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Lufthansa obtient le feu vert pour racheter des bribes d'Air Berlin

| AFP | 508 | Aucun vote sur cette news
Avions Air Berlin et Lufthansa le 10 octobre 2017 à l'aéroport de Dusseldorf
Avions Air Berlin et Lufthansa le 10 octobre 2017 à l'aéroport de Dusseldorf ( PATRIK STOLLARZ / AFP/Archives )

Le géant allemand du transport aérien Lufthansa a obtenu jeudi l'autorisation de la Commission européenne de mettre la main sur LGW, une filiale de la compagnie disparue Air Berlin, après avoir renoncé à racheter l'autrichienne Niki.

Il s'agit d'"un développement encourageant. Et je suis particulièrement heureux que nous puissions offrir à nos nouveaux employés des perspectives prometteuses", a réagi Thorsten Dirks, membre du directoire de Lufthansa, dans un communiqué.

LGW (plus de 800 salariés) compte une trentaine d'appareils appartenant à des sociétés de location, selon une source au sein de Lufthansa.

"La décision est subordonnée au respect, par Lufthansa, des engagements visant à éviter les distorsions de concurrence", qui consistent principalement à abandonner des créneaux de décollage et d'atterrissage à l'aéroport de Düsseldorf (ouest de l'Allemagne), a cependant précisé Bruxelles dans un communiqué.

La Commission avait déjà donné, le 12 décembre, son feu vert au britannique EasyJet, qui vient de reprendre 25 avions d'Air Berlin - sur 140 - pour 40 millions d'euros.

Lufthansa, roi du transport aérien européen (en chiffre d'affaires), a accepté au cours de l'enquête de l'UE de faire des concessions par rapport à son offre initiale, qui devait à l'origine lui permettre d'acquérir 81 avions d'Air Berlin.

-Salariés sur le tarmac-

Face aux réticences de la Commission, le mastodonte, déjà propriétaire des compagnies Lufthansa, Eurowings, Swiss, Brussels et Austrian Airlines, a abandonné ses prétentions envers Niki, dont les avions étaient maintenus en l'air grâce à ses fonds dans l'attente d'un feu vert au rachat.

Niki a ainsi été contrainte de demander son placement en insolvabilité, comme sa maison mère Air Berlin avant elle, et de clouer immédiatement au sol ses appareils, laissant un millier de salariés sur le carreau et des milliers de passagers sans vol de retour.

"Le projet d'acquisition de Niki par Lufthansa a fait peser un risque sérieux" sur la concurrence, pour lesquelles "Lufthansa n'a proposé que des mesures correctives limitées", note la Commission dans son communiqué.

"Au lieu de proposer des mesures correctives adéquates pour remédier aux problèmes soulevés par la Commission, Lufthansa a décidé d'exercer son droit (...) d'exclure Niki de l'opération", explique-t-elle.

La petite compagnie autrichienne cherche désormais des repreneurs. Son fondateur, l'ancien champion de F1 Niki Lauda a déposé une offre jeudi, ont confirmé à l'AFP des sources proches du dossier. Le voyagiste britannique Thomas Cook (compagnie Condor) et la compagnie suisse PrivatAir ont également fait part de leur intérêt.

L'abandon de Niki évite à Lufthansa de débourser une très grande partie des 210 millions d'euros prévus pour racheter des activités d'Air Berlin.

-Investisseurs ravis-

La compagnie berlinoise comptait en revanche sur cette manne pour rembourser un prêt d'urgence de 150 millions d'euros que lui avait accordé cet été l'Etat fédéral. Ce crédit va donc très probablement se transformer en pertes pour le contribuable allemand, une affaire embarrassante pour le gouvernement.

Sur le plan stratégique, le renoncement à Niki n'empêchera pas l'essor prévu d'Eurowings, la plateforme de vols à bas coûts de Lufthansa, que le groupe entend faire grossir même sans la flotte de la petite compagnie autrichienne.

Sur les 8.000 employés que comptait Air Berlin, une partie peut espérer atterrir chez Eurowings, qui embauche à tour de bras, mais à des conditions moins bonnes.

Lufthansa entend par ailleurs, comme d'autres, se porter candidat à la reprise des créneaux de Niki qui seront libérés si cette dernière ne trouve pas de repreneur.

Très solide financièrement, le numéro un allemand de l'aérien a repris l'offensive après des années marquées par les grèves à répétition de son personnel et la concurrence accrue des transporteurs à bas coût comme Easyjet et Ryanair.

Le groupe de 120.000 salariés, prétendant à la reprise partielle de la compagnie italienne en difficulté Alitalia, entend jouer un rôle majeur dans la consolidation du secteur à l'oeuvre en Europe.

Sa stratégie de développement simultané d'une offre à petits prix et de prestations haut de gamme ravit les investisseurs. Depuis le début de l'année, le cours de l'action Lufthansa a été multiplié par plus de deux pour dépasser les 30 euros, un niveau inédit.

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