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Cancer du poumon: MSD lance un traitement en France et appelle à une réforme

| AFP | 460 | Aucun vote sur cette news
MSD (Merck Sharp & Dohme) est le nom de la société américaine Merck & Co partout dans le monde, en dehors des Etats-Unis et du Canada
MSD (Merck Sharp & Dohme) est le nom de la société américaine Merck & Co partout dans le monde, en dehors des Etats-Unis et du Canada ( DANIEL ROLAND / AFP/Archives )

Alors qu'un accord sur le prix du Keytruda, un anticancéreux innovant qui va coûter 6.000 euros par mois par patient, a été trouvé entre les pouvoirs publics et le laboratoire américain MSD (Merck), ce dernier appelle à une réforme des "conditions d'accès précoces".

La France rejoint désormais la majorité des pays d'Europe de l'Ouest où ce traitement est remboursé en "première ligne" (c'est-à-dire en tant que premier traitement administré) pour le cancer du poumon.

Le Keytruda (aussi appelé pembrolizumab) était déjà disponible en deuxième ligne contre le mélanome (cancer de la peau). Prochainement, il devrait être prescrit à environ 6.000 patients atteints de cancer du poumon, soit environ 25% des cancers dits "non à petites cellules" (75% à 80% des cancers du poumon).

Cette thérapie "ne concerne pas tout le monde", a expliqué mardi, lors d'un point de presse organisé par MSD, Christos Chouaid, pneumologue au CHI de Créteil.

En effet, le Keytruda est une immunothérapie qui, au lieu de s'attaquer directement à la tumeur, "cible le système immunitaire pour qu'il fasse son travail contre la maladie", a précisé Aurélien Marabelle, directeur clinique à l'institut Gustave Roussy, lui aussi invité par le laboratoire.

Le pembrolizumab, en bloquant un récepteur utilisé par la tumeur et qui empêchait les défenses immunitaires de reconnaître la tumeur comme telle, ne peut être administré qu'à des patients dont le cancer exprime ce type biomarqueur.

A 6.000 euros par mois pour 6.000 patients, le coût avoisinerait les 432 millions d'euros par an. Un montant non négligeable pour l'Assurance maladie qui souhaite, selon le journal Les Echos, "contenir en dessous de 600 millions d'euros par an la dépense liée à Keytruda et Opdivo", ce dernier coûtant 5.400 euros par mois pour un malade de 70 kg.

Le laboratoire américain souligne qu'il a fait un effort en baissant ses tarifs de 17% par rapport au précédent prix négocié pour le mélanome.

"Nous avons conscience d'évoluer dans un environnement économique contraint", a fait valoir Nassima Minoun, directrice oncologique MSD France.

- "Révolutionnaire" -

Lorsque les patients sont traités au pembrolizumab dès le diagnostic, les résultats sont bien meilleurs que les autres traitements actuellement sur le marché. "Nous doublons la survie globale par rapport à la chimiothérapie", s'est réjouie Mme Minoun.

La moitié des patients sont ainsi toujours vivants après 30 mois de traitement, contre 14,2 mois pour ceux sous chimiothérapie.

Le traitement, injecté par voie intraveineuse une fois toutes les trois semaines pendant environ 30 minutes, peut déclencher certains effets secondaires, parfois graves avec le développement de maladies auto-immunes. Elles sont cependant rares et la prise en charge reste globalement plus légère que pour les autres traitements.

Un argument que ses promoteurs utilisent pour relativiser le coût du traitement.

Toutes ces données, qualifiées de "révolutionnaires" par M. Marabelle, pourraient bouleverser le secteur. Selon lui, les centres de lutte contre le cancer "basés sur la lourdeur de la chimiothérapie" avec les multiples hospitalisations nécessaires vont devoir faire évoluer leur modèle économique.

- Multiples indications -

Surtout, les laboratoires ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin, la majorité accentuant les efforts de recherche en immuno-oncologie, une tendance qualifiée de "buzz général" par un analyste de Bryan Garnier.

MSD, de son côté, travaille à d'autres extensions de son produit: cancer de la vessie et lymphome de Hodgkin. A moyen et long termes, le laboratoire espère obtenir plus d'une dizaine d'indications et une trentaine de cancers pourrait répondre à ce type de thérapies, selon M. Marabelle.

Aujourd'hui, les laboratoires peuvent demander une Autorisation temporaire d'utilisation (ATU) pour que les malades puissent bénéficier des avancées thérapeutiques avant que le processus de négociation ne soit bouclée.

Merck en avait ainsi obtenu une il y a plus de deux ans pour le Keytruda, dans le cadre du mélanome. Mais pour les extensions d'indications, il faut repasser par le parcours classique et attendre qu'un prix soit fixé.

Ce qui fait dire à MSD, que l'immuno-oncologie illustre "la fin d'un système" d'accès précoces au médicament établi avec le VIH.

Pour Cyril Schiever, président de MSD France, le dispositif d'évaluation doit permettre que la négociation ait lieu "en parallèle de la disposition des produits".

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