En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 390.95 PTS
+0.43 %
5 389.0
+0.49 %
SBF 120 PTS
4 253.09
+0.38 %
DAX PTS
12 085.82
-0.09 %
Dowjones PTS
26 112.53
+0.09 %
7 526.52
+0.63 %
1.122
+0.08 %

Brexit: la sortie se rapproche pour Theresa May qui perd une autre ministre

| AFP | 1096 | 3.80 par 5 internautes
La Première ministre britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, le 22 mai 2019 à Londres
La Première ministre britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, le 22 mai 2019 à Londres ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP )

La sortie semblait se rapprocher pour la Première ministre britannique Theresa May dont le plan de la "dernière chance" pour mettre en oeuvre le Brexit n'a convaincu ni sa majorité ni l'opposition, et lui a valu une nouvelle démission fracassante au sein de son gouvernement.

A la veille des élections européennes en Grande-Bretagne, qui s'annoncent difficiles pour les conservateurs, la ministre chargée des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, a annoncé mercredi soir sa démission estimant "ne plus croire" que le gouvernement puisse mettre en oeuvre le résultat du référendum de juin 2016 en faveur du Brexit.

Le départ de cette eurosceptique de 56 ans, entrée en 2016 au gouvernement et restée jusqu'alors loyale à sa cheffe, est un coup dur de plus pour Theresa May, qui s'accroche désespérément à son poste.

Il intervient au lendemain de la présentation par Mme May d'un plan de la "dernière chance" pour le Brexit. Il prévoit une série de compromis, dont la possibilité de voter sur un second référendum et le maintien dans une union douanière temporaire avec l'UE, pour tenter de rallier la majorité des députés.

Mais en lâchant du lest, Theresa May a hérissé les eurosceptiques de son camp, dont Andrea Leadsom.

"Combien peut-elle encore encaisser?", s'interroge en Une le Daily Express jeudi alors que le Daily Mirror choisit de publier une photo de Theresa May les larmes aux yeux. "Mme May sait qu'elle est sur le point d'être lâchée" par son parti, écrit le journal.

Acun doute également pour The Sun, qui titre: "May sur le point de partir après le fiasco du Brexit".

Un second référendum clivant

Mme Leadsom explique dans sa lettre de démission publiée sur Twitter qu'elle ne pense pas qu'avec le projet de Brexit de Theresa May, le Royaume-Uni serait "pleinement souverain", l'un des objectifs des pro-Brexit. Elle pense aussi qu'un second référendum "diviserait dangereusement" le pays.

La ministre chargée des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, le 21 mai 2019 à Londres
La ministre chargée des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, le 21 mai 2019 à Londres ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

"Je ne suis pas d'accord avec vous sur le fait que l'accord que nous avons négocié avec l'Union européenne signifie que le Royaume-Uni ne deviendra pas un pays souverain", lui a rétorqué Mme May.

Selon un sondage YouGov publié mercredi par le Times, les élections européennes de jeudi placeraient les Tories à une humiliante cinquième place (7%), 30 points derrière le Parti du Brexit de Nigel Farage, en tête.

Ce départ érode l'autorité déjà bien fragile de Theresa May, qui a vu partir au fil des mois une trentaine de membres de son gouvernement.

Le "comité 1922", responsable de l'organisation des Tories, s'est réuni dans l'après-midi pour discuter d'un éventuel changement de règles pour évincer Theresa May, déjà sommée la semaine dernière par cette instance de préparer son départ.

Graham Brady, le président de ce comité, a déclaré à des journalistes qu'il rencontrerait la Première ministre vendredi, une réunion qui pourrait bien sceller le sort de Theresa May.

"Politique paralysée"

Jeudi, en votant pour les élections européennes, les Britanniques risquent bien de faire payer au Parti conservateur ses divisions et son incapacité à mettre en oeuvre la sortie de l'UE, près de trois ans après le référendum.

L'accord négocié par la Première ministre avec Bruxelles a été rejeté à trois reprises par les députés, ce qui a contraint l'exécutif à repousser au 31 octobre au plus tard le Brexit, et à organiser le scrutin européen en catastrophe.

Face aux députés, Theresa May a présenté mercredi son plan comme le seul moyen de respecter la volonté des Britanniques.

En l'adoptant, "nous pouvons mettre fin à des mois - des années - de disputes et de divisions de plus en plus amères qui ont à la fois polarisé et paralysé notre politique", a-t-elle déclaré.

Ces arguments n'ont pas convaincu le chef des travaillistes, Jeremy Corbyn, pour qui ce plan n'est "à peine plus qu'une version réchauffée" du Traité de retrait de l'UE que Theresa May avait conclu avec Bruxelles.

Appuyant là où cela fait mal, M. Corbyn a dépeint un gouvernement "trop faible, trop divisé pour sortir ce pays du pétrin qu'il a lui-même créé".

La Première ministre britannique Theresa May devant les députés, le 22 mai 2019 à Londres
La Première ministre britannique Theresa May devant les députés, le 22 mai 2019 à Londres ( MARK DUFFY / UK PARLIAMENT/AFP )

"Il est temps que la Première ministre s'en aille", a aussi déclaré Ian Blackford, député du parti nationaliste SNP, pro-UE.

Dans le cas improbable où les députés approuveraient le projet de loi, Mme May entend les faire voter sur la tenue d'un second référendum sur le Brexit.

Ce second référendum porterait sur l'accord de sortie négocié par Theresa May, mais la presse britannique soulignait que les députés pourraient inclure la possibilité d'un maintien dans l'UE.

Le Parlement a rejeté à la mi-mars cette idée d'un second référendum, défendue par plusieurs partis mais rejetée par les pro-Brexit et redoutée par d'autres, qui craignent que les divisions du pays s'aggravent.

Si la Chambre des communes adopte le projet de loi et refuse encore la tenue de cette consultation, le Royaume-Uni pourra quitter l'UE fin juillet.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
5 avis
Note moyenne : 3.80
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE DE BOURSE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 08 juillet 2019

CODE OFFRE : EVASION19

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : EVASION19 lors de votre ouverture de compte.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/06/2019

Confiance des investisseurs dans la solidité du modèle...

Publié le 17/06/2019

Cette collaboration a pour objectif de valider des technologies destinées à diminuer les émissions polluantes...

Publié le 17/06/2019

Le Tribunal de commerce de Paris a désigné Maître Hélène Bourbouloux et Maître Frédéric Abitbol en qualité d'administrateurs judiciaires...

Publié le 17/06/2019

Les actions Finatis acquises postérieurement à la date de détachement du dividende, le 8 juillet, ne donneront pas droit au dividende au titre de l'exercice 2018...

Publié le 17/06/2019

Grégoire Echalier a commenté les résultats lors d'une réunion à la SFAF à Paris...