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Brexit: Paris regagne du terrain pour attirer les banques

| AFP | 218 | Aucun vote sur cette news
Bank of America projette de transférer 300 traders de Londres vers Paris
Bank of America projette de transférer 300 traders de Londres vers Paris ( Saul LOEB / AFP/Archives )

JPMorgan Chase et Bank of America envisagent de transférer des équipes de Londres à Paris, qui regagne ainsi du terrain dans la compétition féroce agitant les métropoles européennes pour attirer les financiers londoniens contraints au départ sur fond de Brexit.

JPMorgan Chase, première banque américaine en termes d'actifs, pourrait relocaliser environ 60 salariés dans la capitale française tandis que Bank of America, deuxième grande banque américaine, projette de transférer 300 traders de Londres vers Paris, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

"La combinaison de ces différents mouvements dessine une nouvelle dynamique en faveur de Paris", s'est réjoui Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, l'association de lobby de la place financière parisienne, interrogé par l'AFP.

Cela "confirme l'objectif de Paris Europlace d'attirer dans la capitale la relocalisation d'activités dans la banque de financement, la gestion d'actifs, l'assurance et l'investissement", a-t-il ajouté.

Pour le moment, aucune annonce officielle n'a été faite mais ces décisions témoignent d'un retour de Paris dans la course acharnée que se livrent les métropoles européennes.

L'enjeu, c'est de s'attirer les grâces des groupes financiers qui déplacent leur siège européen de Londres de peur de perdre avec le Brexit le passeport européen leur permettant de vendre des produits financiers dans l'Union européenne.

Jusqu'à présent, Francfort - où siègent déjà la Banque centrale européenne, l'autorité de régulation des assurances (EIOPA) et le mécanisme de surveillance bancaire (SSM) - semblait tenir la corde.

Plusieurs grandes banques internationales ont en effet déjà fait part de leur intérêt pour "Mainhattan", surnom donné au quartier financier francfortois en clin d'oeil au fleuve Main qui traverse la ville, avec plusieurs centaines d'emplois potentiels à la clé.

Parmi elles, les poids lourds américains Morgan Stanley, Citigroup ou Goldman Sachs, les établissements japonais Sumitomo Mitsui Financial Group, Daiwa Securities et Nomura, ou encore le britannique Standard Chartered.

- Opération reconquête -

Paris en revanche n'avait guère fait de prise internationale depuis l'annonce l'an dernier par HSBC d'une relocalisation d'un millier d'emplois vers la capitale française, et semblait à la traîne face à sa rivale d'outre-Rhin.

Selon les experts, la place parisienne a longtemps pâti d'un a priori négatif en matière d'imposition et de législation du travail. Un déficit d'image à l'étranger que le gouvernement actuel tente de gommer à coup d'annonces.

Fin septembre, il a ainsi confirmé l'allègement de la fiscalité sur les hauts salaires de la finance et il a renoncé au projet d'extension de la taxe sur les transactions financières aux opérations infra-journalières qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2018.

Le ministère français de l'Economie et des Finances a également lancé la semaine dernière une consultation publique en vue "d'assouplir quand cela est possible et pertinent la réglementation financière".

Le lobbying de la France, pour vanter les mérites de la place financière parisienne, semble donc porter ses premiers fruits avec JPMorgan et .

Néanmoins, le scénario d'une seule place financière prédominante s'éloigne progressivement, de grands groupes étrangers, à l'instar de la banque américaine Goldman Sachs, choisissant de s'implanter dans plusieurs pôles européens en fonction de leur volume de clientèle et de la spécialisation de leurs activités.

De même, les activités financières européennes, actuellement largement concentrées à Londres, pourraient aussi se réorganiser autour de plusieurs places aux quatre coins de l'Europe continentale et spécialisées sur des activités bien déterminées, l'une par exemple sur les opérations de marché, l'autre sur la banque d'affaires, etc.

Autre certitude, affirment aussi la plupart des analystes interrogés par l'AFP, Londres restera une place financière mondiale majeure, même après le Brexit et quelle qu'en soit sa forme.

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