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Brexit : les expatriés jugent leurs droits tronqués par l'accord

| AFP | 410 | Aucun vote sur cette news
Le pont de Westminster à Londres avec, en toile de fond, le Parlement, le 8 décembre 2017, jour du compromis de divorce entre Bruxelles et Londres dans le cadre du Brexit
Le pont de Westminster à Londres avec, en toile de fond, le Parlement, le 8 décembre 2017, jour du compromis de divorce entre Bruxelles et Londres dans le cadre du Brexit ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP )

Les Européens installés au Royaume-Uni et les Britanniques résidant dans le reste de l'Union européenne ont dénoncé une révision au rabais de leurs droits post-Brexit dans le compromis de divorce entre Bruxelles et Londres conclu vendredi.

"Le statut de résident offert par le Royaume-Uni sera moins protecteur" que celui accordé actuellement par Londres aux citoyens européens, a estimé Stijn Smismans, professeur de droit à l'université de Cardiff, interrogé par l'AFP.

Le droit des citoyens européens expatriés outre-Manche après le Brexit, prévu fin mars 2019, était un des dossiers que l'UE voulait régler en priorité, avec le règlement financier de la séparation et la frontière irlandaise, avant de commencer à négocier sa future relation avec Londres.

L'accord conclu vendredi assure que "les citoyens de l'Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l'UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE", a indiqué la Commission européenne.

Il garantit notamment le droit au regroupement familial pour les parents proches et le maintien des droits sociaux acquis, en matière de retraite notamment.

Ils pourront "continuer à vivre leur vie comme avant", s'est félicitée la Première ministre britannique Theresa May.

- Le diable dans les détails -

"Bien qu'il y ait encore de nombreux détails à résoudre, cet accord s'oriente considérablement vers une résolution de l'incertitude" des quelque 4,6 millions de citoyens expatriés de part et d'autre de la Manche, a jugé sur Twitter Jonathan Portes, professeur d'économie au King's College de Londres.

Faux, a rétorqué The3Million, un groupe de défense des intérêts des quelque 3,7 millions d'Européens du Royaume-Uni, estimant justement que "le diable se cache dans les détails".

Une des principales critiques porte sur le fait que les citoyens européens devront explicitement introduire une demande pour pouvoir demeurer au Royaume-Uni, qui sera jugée sur des critères encore flous.

Un autre reproche concerne le rôle plus limité de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), que les tribunaux britanniques "pourront" interroger pendant huit ans pour des questions d'interprétation de la législation concernant les droits des citoyens immigrés.

"Qui garantira leurs droits une fois ce délai dépassé?", s'est interrogée Maike Bohn, la porte-parole du groupe, sollicitée par l'AFP.

Une question d'autant plus centrale, selon elle, que les expatriés sont souvent confrontés à un climat "hostile", notamment de la part de l'administration, depuis une campagne sur le Brexit dominée par le thème d'une diminution de l'immigration.

"C'est comme un château de cartes qui peut s'effondrer", s'alarme Joan Pons, un infirmier espagnol interrogé par l'AFP. Il estime que son séjour au Royaume-Uni serait "en danger" si les lois sur l'immigration étaient modifiées après cette période.

- 'Double désastre' -

Les Britanniques habitant dans le reste de l'UE se montrent également très mécontents: la question du maintien de leur droit à circuler librement au sein des 27 n'a toujours pas été tranchée.

Cet accord constitue "un double désastre", s'est insurgée Jane Golding, qui préside le groupe de pression "British in Europe". "Non seulement nous ignorons si garderons nos droits à une résidence automatique, mais il semble aussi que nous devions dire adieu à notre liberté de circulation au-delà de toute période de transition".

"British in Europe" craint que la question des droits des citoyens passe au second plan derrière les discussions sur "les créneaux aériens et les carcasses de poissons" qui marqueront selon lui les négociations sur la future relation commerciale entre l'UE à 27 et Londres.

Selon l'Office britannique des statistiques nationales (ONS), le Royaume-Uni comptait 6,1 millions d'immigrés sur 65 millions d'habitants, d'après les chiffres arrêtés fin juin 2017. Parmi eux figuraient près de 3,7 millions de citoyens de l'UE, dont un million de Polonais.

L'ONS estime par ailleurs qu'environ 900.000 Britanniques vivent dans les autres pays européens, principalement en Espagne (309.000), sur la base de chiffres datant de 2010-2011.

Guy Verhofstadt, le référent du Parlement européen pour le Brexit, a déclaré vendredi que plusieurs points, dont la libre circulation des citoyens britanniques, restaient en suspens, et devaient être résolus avant de conclure l'accord final.

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