En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 580.38 PTS
+0.31 %
5 528.00
-
SBF 120 PTS
4 415.60
+0.30 %
DAX PTS
12 222.39
+0.57 %
Dowjones PTS
26 559.54
+0.42 %
7 689.72
+0.00 %
1.124
+0.00 %

Brexit: May cherche un nouveau report et tend la main à Corbyn

| AFP | 451 | 5 par 1 internautes
Le leader de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn (g, de dos) face à la Première ministre britannique Theresa May au Parlement, le 25 mars 2019 à Londres
Le leader de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn (g, de dos) face à la Première ministre britannique Theresa May au Parlement, le 25 mars 2019 à Londres ( HO / PRU/AFP/Archives )

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi soir son intention de réclamer aux dirigeants européens un nouveau report du Brexit, se tournant également vers le leader de l'opposition Jeremy Corbyn pour tenter de sortir de l'impasse.

"Nous pourrions faire d'une sortie sans accord un succès à long terme, mais quitter (l'UE) avec un accord reste la meilleure solution", a affirmé Theresa May depuis le 10, Downing Street, à l'issue d'un conseil des ministres de crise de sept heures.

Pour éviter une sortie sans accord au 12 avril, "nous avons donc besoin d'une extension de l'article 50 (du Traité de Lisbonne, qui régit la sortie d'un pays membre de l'UE) qui soit aussi courte que possible et qui prenne fin lorsque nous aurons adopté un accord", a-t-elle ajouté.

Alors que le Brexit était censé avoir lieu vendredi 29 mars, les dirigeants européens avaient déjà accordé à Londres un report de la date, désormais fixée au 12 avril. Un nouveau délai devra être approuvé à l'unanimité des 27 autres pays membres de l'UE, qui se réunissent à Bruxelles pour un sommet consacré au Brexit le 10 avril.

Un militant opposé au Brexit dans le centre de Londres, le 2 avril 2019.
Un militant opposé au Brexit dans le centre de Londres, le 2 avril 2019. ( ISABEL INFANTES / AFP )

Un report au-delà du 22 mai impliquerait que le Royaume-Uni prenne part aux élections européennes, prévues du 23 au 26 mai, une éventualité que le gouvernement britannique veut éviter.

Mais selon un porte-parole de Theresa May, le Royaume-Uni est susceptible de se préparer à de telles élections, près de trois ans après le référendum sur le Brexit.

Toutefois, même si des préparatifs sont enclenchés, le gouvernement pourra toujours se soustraire au scrutin européen en cas de déblocage de la situation sur le Brexit, a assuré ce porte-parole. "L'important c'est que l'on peut annuler la participation aux élections européennes jusqu'à la veille de leur tenue", a-t-il dit.

"Unité nationale"

"Même si aujourd'hui, nous ne savons pas ce que sera le résultat final, soyons patients", a réagi sur Twitter le président du Conseil européen, Donald Tusk, après la déclaration de Mme May.

Les anti-Brexit manifestent devant le Parlement britannique à Londres, le 1er avril 2019
Les anti-Brexit manifestent devant le Parlement britannique à Londres, le 1er avril 2019 ( ISABEL INFANTES / AFP )

Si les dirigeants européens sont dans le flou, c'est que le nouveau plan de Theresa May reste à écrire. Elle a annoncé son intention de "s'asseoir avec le leader de l'opposition", Jeremy Corbyn, pour travailler à l'élaboration d'une solution qui puisse obtenir l'approbation des députés britanniques.

"C'est un moment déterminant dans l'histoire de cette île, l'unité nationale est nécessaire pour défendre l'intérêt national", a-t-elle affirmé, solennelle.

Une main tendue à son rival qui fait la Une de la plupart des quotidiens britanniques mercredi. "L'heure est venue de l'unité nationale. C'est à vous Mr Corbyn", titre le Daily Express. "Aide-moi, Jeremy", lance le Daily Mirror, et The Sun d'ironiser également d'un "hellllpp!!" (à l'aide).

Brexit : les échecs de Theresa May
Brexit : les échecs de Theresa May ( Valentina BRESCHI / AFP )

La dirigeante britannique compte sur une proposition transpartisane pour franchir enfin l'étape du Parlement. Les députés ont jusqu'ici refusé tous les scénarios relatifs au Brexit: ils ont rejeté à trois reprises l'accord de retrait qu'elle a négocié avec Bruxelles, ainsi que toutes les propositions alternatives d'initiative parlementaire.

Jeremy Corbyn a accepté la main tendue de Theresa May, se disant "très heureux" de participer à l'élaboration d'une solution. "Des propositions seront soumises au Parlement en début de semaine prochaine", a-t-il avancé. Interrogé sur ses lignes rouges, il a assuré ne pas vouloir "fixer de limites" en amont des discussions.

"Encore du temps"

Mais la Première ministre a prévenu: pas question de modifier le Traité de retrait conclu après dix-sept mois de négociations laborieuses avec Bruxelles, et qui règle le sort des citoyens expatriés, la facture du divorce et l'avenir de la frontière irlandaise après le Brexit.

Le chef de l'opposition Jeremy Corbyn pose avec une copie de la Déclaration politique, un texte portant sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE, le 2 avril 2019 dans son bureau du Parlement britannique, à Londres
Le chef de l'opposition Jeremy Corbyn pose avec une copie de la Déclaration politique, un texte portant sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE, le 2 avril 2019 dans son bureau du Parlement britannique, à Londres ( Stefan Rousseau / POOL/AFP )

Theresa May appelle à "se concentrer sur la Déclaration politique", un texte portant sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE. Alors que la cheffe du gouvernement a promis de sortir le Royaume-Uni de l'union douanière et du marché unique afin de mener une politique commerciale autonome et mettre un frein à l'immigration en provenance de l'UE, M. Corbyn s'est montré en faveur du maintien dans le marché unique et d'une union douanière poussée.

Selon un porte-parole, Theresa May n'exclut toutefois aucune proposition concernant la future relation avec l'UE, sauf la révocation de l'article 50 qui signifierait un maintien dans l'UE.

La décision de travailler avec l'opposition est "très décevante", a fustigé sur Twitter le député conservateur eurosceptique Boris Johnson, qui juge "très probable maintenant que la politique commerciale britannique et les principaux pouvoirs législatifs soient livrés à Bruxelles - sans que le Royaume-Uni ait son mot à dire".

Du côté des dirigeants européens, la "priorité est le bon fonctionnement" de l'UE, a déclaré le président français Emmanuel Macron. "L'Union européenne ne peut être durablement l'otage de la résolution d'une crise politique au Royaume-Uni", a-t-il ajouté en recevant le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.

Jugeant que l'UE ne devait pas se laisser "dévorer" par un Brexit qui "dévore" déjà le Royaume-Uni, M. Varadkar a estimé que Mme May avait "encore du temps pour faire des propositions crédibles" et que les dirigeants européens devaient s'y montrer ouverts.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/04/2019

Pour l'exercice 2018, Wedia affiche un chiffre d'affaires consolidé de 10,8 ME, en hausse de 16% par rapport à l'exercice 2017, soit 9,3 ME...

Publié le 18/04/2019

Les revenus locatifs de Carmila pour les 3 premiers mois de l'année 2019 s'élèvent à 89,2 millions d'euros, contre 82,1 millions d'euros en 2018 sur...

Publié le 18/04/2019

Implanet affiche pour l'exercice 2018 une perte nette de 5,55 ME, contre 6,61 ME un an auparavant...

Publié le 18/04/2019

L'assemblée générale des actionnaires de CNP Assurances qui s'est réunie le 18 avril 2019 à Paris a approuvé les comptes sociaux et consolidés de...

Publié le 18/04/2019

Accor a fait le point sur son activité du premier trimestre 2019. Ainsi, le groupe hôtelier a réalisé un chiffre d'affaires de 987 millions d’euros sur la période, en progression de 34,2% en…