En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 742.38 PTS
-
4 774.5
-
SBF 120 PTS
3 769.59
-
DAX PTS
10 622.07
-
Dowjones PTS
24 423.26
+0.14 %
6 682.74
+0.00 %
1.137
+0.13 %

Brexit : Theresa May lâche un peu de lest pour convaincre les députés

| AFP | 421 | Aucun vote sur cette news
La Première ministre britannique Theresa May au Parlement britannique, le 5 décembre 2018 à Londres
La Première ministre britannique Theresa May au Parlement britannique, le 5 décembre 2018 à Londres ( Mark DUFFY / UK PARLIAMENT/AFP )

La Première ministre britannique Theresa May a lâché un peu de lest jeudi pour tenter de convaincre des députés d'adopter son accord de Brexit négocié avec Bruxelles avant un vote à haut risque mardi prochain.

Affaiblie par une opposition de tous bords au traité de sortie de l'Union européenne, la dirigeante conservatrice a dit sur la BBC que les députés pourraient avoir le dernier mot sur l'éventuelle activation d'une disposition évitant le rétablissement de contrôles frontaliers sur l'île d'Irlande après le Brexit, un point très controversé du texte.

Désignée par le terme "filet de sécurité" ("backstop" en anglais), cette disposition maintient l'ensemble du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE ainsi qu'un alignement réglementaire plus poussé pour l'Irlande du Nord, si aucun accord sur la future relation entre Bruxelles et Londres n'est conclu à l'issue d'une période de transition de 21 mois après le Brexit, prévu pour le 29 mars 2019.

Mais le backstop, destiné à préserver l'accord de paix en Irlande du Nord, est décrié par les députés eurosceptiques jusqu'au sein du Parti conservateur au pouvoir, qui y voient un danger d'arrimage permanent du Royaume-Uni à l'UE.

Des dizaines de conservateurs se sont désolidarisés du gouvernement sur le texte, faisant courir un risque élevé de rejet de l'accord au cours du vote, le 11 décembre, à la Chambre des Communes, ce qui plongerait le pays dans l'incertitude et compliquerait le processus de Brexit.

"Pas automatique"

Brexit : et après ?
Brexit : et après ? ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

"On parle du backstop comme s'il était automatique. En fait, il n'est pas automatique", a relevé Theresa May, soulignant la possibilité d'étendre "pour un an ou deux" la période de transition à la place.

"Si nous devons l'utiliser, un choix devra être fait et j'examine la question du rôle du Parlement dans ce choix", a-t-elle ajouté, laissant entendre que la décision d'activer le backstop pourrait revenir aux députés, dans une tentative d’apaiser leur révolte.

Un effort immédiatement battu en brèche par l'ancien chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson. Cette proposition "est tout simplement impossible", a-t-il affirmé. "En vertu de l'accord, l'UE a le droit, légalement, de nous empêcher de prolonger la transition et de nous faire entrer dans le backstop, quoi qu'en dise la Première ministre ou le Parlement".

Mais face aux demandes pressantes de renégocier le compromis, Theresa May reste ferme : son accord est "bon" pour le Royaume-Uni et "le seul" qui permette de mettre en œuvre le Brexit voté par référendum en 2016, tout en conservant des liens étroits avec l'Union européenne.

Devant les députés, le ministre des Finances est venu à la rescousse : "L'idée selon laquelle il y a une possibilité de le renégocier à la dernière minute est tout simplement illusoire", a prévenu Philip Hammond au troisième jour de débats électriques sur l'accord au Parlement.

"Atmosphère empoisonnée"

"Le temps est venu des choix difficiles et des solutions pratiques", a-t-il ajouté. Les autres options, selon lui, sont un Brexit sans accord, néfaste pour l'économie britannique, ou pas de Brexit du tout.

L'ancien ministre et député conservateur Nicholas Soames, pourtant loyal au gouvernement, a lui-même reconnu qu'il était "probable" que Theresa May essuie une défaite pendant le vote du 11 décembre.

Il a déploré sur la BBC la guerre interne entre Tories, évoquant une "atmosphère empoisonnée" avec "des collègues remontés les uns contre les autres".

Selon une source parlementaire, les partis s'organisent actuellement en vue de créer une commission chargée d'examiner les scénarios alternatifs à l'accord de retrait défendu par le gouvernement.

Cette commission pourrait alors préparer une contre-proposition et demander au gouvernement de négocier celle-ci auprès des dirigeants européens. Une hypothèse qui exigerait de repousser la date du Brexit.

Mais le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier a répété jeudi à Bruxelles que l'accord actuel était "le seul et le meilleur possible", fermant la porte à toute reprise des discussions.

Partisan de l'organisation d'un second référendum, l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair a appelé Theresa May à "faciliter la recherche de solutions" plutôt qu'à maintenir le vote de mardi. "Il vaut mieux cela plutôt que d'aller de l'avant quand vous savez que vous allez percuter un mur à toute vitesse".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 10/12/2018

CS a des objectifs de croissance ambitieux dans l'industrie spatiale en Europe. Moltek serait un complément idéal aux activités de CS Space...

Publié le 10/12/2018

Communiqué de presse Paris La Défense, le 10 décembre 2018 Albioma cède son activité de méthanisation en France à Evergaz   Biométhanisation Partenaires, société…

Publié le 10/12/2018

ADLPartner Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 6 478 836 euros 3, avenue de Chartres 60500 - CHANTILLY 393 376 801 R.C.S.…

Publié le 10/12/2018

Global Ecopower a affiché des résultats semestriels en progression. Ainsi, le groupe a fait état d’un résultat net, part du groupe de 2,024 millions d'euros au premier semestre, contre -0,659…

Publié le 10/12/2018

Compagnie des Alpes vient de lever le voile sur ses résultats 2107/2018. Ainsi, l’exploitant de domaines skiables et de parcs à thèmes a publié un résultat net part du groupe en hausse de plus…