5 400.51 PTS
+0.39 %
5 397.00
+0.43 %
SBF 120 PTS
4 298.81
+0.39 %
DAX PTS
13 090.69
+0.63 %
Dowjones PTS
23 526.18
+0.00 %
6 386.12
+0.00 %
Nikkei PTS
22 550.85
+0.12 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Chine: confusion autour d'une levée de fonds de 9,9 mds EUR par China Unicom

| AFP | 363 | Aucun vote sur cette news
Le groupe étatique China unicom crée la confuszion autour d'une levé&e de fons de près de 10 milliards d'euros
Le groupe étatique China unicom crée la confuszion autour d'une levé&e de fons de près de 10 milliards d'euros ( LIU JIN / AFP/Archives )

Le numéro deux chinois des télécoms, China Unicom, a promptement retiré un communiqué annonçant la vente de parts pour 9,9 milliards d'euros à des investisseurs privés -- dont Alibaba --, et son titre en Bourse restait suspendu jeudi: de quoi entretenir le doute et la confusion sur cette opération cruciale.

Cette colossale levée de fonds, destinée à ouvrir largement le capital du groupe étatique à des investisseurs privés, était très attendue.

Ce serait la plus ambitieuse opération à ce jour dans le cadre des réformes "d'actionnariat mixte", engagées par Pékin pour améliorer la gestion et la rentabilité de ses groupes publics, des mastodontes souvent mal administrés et à court de liquidités.

Dans un communiqué publié tard mercredi, China Unicom assurait avoir reçu un feu vert réglementaire pour la vente de participations à une dizaine d'investisseurs, contre un apport de fonds dépassant 77,9 milliards de yuans.

Parmi les acquéreurs mentionnés figuraient des géants chinois de l'internet et de l'e-commerce -- comme Baidu, Tencent, Alibaba et JD.com --, l'assureur China Life, le distributeur d'électroménager Suning ou encore le fabricant de trains CRRC.

Au total, l'opération devait apporter à ces divers investisseurs le contrôle de 35,19% de l'entité du groupe cotée à Shanghai, selon le communiqué.

Un argent frais destiné, expliquait le texte, à la montée en gamme des actuelles technologies 4G déployées par l'opérateur et au développement des futurs réseaux 5G du groupe.

- Réelle opération? -

Mais une communication brouillonne et des signaux contradictoires ont presque aussitôt semé le trouble et inquiété les observateurs.

China Unicom a ainsi rapidement retiré son communiqué du site de la Bourse de Shanghai juste après l'y avoir posté, semblant infirmer la véracité du texte.

Ce communiqué restait néanmoins visible jeudi sur le site de l'opérateur boursier de Hong Kong, place où le groupe de télécoms est également coté.

Certes, Baidu -- le "Google chinois", connu pour son moteur de recherche -- a confirmé dans un bref communiqué qu'il allait investir 7 milliards de yuans dans China Unicom.

Mais d'autres investisseurs impliqués sont restés silencieux.

Plus troublant: le géant chinois du ferroviaire CRRC, mentionné dans le dossier de presse de China Unicom, a farouchement démenti qu'il participait à l'opération, selon l'agence Bloomberg.

Enfin, le titre de China Unicom restait suspendu jeudi sur les Bourses de Shanghai et de Hong Kong, contrairement à ce qui avait été promis la veille. L'action est suspendue à Shanghai depuis début avril.

"Pour des raisons techniques, le groupe a demandé à ce que la suspension se poursuive" mais publiera de nouvelles informations "dans les trois jours ouvrés", a assuré China Unicom dans une déclaration à la place shanghaïenne.

- 'Incompétence' -

De quoi laisser les acteurs de marché désorientés et amers.

"La confusion a régné jusqu'au dernier moment, ils n'auraient vraiment pas dû se précipiter pour faire leurs annonces. Cela montre leur incompétence", s'est désolé Francis Lun, patron du courtier Geo Securities à Hong Kong, cité par Bloomberg.

Désormais, "on est amené à douter de la procédure même d'approbation (de l'opération) en raison de leur communication mensongère", a-t-il ajouté.

Le fiasco jette surtout une ombre sur la douloureuse réforme structurelle des entreprises publiques chinoises, actuellement sous forte pression pour se désendetter.

L'endettement net de China Unicom a gonflé de 20% sur les cinq dernières années pour dépasser les 19 milliards d'euros, en raison de l'expansion de réseaux télécoms onéreux.

Mais c'est précisément ces équipements dont pourraient tirer profit les géants technologiques privés comme Tencent (messagerie WeChat) ou Alibaba (numéro un de la vente en ligne).

Dans un rapport publié mardi, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé Pékin à imposer "des contraintes budgétaires encore plus drastiques" aux groupes étatiques endettés, tout en accélérant l'introduction d'acteurs privés à leur capital.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 24/11/2017

Emmanuel Macron, debout sur le perron de l'Élysée, le 24 novembre 2017 ( ludovic MARIN / AFP )Le président français Emmanuel Macron effectuera sa première visite officielle en Chine "au…

Publié le 23/11/2017

La société se renforce en Roumanie et en France...

Publié le 23/11/2017

Groupe Open a décidé de se séparer de sa filiale belge, cédée à la société NSI. Groupe Open Belgium pourra s’adosser à un acteur majeur du marché belge et bénéficier ainsi de la taille…

Publié le 22/11/2017

Le sous-traitant d'Apple Foxconn à Shenzhen, le 22 février 2013 ( STR / AFP/Archives )Des étudiants "apprentis" travaillant pour un sous-traitant d'Apple en Chine ont enchaîné les heures…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/11/2017

Oddo BHF et Natixis étudient un rapprochement de leurs activités de courtages actions dans la perspective de la mise en place en 2018 de la directive européenne Mifid II, révèle Reuters…

Publié le 24/11/2017

Les discussions entre les deux groupes sont compliquées...

Publié le 24/11/2017

Dans la tourmente, Teva tranche dans le vif. Le numéro un mondial des génériques envisagerait de supprimer de 20 à 25% de ses 6 860 salariés en Israël ainsi que plus de 10% de ses 10 000…

Publié le 24/11/2017

La société anonyme de droit luxembourgeois Vesalius Biocapital, agissant pour le compte des fonds Vesalius Biocapital Holdings SA et Vesalius...

Publié le 24/11/2017

Valorisation généreuse

CONTENUS SPONSORISÉS