5 381.26 PTS
+0.53 %
5 377.50
+0.57 %
SBF 120 PTS
4 282.93
+0.51 %
DAX PTS
13 012.82
-0.02 %
Dowjones PTS
23 526.18
-0.27 %
6 386.12
+0.12 %
Nikkei PTS
22 523.15
+0.48 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Chine: la croissance reste robuste end épit d'un tassement au 3e trimestre

| AFP | 63 | Aucun vote sur cette news
La croissance chinoise a ralenti légèrement au troisième trimestre, mais témoigne toujours d'une performance économique robuste
La croissance chinoise a ralenti légèrement au troisième trimestre, mais témoigne toujours d'une performance économique robuste ( Fred DUFOUR / AFP/Archives )

La croissance chinoise est restée robuste au troisième trimestre, en dépit d'un léger tassement, aidée par un sursaut de la conjoncture en septembre, selon une salve d'indicateurs encourageants publiés jeudi en plein congrès du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir.

Le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a gonflé de 6,8% sur un an sur la période juillet-septembre, après avoir progressé de 6,9% au premier comme au deuxième trimestres, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS).

Ce chiffre, conforme à la prévision médiane de 14 analystes sondés par l'AFP, reflète certes l'essoufflement durant l'été de la production industrielle et du crucial marché immobilier, visé par des restrictions réglementaires drastiques.

Pour autant, la performance trimestrielle du géant asiatique reste solide: le pays avait enregistré en 2016 une croissance de 6,7%, sa plus faible en 26 ans. Et Pékin s'est fixé pour 2017 un objectif "d'environ 6,5%", en voie d'être largement dépassé.

Le président Xi Jinping prononce un discours en ouverture du XIXe congrès quinquennal du Parti communiste chinois, à Pékin, le 18 octobre 2017
Le président Xi Jinping prononce un discours en ouverture du XIXe congrès quinquennal du Parti communiste chinois, à Pékin, le 18 octobre 2017 ( Nicolas ASFOURI / AFP )

Si la fiabilité des statistiques officielles est régulièrement mise en cause, elles suggèrent néanmoins "une bonne résistance de la croissance et un rebond de l'activité en septembre", commente Julian Evans-Pritchard, analyste de Capital Economics.

Ainsi, la production industrielle a progressé le mois dernier de 6,6% sur un an: c'est mieux qu'attendu par les experts sondés par Bloomberg Newswires (+6,5%), et une franche accélération après l'essoufflement d'août (+6%) et de juillet.

Et ce alors même que se poursuivent de drastiques réductions de capacités excédentaires dans l'industrie lourde, en vue de réduire la pollution dans le nord-est du pays durant l'hiver --ce qui devrait pénaliser la production d'ici fin 2017.

Le sursaut de la production industrielle en septembre "était surtout concentré dans les grands groupes étatiques", observe d'ailleurs M. Evans-Pritchard.

De plus, "l'activité manufacturière est toujours sous pression", ajoute Cui Li, analyste de CCB International, cité par Bloomberg. Mais le secteur des services --plus de la moitié du PIB-- "reste solide, les infrastructures se développent... ce qui compense les faiblesses dans l'industrie".

Le tableau est donc celui "d'une croissance stable, plutôt que d'un ralentissement", insiste-t-il.

- Dette et déséquilibres -

La Chine a profité le mois dernier d'un vigoureux rebond des exportations, mais aussi d'un regain de vigueur de la demande intérieure. Selon le BNS, les ventes au détail, baromètre de la consommation des ménages, ont gonflé de 10,3% sur un an, plus qu'anticipé, et accélérant après deux mois de ralentissement.

Des ouvriers devant un site en construction à Pékin le 16 octobre 2017
Des ouvriers devant un site en construction à Pékin le 16 octobre 2017 ( GREG BAKER / AFP )

Autant de bonnes nouvelles pour le PCC, réuni depuis mercredi en congrès à Pékin pour reconduire à sa tête le président Xi Jinping.

Le régime n'a pas ménagé sa peine pour doper l'économie au premier semestre, musclant ses dépenses publiques dans de grands chantiers d'infrastructures et encourageant une embardée du crédit, tandis que le secteur immobilier flambait.

Ce sursaut de la conjoncture, comme l'a observé le Fonds monétaire international (FMI), s'est fait au prix d'une envolée de la dette déjà colossale du pays.

Or, si les bons résultats obtenus sur la première moitié de l'année ont permis aux autorités de relâcher un peu leur soutien, les dépenses d'infrastructures ont continué de gonfler à un rythme important au troisième trimestre.

Les investissements en capital fixe, jauge des dépenses dans les infrastructures et l'immobilier, n'ont augmenté que de 7,5% sur un an sur la période janvier-septembre -- en raison d'une décélération très nette le mois dernier.

"Les bons indicateurs camouflent une série de problèmes, notamment le gonflement du crédit", souligne Raymond Yeung, analyste d'ANZ Research. "La question est de savoir si la Chine peut continuer de se reposer sur les infrastructures et l'immobilier".

Or, selon lui, la solide croissance offre aux autorités "une opportunité pour s'attaquer à des problèmes de long terme", notamment l'endettement et les colossales surcapacités industrielles, à l'heure où Pékin a déjà entrepris de rééquilibrer son économie vers la consommation intérieure et les services.

Dans un discours-fleuve, Xi Jinping a justement vanté mercredi la transition d'une "croissance rapide" à un développement "axé sur la qualité" et "l'innovation", appelant à réduire "les risques financiers" liés à la dette et à contrer la spéculation dans l'immobilier.

Et, de façon inhabituelle, il n'a dévoilé aucun objectif de croissance à long terme.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/11/2017

Atos a tenu le Conseil scientifique d''Atos Quantum', premier programme industriel d'informatique quantique en Europe...

Publié le 23/11/2017

Paris, 23 novembre 2017 - Atos, leader international de la transformation digitale, a tenu aujourd'hui le Conseil scientifique d' « Atos Quantum », le premier programme…

Publié le 23/11/2017

Bryan Garnier maintient son conseil 'neutre' et sa fair value de 21 euros sur Veoila après un roadshow au Luxembourg...

Publié le 23/11/2017

La visibilité se dégage

Publié le 23/11/2017

First Data, un leader mondial dans les services de commerce et de paiement électroniques, a annoncé avoir conclu un accord stratégique avec AccorHotels pour mettre en œuvre les paiements de tous…

CONTENUS SPONSORISÉS