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CGG: le vote sur le plan de sauvetage reporté

| AFP | 216 | Aucun vote sur cette news
Jean-Georges Malcor, PDG de la CGG, ici le 24 septembre 2012
Jean-Georges Malcor, PDG de la CGG, ici le 24 septembre 2012 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Le suspense sur le sauvetage de CGG va encore se prolonger un peu: les actionnaires, qui devaient se prononcer mardi sur le plan de restructuration du groupe parapétrolier, seront reconvoqués ultérieurement, le quorum n'ayant pas été atteint.

Seuls 22,48% du capital étaient représentées pour l'assemblée générale extraordinaire (AGE) mardi. Celle-ci n'a donc pas pu avoir lieu, car il fallait au moins 25%.

Une AGE devrait désormais être convoquée pour le 13 novembre. Le quorum sera alors abaissé à 20%.

Les actionnaires s'étaient réunis à partir de 11H00 en banlieue parisienne pour, entre autres, autoriser les instruments financiers qui permettront à la direction de mettre en œuvre son plan de sauvetage.

L'action CGG était suspendue à la Bourse mardi durant cette assemblée jugée "décisive" par la direction.

Le plan comprend la restructuration de la dette de près de 2,8 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros environ) et une levée de fonds pouvant aller jusqu'à 500 millions de dollars.

Le plan doit se traduire par une conversion massive de la dette en actions. Si bien que les fonds créanciers (Boussard et Gavaudan, Contrarian Capital...) deviendront bientôt les actionnaires principaux de l'entreprise s'il est validé.

La banque publique Bpifrance, aujourd'hui premier actionnaire avec plus de 10% des droits de vote, a fait savoir qu'elle allait voter en faveur du plan. La société de gestion d'actifs DNCA, autre gros actionnaire et également créancier, fera de même.

Ces deux actionnaires représentant près de 20% du capital, le quorum a de bonnes chances d'être respecté lors de l'AGE en novembre.

- Retard -

"Pour le vote des résolutions, il n'y a pas de risque puisque les votes de la Bpi et de DNCA sont acquis" mais l'absence de quorum "retarde le processus", regrette auprès de l'AFP Thierry Coléou, délégué CFDT.

"L'échéance la plus inquiétante, c'est quand les nouvelles actions vont être émises en échange des créances", ajoute-t-il.

Les syndicats soutiennent le plan mais s'inquiètent des intentions des futurs actionnaires du groupe.

Bpifrance, qui comme tous les actionnaires actuels va se retrouver fortement diluée, a toutefois obtenu des engagements de la direction en échange de son vote. La banque restera ainsi au conseil d'administration.

CGG s'est aussi engagé jusqu'à fin 2019 sur le maintien des emplois en France, et les centres de décision situés dans le pays devront y rester au moins jusqu'à fin 2022.

Une manière d'éviter le sort de Technip, autre société parapétrolière qui, depuis sa fusion avec l'américain FMC Technologies, a vu les siens passer pour l'essentiel de l'autre côté de l'Atlantique.

L'ancienne Compagnie générale de géophysique, dont le sort est suivi discrètement par l'Elysée, emploie environ 6.000 personnes, dont 1.600 en France. Elle vend des équipements et travaille dans l'acquisition et l'interprétation de données pour le secteur pétrolier.

Ainsi, elle réalise des sortes d'échographies du sous-sol pour les compagnies pétrolières qui recherchent l'or noir.

L'ensemble du secteur a été violemment touché par la chute des cours du brut il y a un peu plus de trois ans.

Les clients de CGG - notamment les grandes "majors" comme Shell ou Total - se sont mis à couper dans leurs dépenses.

Dans ce contexte très difficile, CGG a déjà réalisé une difficile réorganisation interne, en réduisant drastiquement sa flotte de bateaux et en se séparant de la moitié de ses effectifs. L'entreprise espère maintenant boucler le volet financier.

La justice devra encore se prononcer sur l'homologation du plan, auquel s'oppose un groupe de créanciers porteurs d'obligations convertibles.

Mais la direction comme les syndicats estiment que l'entreprise n'a pas vraiment d'autre choix que le plan actuel.

Son rejet "pourrait entraîner à court terme la mise en redressement judiciaire du groupe et à moyen terme son démantèlement", estime le conseil d'administration.

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