En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 212.88 PTS
+0.32 %
5 209.50
+0.30 %
SBF 120 PTS
4 134.09
+0.33 %
DAX PTS
11 449.21
+0.23 %
Dowjones PTS
25 850.63
-0.40 %
7 035.16
+0.00 %
1.134
+0.02 %

Carlos Ghosn fustige sa détention prolongée, impensable dans toute "autre démocratie"

| AFP | 609 | 3 par 4 internautes
La télévision japonaise diffuse des informations sur Carlos Ghosn sur un écran géant, le 8 janvier 2019 à Tokyo
La télévision japonaise diffuse des informations sur Carlos Ghosn sur un écran géant, le 8 janvier 2019 à Tokyo ( Behrouz MEHRI / AFP/Archives )

"Seul face à une armée chez Nissan" qui veut "détruire sa réputation": Carlos Ghosn s'est insurgé jeudi contre sa situation qui ne serait "normale", selon lui, "dans aucune autre démocratie", lors d'un entretien avec l'AFP et Les Echos au centre de détention de Tokyo.

Après deux mois d'incarcération pour des malversations financières présumées, le bâtisseur de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors a clamé son sentiment "d'injustice", derrière une paroi transparente le séparant des deux journalistes dans une petite salle de la prison.

"J'ai face à moi une armée chez Nissan, des centaines de personnes se consacrent à cette affaire, 70 au bureau du procureur et je suis en prison depuis plus de 70 jours. Je n'ai pas de téléphone, pas d'ordinateur, mais comment puis-je me défendre ?", a-t-il lancé, au cours de sa première interview à des médias non-japonais depuis son arrestation choc du 19 novembre.

L'entretien a été réalisé en anglais pour que le gardien puisse comprendre.

Pendant la période de sa garde à vue, Carlos Ghosn n'avait droit qu'aux visites de ses avocats et du personnel consulaire de la France, du Liban et du Brésil, les trois pays dont il détient la nationalité. Mais le tribunal autorise désormais durant sa détention provisoire d'autres entrevues, limitées en nombre et durée (15 minutes).

"Rétablir ma réputation"

Vêtu d'un jogging noir en polaire, et de sandales en plastique, l'homme est arrivé au parloir d'un pas décidé, gardant son autorité de PDG, même s'il se dit "désavantagé" et "fatigué".

Vue du centre de détention où se trouve Carlos Ghosn, le 31 janvier 2019 à Tokyo
Vue du centre de détention où se trouve Carlos Ghosn, le 31 janvier 2019 à Tokyo ( Martin BUREAU / AFP )

"Je suis concentré, je veux me battre pour rétablir ma réputation et me défendre contre de fausses accusations. On m'a refusé la libération sous caution, ce ne serait normal dans aucune autre démocratie du monde", insiste-t-il.

"Pourquoi suis-je puni avant d'être reconnu coupable?", s'interroge-t-il.

Visé par trois inculpations pour abus de confiance et minoration de revenus aux autorités boursières sur la période 2010 à 2018, il rejette toute malversation.

Le magnat de l'automobile espérait auparavant pouvoir être relâché et s'exprimer à ce moment-là, mais après avoir essuyé plusieurs revers, il a décidé de contre-attaquer dans la presse.

Mercredi, lors d'un entretien accordé au quotidien économique japonais Nikkei, il s'en était déjà pris ouvertement aux dirigeants de Nissan, le constructeur japonais qui l'a fait tomber en diligentant une enquête interne à partir de l'été 2018, après le signalement d'un ou plusieurs lanceurs d'alerte.

"Affaire de trahison"

Carlos Ghosn
Carlos Ghosn ( Gal ROMA / AFP )

Selon lui, on a voulu l'éliminer du jeu car il voulait créer une société holding contrôlant Renault, Nissan et Mitsubishi Motors. Il en avait discuté avec le patron de Nissan, Hiroto Saikawa.

"Est-ce un complot, un piège? Il n'y a aucun doute là-dessus. C'est une affaire de trahison. Et il y a plusieurs raisons à cela. Il y avait beaucoup d'opposition et d'anxiété sur le projet d'intégrer les compagnies", explique l'ex-dirigeant de 64 ans.

L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi
L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ( Aude GENET / AFP )

M. Saikawa a réfuté à plusieurs reprises cette notion de "coup d'Etat+", parlant de "preuves" de malversations qui accablent son ancien mentor. "C'est la seule cause de cette chaîne d'événements", a insisté jeudi Nissan qui reproche à Carlos Ghosn, outre les charges du parquet, d'avoir utilisé l'argent de la société pour s'offrir des résidences luxueuses ou embaucher sa soeur pour un emploi "fictif".

Si le groupe nippon s'est empressé de le révoquer de la présidence du conseil d'administration, suivi de Mitsubishi Motors, Renault l'a longtemps soutenu, arguant de la présomption d'innocence, mais M. Ghosn a finalement démissionné la semaine dernière de son poste de PDG, prenant acte de sa détention prolongée.

La situation de gouvernance temporaire n'était selon lui plus tenable, d'où sa décision de se retirer, mais il aurait voulu avoir la possibilité de se présenter devant le conseil d'administration de Renault pour présenter sa version des faits.

Il pourrait rester en prison jusqu'à son procès, qui n'aura pas lieu avant des mois, selon son équipe de défense. Il risque jusqu'à 15 ans de prison.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
4 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/02/2019

Par courrier reçu le 21 février 2019 par l'AMF, la société Morgan Stanley plc (Wilmington, Delaware, Etats-Unis) a déclaré à l'Autorité des marchés...

Publié le 22/02/2019

Mauna Kea Technologies perd 2,3% à 1,978 euro après l'annonce de la fin de son partenariat commercial avec le spécialiste américain des dispositifs médicaux Cook Medical. A l'automne 2015…

Publié le 22/02/2019

Résultats trimestriels...

Publié le 22/02/2019

Clasquin a publié ses indicateurs économiques pour l’exercice 2018. Ainsi, le spécialiste de l’ingénierie en transport aérien et maritime a dévoilé une marge commerciale brute de 68,9…

Publié le 22/02/2019

Eutelsat bat en retraite de 4,55% à 18,255 euros ; Bpifrance ayant cédé 6,67% du capital de l’opérateur de satellites pour un montant d’environ 285 millions d’euros. Via Bpifrance…