En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 998.93 PTS
-0.52 %
4 994.0
-0.30 %
SBF 120 PTS
3 998.43
-0.37 %
DAX PTS
11 312.98
-0.25 %
Dowjones PTS
25 285.95
-0.50 %
6 771.13
-1.40 %
1.143
+0.13 %

Canada et Chine au menu de la politique commerciale de Trump

| AFP | 326 | Aucun vote sur cette news
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 5 septembre 2018
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 5 septembre 2018 ( NICHOLAS KAMM / AFP )

L'administration Trump va poursuivre jeudi ses tractations avec le Canada pour tenter de trouver un compromis sur l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna), mais elle pourrait parallèlement décider de lancer une nouvelle offensive contre la Chine.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a fait état mercredi soir de "progrès" dans les discussions à Washington, dans un climat apaisé malgré les invectives récentes du président Donald Trump.

"Nous avons eu un nouvel entretien productif et substantiel avec (le représentant américain au Commerce Robert) Lighthizer et son équipe. L'atmosphère continue d'être cordiale", a-t-elle déclaré à l'issue d'une série de réunions.

Evoquant "la bonne volonté et la bonne foi" des négociateurs canadiens et américains, elle a même estimé qu'un accord "bon pour le Canada, bon pour les Etats-Unis et bon pour le Mexique était tout à fait possible".

Les fonctionnaires des deux pays, qui ont poursuivi dans la soirée leurs négociations, devaient faire état séparément de l'avancée des discussions jeudi matin avant de nouvelles réunions entre Chrystia Freeland et Robert Lighthizer.

La modernisation de l'Aléna, qui lie Washington à Ottawa et Mexico depuis 1994, a été imposée par le président américain, qui le juge responsable de la destruction de milliers d'emplois aux Etats-Unis.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland à Washington, le 5 septembre 2018
La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland à Washington, le 5 septembre 2018 ( Brendan Smialowski / AFP )

Si Washington a annoncé la semaine dernière un compromis avec le Mexique, dont le texte a été soumis au Congrès vendredi, l'administration Trump n'est pas encore parvenue à s'entendre avec le gouvernement de Justin Trudeau.

- Différends -

La principale pomme de discorde concerne le mécanisme de règlement des litiges (chapitre 19) du texte initial de l'Aléna, qui prévoit, en cas de différend, la constitution de groupes d'experts supranationaux, indépendants de la justice américaine.

"Nous avons besoin de conserver le chapitre 19 sur le règlement des litiges car il garantit le respect des règles", a insisté mercredi le Premier ministre canadien. "Ce que je veux dire, c'est que nous avons un président qui ne suit pas toujours les règles telles qu'elles sont établies", a-t-il affirmé, notant que le Canada n'accepterait pas "un mauvais accord, juste parce que c'est ce que veut le président" Trump.

"Nous allons voir ce qui va se passer demain ou au cours des deux prochains jours. Je pense qu'ils vont nous traiter de manière juste", a déclaré de son côté le président américain, en référence à des régimes d'exception canadiens qu'il souhaite voir supprimés.

Ottawa bénéficie d'un mécanisme de protection de son secteur laitier, actuellement en grande partie exclu de l'Aléna. Selon un système dit de "gestion de l'offre", la production et le prix du lait, des oeufs et de la volaille canadiens sont contrôlés et assurent aux fermiers canadiens des revenus stables et prévisibles.

Les Etats-Unis, dont la production de lait est excédentaire, souhaitent un plus grand accès à ce marché.

Traité de libre-échange nord-américain
Traité de libre-échange nord-américain ( AFP / AFP )

Ottawa et Washington doivent aussi trouver un compromis pour le secteur culturel canadien aujourd'hui très subventionné.

Le locataire de la Maison Blanche ne cesse d'accuser son voisin de ne pas ouvrir suffisamment son marché.

Une critique qu'il adresse aussi à ses autres partenaires commerciaux, dont la Chine.

- Escalade des droits de douane -

Pour sanctionner Pékin qu'il accuse de pratiques "déloyales" et de "vol de propriété intellectuelle", Washington a infligé des droits de douane punitifs de 25% sur 50 milliards de dollars de marchandises chinoises au cours de l'été.

Le géant asiatique a rétorqué à l'identique. Mais l'administration américaine a déjà prévenu qu'une nouvelle vague de droits de 25% portant sur 200 milliards de dollars d'exportations chinoises pourrait intervenir en septembre.

Selon l'agence Bloomberg, Donald Trump pourrait le faire à l'issue de la période de consultations publiques, à savoir ce jeudi à minuit (04H00 GMT).

Washington exige de Pékin qu'il réduise son excédent bilatéral (plus de 375 milliards de dollars en 2017) et se sent en position de force, la Chine important presque quatre fois moins de biens américains qu'elle n'en exporte vers les Etats-Unis.

Mais le régime communiste s'est dit jeudi prêt aux représailles, avec de nouveaux droits de douane visant 60 milliards de dollars de biens américains supplémentaires.

"Si les Etats-Unis appliquent de façon dogmatique de nouveaux droits de douane, la Chine devra adopter les représailles nécessaires" et agira pour "aider" ses entreprises, a martelé le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/11/2018

Dans l’attente d’informations précises émanant de Carlos Ghosn, Président-Directeur Général de l’entreprise, les Administrateurs consultés expriment leur attachement à la défense de…

Publié le 19/11/2018

Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Brie Picardie Société coopérative à…

Publié le 19/11/2018

A l’occasion d’une conférence de presse tenue à Bruxelles, Emmanuel Macron a réagi à la tourmente dans laquelle se trouve Carlos Ghosn, le PDG de l’Alliance Renault-Nissan. « Il est trop…

Publié le 19/11/2018

Société de services d'information basée à Montréal...