateur du transport aérien, en discutent directement avec le département d'Etat, et ont dépêché du personnel pour assister les enquêteurs éthiopiens.

"Même si on ne sait pas encore grand-chose sur l'accident, on ne peut pas vraiment écarter une immobilisation des 737 MAX", estime Richard Aboulafia chez Teal Group.

En immobilisant les 737 MAX, la Chine, l'Indonésie et Ethiopian Airlines ont créé "un précédent", ajoute cet expert, qui n'écarte toutefois pas la possibilité que la politique influe sur les régulateurs, Boeing étant un des plus gros exportateurs des Etats-Unis.

"Politiser la sécurité n'est jamais une bonne idée", prévient-il.

Confiance

Le 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s'est écrasé dimanche au sud-est d'Addis Abeba peu après le décollage, tuant les 157 passagers et membres d'équipage.

C'est ce même modèle, version remotorisée du 737, qui s'était abîmé en mer en Indonésie fin octobre, entraînant la mort des 189 personnes à bord, là aussi quelques minutes après le décollage.

Il est particulièrement rare qu'un nouveau modèle enregistre deux accidents mortels en peu de temps. Il faut remonter aux années 1970 lorsque le DC-10 avait rencontré des accidents mortels rapprochés en raison de problèmes de design.

Les causes des accidents des 737 MAX, dont le moteur est plus gros que dans les vieux 737 NG, ne sont pas connues mais la récupération, lundi, des boîtes noires de l'avion d'Ethiopian Airlines devrait rapidement donner des éléments tangibles.

L'accident de Lion Air avait, lui, braqué les projecteurs sur les capteurs d'incidence (AOA, Angle of Attack sensor), dont un dysfonctionnement peut conduire l'ordinateur de bord, pensant être en décrochage, à mettre l'appareil en piqué alors qu'il faudrait au contraire le redresser.

Boeing s'est contenté pour l'instant d'envoyer du personnel pour aider à l'enquête en Ethiopie et a reporté la présentation officielle de son long courrier 777X prévue mercredi.

En Bourse, le titre dévissait de plus 7% lundi à Wall Street.

Le constructeur a encore la confiance des compagnies aériennes américaines, American Airlines maintenant comme prévu les vols de ses 24 exemplaires, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

"Nous gardons confiance en la sécurité et en la navigabilité de notre flotte (...) et n'avons pas prévu de changer nos procédures et politiques opérationnelles", assure pour sa part un porte-parole de SouthWest Airlines, qui opère 34 737 MAX 8.

"Outil de commerce"

Pour Boeing, l'immobilisation des 737 MAX 8 serait un gros revers: non seulement ils sont la locomotive des ventes et des bénéfices, mais 350 exemplaires de cet avion, entré en service en mai 2017, volent actuellement.

Lorsque les autorités américaines avaient cloué au sol les 787 pour des problèmes de batteries il y a six ans, seule une cinquantaine d'appareils était en service.

Les conséquences économiques seraient d'autant plus importantes que Boeing emploie plus de 150.000 personnes aux Etats-Unis et a des usines à Washington (ouest) et en Caroline du Sud.

Le groupe pesait, à lui seul vendredi, 11,3% du Dow Jones, l'indice regroupant les 30 valeurs vedettes de la Bourse de New York.

Boeing prévoit également d'augmenter la cadence de production du 737 MAX de 52 appareils par mois à 57 cette année, pour honorer un carnet de commandes de plus de 4.661 exemplaires à fin janvier.

"Boeing est stratégique. C'est un outil de commerce", souligne Michel Merluzeau, expert chez AirInsight.

Le 737 MAX fait partie des négociations commerciales en cours entre les Etats-Unis et la Chine, Washington poussant Pékin à passer de nouvelles commandes pour rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux premières économies mondiales, selon la presse américaine.

Dans ce contexte, la décision de la Chine de clouer au sol des 737 MAX n'est pas forcément liée à un impératif de sécurité, estime M. Merluzeau.

Outre les avions de ligne, Boeing fabrique des avions militaires comme le tanker KC-46 et est également présent dans l'industrie spatiale.

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