En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 810.74 PTS
-
4 808.00
+0.46 %
SBF 120 PTS
3 832.83
+0.61 %
DAX PTS
10 931.24
+0.36 %
Dowjones PTS
24 207.16
+0.59 %
6 668.56
-0.02 %
1.139
-0.01 %

Brexit: nouveau revers au Parlement pour Theresa May

| AFP | 837 | 1 par 1 internautes
Capture d'une vidéo montrant Theresa May s'efforçant de convaincre les députés d'adopter l'accord de sortie de l'UE, le 9 janvier 2019. AFP PHOTO / PRU
Capture d'une vidéo montrant Theresa May s'efforçant de convaincre les députés d'adopter l'accord de sortie de l'UE, le 9 janvier 2019. AFP PHOTO / PRU ( HO / PRU/AFP )

La Première ministre britannique Theresa May a essuyé mercredi un cuisant revers au Parlement, où l'examen de l'accord de Brexit a repris, les députés adoptant un amendement obligeant le gouvernement à présenter un "plan B" en cas d'échec.

Cet amendement, présenté par un député de sa majorité conservatrice et adopté par 308 députés contre 297, la contraint à présenter sous trois jours un plan alternatif sur le Brexit en cas de rejet de l'accord par les députés.

Selon la législation britannique, la dirigeante disposait de 21 jours pour revenir avec un nouveau plan. Un délai jugé bien trop long par la majorité des députés, qui craignaient qu'elle ne veuille les mettre au pied du mur pour les obliger à adopter son texte, la date de sortie de l'Union européenne, prévue le 29 mars, se rapprochant à grands pas.

"Le Parlement a voté pour reprendre le contrôle", a réagi Caroline Lucas, des Verts, conseillant au gouvernement de "commencer à rédiger leur lettre pour demander (à l'UE) d'étendre l'article 50" du Traité de l'UE, qui régit le départ d'un Etat membre, afin de retarder la date de sortie.

"Pas faisable"

Manifestante anti-Brexit drapée dans un drapeau de l'Union européenne, le 9 janvier 2019 à Londres
Manifestante anti-Brexit drapée dans un drapeau de l'Union européenne, le 9 janvier 2019 à Londres ( Adrian DENNIS / AFP )

Le vote de l'accord de Brexit était initialement prévu en décembre. Mais Mme May avait décidé à la dernière minute de le reporter pour éviter une défaite annoncée, les Brexiters comme les europhiles ayant promis de voter contre.

Avec ce report, le gouvernement a voulu "jouer la montre" et "accru le risque d'une sortie sans accord", a dénoncé Keir Starmer, chargé du Brexit au sein du Labour, principal parti d'opposition, estimant désormais impossible une sortie de l'UE selon le calendrier prévu.

"Je ne pense vraiment pas que l'on puisse (sortir de l'UE) le 29 mars. Ce n'est simplement pas faisable, pour plein de raisons pratiques", a-t-il déclaré. "Il va falloir étudier les options réalistes encore disponibles".

Capture d'une vidéo montrant Theresa May s'efforçant de convaincre les députés d'adopter l'accord de sortie de l'UE, le 9 janvier 2019. AFP PHOTO / PRU
Capture d'une vidéo montrant Theresa May s'efforçant de convaincre les députés d'adopter l'accord de sortie de l'UE, le 9 janvier 2019. AFP PHOTO / PRU ( HO / PRU/AFP )

Malgré les dénégations officielles britanniques, certaines sources européennes n'excluent pas de voir Londres réclamer un report de la date du Brexit, pour éviter un divorce sans accord.

"Nous sommes convaincus que Theresa May demandera un report après le rejet de l'accord au Parlement britannique mais elle ne le dit pas, ni publiquement ni dans ses contacts avec les interlocuteurs européens", a confié à l'AFP une source diplomatique à Bruxelles.

Or ce rejet semble quasi inévitable après la défaite essuyée mercredi par le gouvernement, au lendemain d'un autre échec avec le vote d'un amendement à une loi budgétaire visant à limiter son pouvoir de mettre en oeuvre un Brexit sans accord.

Pour tenter de rallier les députés à sa cause, Theresa May a multiplié les promesses mercredi.

Des militantes brandissent des pancartes Pro-Brexit devant le Parlement le 8 janvier 2018 à Londres
Des militantes brandissent des pancartes Pro-Brexit devant le Parlement le 8 janvier 2018 à Londres ( Niklas HALLE'N / AFP )

Elle a ainsi affirmé que, dans le cas où les discussions sur la future relation entre Londres et Bruxelles n'auraient pas abouti en décembre 2020, le Parlement pourrait voter sur une éventuelle prolongation de la période de transition, ou sur la mise en place du dispositif du "filet de sécurité" (ou "backstop" en anglais), qui prévoit la création d'un "territoire douanier unique" englobant l'UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé pour l'Irlande du Nord.

Cette disposition est particulièrement décriée par les eurosceptiques, qui estiment qu'elle contraindra le Royaume-Uni à accepter les normes européennes sans avoir son mot à dire, pendant une période indéterminée.

Mesures "cosmétiques"

Le gouvernement a aussi présenté de nouvelles dispositions visant à offrir un "rôle important" au parlement nord-irlandais dans le cas où le "filet de sécurité" devait entrer en vigueur. L'exécutif cherche ainsi à convaincre son allié, le parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP, de voter en faveur de l'accord.

Mais le député du DUP Nigel Dodds a qualifié ces mesures de "cosmétiques" et "insensées".

La Première ministre britannique Theresa May a essuyé le 9 janvier 2019 un nouveau revers devant la Chambre des communes. AFP PHOTO / PRU
La Première ministre britannique Theresa May a essuyé le 9 janvier 2019 un nouveau revers devant la Chambre des communes. AFP PHOTO / PRU ( HO / PRU/AFP )

Theresa May a aussi soutenu qu'elle obtiendrait des "assurances" et des "précisions" de la part de ses homologues européens sur le caractère "temporaire" du filet de sécurité, et ce "avant la fin du débat et le vote" sur le texte.

Même si Bruxelles martèle que l'heure n'est plus aux négociations, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a assuré qu'il y avait des "contacts étroits" pour savoir "si une série supplémentaire de garanties écrites, explications et assurances pourrait faire la différence".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/01/2019

    Communiqué de Presse   Information relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social      Dijon, le 16 janvier 2019…

Publié le 16/01/2019

    Communiqué de Presse     Bilan semestriel du contrat de liquidité de Crossject au 31/12/2018      Dijon, le 16 janvier 2019     CROSSJECT (ISIN : FR0011716265 ;…

Publié le 16/01/2019

  Genève (Suisse) - le 15 janvier 2019 : WISeKey International Holding Ltd (WIHN.SW) (« WISeKey »), société de premier plan dans le domaine de la cybersécurité et…

Publié le 16/01/2019

Au titre de son premier trimestre 2018/2019, Manutan a affiché un chiffre d'affaires de 192,6 millions d'euros, une croissance de 2,9% par rapport au même trimestre de l'exercice précédent. "La…

Publié le 16/01/2019

Elis annonce avoir finalisé l’acquisition de 100 % de Metropolitana en Colombie. Le groupe, qui a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros, dispose de deux usines…