5 494.83 PTS
+0.02 %
5 495.5
+0.03 %
SBF 120 PTS
4 394.92
+0.02 %
DAX PTS
13 281.43
+0.74 %
Dowjones PTS
26 020.37
-0.36 %
6 817.98
+0.11 %
Nikkei PTS
23 763.37
-0.44 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Espagne: les séparatistes catalans haussent le ton

| AFP | 400 | Aucun vote sur cette news
Oriol Junqueras, président du parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC), s'apprête a faire un discours au siège de son parti à Barcelone, le 14 octobre 2017
Oriol Junqueras, président du parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC), s'apprête a faire un discours au siège de son parti à Barcelone, le 14 octobre 2017 ( PAU BARRENA / AFP )

Le numéro deux du gouvernement catalan a averti samedi qu'un éventuel dialogue avec Madrid ne pourrait porter que sur l'indépendance de la Catalogne, un préalable qui ferme un peu plus la porte à une entente entre les deux camps.

L'autre allié de l'exécutif catalan, le parti d'extrême gauche CUP, a même jugé "impossible" toute médiation avec le gouvernement central et demandé en conséquence au leader séparatiste Carles Puigdemont d'acter sans équivoque le divorce.

M. Puigdemont doit répondre d'ici lundi à Madrid, qui l'a sommé de clarifier son projet de conduire la région à l'indépendance.

Le président catalan Carles Puigdemont signant un document sur l'indépendance catalane, au parlement régional, à Barcelone, le 10 octobre 2017
Le président catalan Carles Puigdemont signant un document sur l'indépendance catalane, au parlement régional, à Barcelone, le 10 octobre 2017 ( LLUIS GENE / AFP/Archives )

S'il n'a pas dévoilé les plans du président catalan, le numéro deux du gouvernement régional Oriol Junqueras a été clair sur le fait que l'indépendance reste, pour lui, la seule option possible.

L'offre de dialogue présentée au gouvernement espagnol "doit avoir comme référence la construction de la République et notre engagement à l'indépendance", a insisté le président du parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC).

"Il faut être clair sur le fait que la meilleure manière de parvenir à la République et à l'indépendance est de parler avec tout le monde, au moins avec la communauté internationale. Mais en même temps, nous avons l'engagement sans équivoque et absolu de remplir le mandat du 1er octobre", a ajouté l'ancien député européen.

Les indépendantistes catalans s'appuient sur les résultats du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre, qu'ils affirment avoir remporté avec 90% des voix et 43% de participation, pour réclamer la rupture avec Madrid.

Mardi, le dirigeant séparatiste catalan Carles Puigdemont a unilatéralement déclaré l'indépendance de sa région avant d'en suspendre aussitôt la mis en œuvre pour permettre une discussion avec Madrid.

- Dialogue 'impossible' -

Fidèle à sa ligne de conduite, le gouvernement espagnol du Premier ministre conservateur Mariano Rajoy a catégoriquement rejeté cette offre, appelant les séparatistes à revenir sur le chemin de "la légalité".

Les acteurs du conflit en Catalogne
Les acteurs du conflit en Catalogne ( Simon MALFATTO / AFP )

La CUP, dont les dix députés sont indispensables à M. Puigdemont pour avoir la majorité au Parlement régional, en conclut que tout dialogue est "impossible".

Dès lors, "nous réclamons que la réponse lundi de Puigdemont soit affirmative", a insisté la porte-parole du parti Nuria Gilbert, ajoutant que la CUP "prépare des manifestations" dans toute la Catalogne la semaine prochaine.

Alors que le bras de fer continue, l'inquiétude grandit dans les cercles économiques. 540 entreprises ont déjà lancé une procédure pour transférer leur siège social hors de Catalogne.

Le gouvernement et le FMI ont évoqué une menace pour la croissance et l'agence de notation Standard and Poor's a même pointé le risque d'une récession en Catalogne.

- 'Ferme soutien' des États-Unis -

Le ministre des Affaires étrangères Alfonso Dastis a tweeté samedi que son homologue américain Rex Tillerson lui avait exprimé son "ferme soutien en faveur d'une Espagne forte et unie" lors d'un entretien téléphonique.

Madrid a posé un double ultimatum au président séparatiste, lui donnant jusqu'à lundi 10H00 (08H00 GMT) pour confirmer sa déclaration d'indépendance. Si M. Puigdemont persiste, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu'à jeudi matin pour faire machine arrière, avant de prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l'article 155 de la Constitution.

A Madrid, on s'attend à une nouvelle réponse "ambiguë". "Si c'est le cas, cela signifiera qu'il ne veut pas le dialogue et le gouvernement espagnol devra alors appliquer les mesures nécessaires pour initier un retour à la normale", a averti le ministre de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido Alvarez.

L'article 155 ne détaille pas les "mesures nécessaires" qui peuvent être prises. Selon les spécialistes du droit constitutionnel, le texte permet de suspendre des fonctionnaires et des élus, assumer des compétences dévolues à Barcelone ou encore convoquer de nouvelles élections régionales.

Xavier Garcia Albiol, le chef local du Parti populaire - la formation conservatrice de M. Rajoy, très impopulaire en Catalogne - a évoqué vendredi des changements possibles dans l'organisation de la police catalane et de l'éducation, deux secteurs particulièrement sensibles.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2018

TONNA ELECTRONIQUE Société anonyme au capital de 7.196.432 euros Siège social : 36, avenue Hoche 51100 REIMS 324 165 521 R.C.S. REIMS Cotée sur Euronext PARIS…

Publié le 18/01/2018

Compagnie des Alpes publie un chiffre d’affaires consolidé de 133,2 millions d’euros, pour le premier trimestre de son exercice 2017/2018. A périmètre comparable, la progression est de 1% par…

Publié le 18/01/2018

Sur le premier semestre de l’exercice 2017/2018, le chiffre d’affaires de Damartex a atteint 408,8 millions d'euros, en croissance de 1,3% (+2,1% à taux de change constants et -2,8% à taux de…

Publié le 18/01/2018

Le Groupe Figeac Aero a obtenu un financement de 38 millions d'euros par tranches auprès de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD). La première tranche de 15…

Publié le 18/01/2018

A fin décembre 2017, hors YelloPark, le portefeuille foncier de Réalités s'élève à 353 ME

CONTENUS SPONSORISÉS