En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 154.58 PTS
-1.57 %
4 138.00
-1.91 %
SBF 120 PTS
3 262.43
-1.67 %
DAX PTS
9 525.77
-0.47 %
Dow Jones PTS
21 052.53
-1.69 %
7 528.11
-1.41 %

Chute des prix du pétrole et coronavirus: double peine pour l'économie du Golfe

| AFP | 1516 | Aucun vote sur cette news
Un trader de la Bourse du Koweit, le 8 mars 2020
Un trader de la Bourse du Koweit, le 8 mars 2020 ( YASSER AL-ZAYYAT / AFP )

Malgré l'annonce de mesures de soutien aux économies du Golfe, les marchés financiers de la région continuent de plonger, essuyant de front la tempête économique entraînée par la pandémie de nouveau coronavirus et la guerre des prix du pétrole lancée par Ryad.

Depuis début mars, les sept Bourses de la région ont connu, à l'image des autres places boursières dans le monde, une descente aux enfers, les marchés de Dubaï et d'Abou Dhabi ainsi que celui du Koweït perdant plus d'un tiers de leur valeur.

Le marché saoudien, le plus gros de la région et l'un des dix premiers du monde, a lui chuté d'environ 18% sur la même période.

Son joyau, le géant pétrolier Saudi Aramco, la plus grande société cotée en Bourse au monde, a cédé 12% depuis le 1er mars et sa valorisation est tombée à 1.570 milliards de dollars, bien loin des 2.000 milliards brièvement atteints après une entrée en Bourse en grande pompe début décembre.

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et Oman ont annoncé des mesures destinées à soutenir leur économie pour un montant total de quelque 85 milliards de dollars, dont une partie est destinée à soutenir les marchés boursiers.

L'agence de notation Moody's a estimé que le plan de relance de 27,2 milliards de dollars d'Abou Dhabi serait utile dans la mesure où il "limiterait" les dégâts pour les banques émiraties et notamment l'impact du coronavirus sur la valeur de leurs actifs matériels (immobilier par exemple).

Deuxième coup dur

Les recettes publiques des six nations du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) dépendent par ailleurs fortement du pétrole, dont la demande a baissé dès le début de la propagation de l'épidémie en Chine, qui absorbe habituellement un cinquième de la production de la région.

Deuxième coup dur pour ces pays: l'absence d'accord entre l'Opep et la Russie sur une réduction supplémentaire de la production pétrolière pour soutenir les cours dont la tendance était déjà à la baisse, ce qui a déclenché une guerre des prix entre Ryad et Moscou.

L'Arabie saoudite a ainsi fortement baissé ses prix, inondant le marché de barils à bas coût. Les cours ont plongé depuis, atteignant mercredi leur plus bas niveau en 18 ans, avec un baril de Brent à environ 25 dollars, ce qui équivaut à des pertes de dizaines de milliards de dollars pour le Golfe.

Un centre commercial vide à Dubaï, le 18 mars 2020
Un centre commercial vide à Dubaï, le 18 mars 2020 ( KARIM SAHIB / AFP )

Mais les Bourses ne sont pas les seules à pâtir du contexte actuel. Le nouveau coronavirus a frappé de plein fouet les secteurs du transport, notamment aérien, du commerce, des loisirs ou encore du tourisme et, selon les analystes de Capital Economics, les mesures visant à contenir l'épidémie pèseront lourdement sur le secteur non pétrolier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

"Dubaï est la plus vulnérable et cela pourrait à terme réveiller les craintes concernant la dette énorme de l'émirat", estime le groupe de réflexion basé à Londres dans un rapport.

La cité-Etat, qui a accueilli 16,8 millions de touristes l'année dernière, tire plus de 90% de ses revenus de l'immobilier, du tourisme, de l'aviation et du commerce. Elle visait initialement cette année les 20 millions, notamment grâce à la tenue de l'Exposition universelle 2020.

Soutien d'urgence

L'Association internationale du transport aérien (IATA) a appelé jeudi les gouvernements du Moyen-Orient à apporter un soutien d'urgence aux compagnies aériennes qui luttent pour leur survie.

Photo fournie par la compagnie aérienne Emirates, montrant un homme désinfecter un avion à Dubaï, le 8 mars 2020
Photo fournie par la compagnie aérienne Emirates, montrant un homme désinfecter un avion à Dubaï, le 8 mars 2020 ( - / Emirates Airlines/AFP )

De nombreuses liaisons au Moyen-Orient et en Afrique ont été suspendues et la demande a chuté de 60% sur les lignes encore en service, selon l'organisation.

Selon l'IATA, la contribution du transport aérien aux économies du Moyen-Orient, principalement dans le Golfe, est estimée à 130 milliards de dollars par an, soit 4,4% du PIB, et à 2,4 millions d'emplois.

Les gouvernements sont sous pression. L'Arabie saoudite, premier exportateur de brut, a décidé mercredi de réduire ses dépenses pour 2020 de 5%, soit 13,3 milliards de dollars de moins sur les 272 milliards de dollars prévus.

Selon Capital Economics, l'impact combiné du coronavirus et de l'effondrement des prix du pétrole augmentera le déficit budgétaire saoudien en 2020, le faisant passer de 6,4% à 16% du PIB.

La Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale affirme pour sa part que les pays arabes perdent environ 550 millions de dollars par jour en raison de la chute des prix du pétrole et que la crise liée au coronavirus pourrait détruire jusqu'à 1,7 million d'emplois cette année dans la région.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 03/04/2020

Le groupe publiera son chiffre d'affaires du premier trimestre le 15 avril

Publié le 03/04/2020

Unibel a annoncé que, compte tenu des incertitudes résultant du contexte actuel lié au COVID-19, l'assemblée générale du 14 mai 2020 se tiendra au siège social, 2, Allée de Longchamp 92 150…

Publié le 03/04/2020

Dans son communiqué du 11 mars dernier, Transgène a initialement prévu une consommation nette de trésorerie de l'ordre de 25 millions d'euros pour 2020. Malgré les effets difficilement…

Publié le 03/04/2020

Transgene prévient qu'elle pourrait souffrir de dysfonctionnements dans la chaîne d'approvisionnement et d'expédition dont elle dépend

Publié le 03/04/2020

Le Crédit Agricole a adapté son dispositif d’accompagnement des clients aux particularités du marché des agriculteurs. Il intensifie ses actions pour accompagner ses clients exploitants…