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Brexit: le patronat britannique demande un accord de transition

| AFP | 149 | Aucun vote sur cette news
Carolyn Fairbairn, le 21 novembre 2016 à Londres
Carolyn Fairbairn, le 21 novembre 2016 à Londres ( Justin TALLIS / AFP/Archives )

La principale organisation patronale britannique a demandé jeudi aux négociateurs du Brexit de s'entendre sur un accord de transition avant mars 2019, afin de maintenir le Royaume-Uni au sein du marché unique et de l'union douanière jusqu'à un accord final.

"Plutôt qu'une falaise à pic, le Royaume-Uni a besoin d'un pont pour se diriger vers son nouvel accord avec l'Union européenne. Même avec la meilleure volonté du monde des deux côtés, il est impossible d'imaginer que ses détails pourront être fixés d'ici à la fin mars 2019", a expliqué la directrice générale de la CBI, Carolyn Fairbairn, dans un discours à la London School of Economics.

Londres et Bruxelles viennent d'entamer leurs négociations sur le Brexit, en vue d'une sortie du Royaume-Uni prévue pour fin mars 2019.

"Nous proposons que le Royaume-Uni cherche à rester dans le marché unique et dans l'union douanière jusqu'à ce qu'un accord final soit instauré", a expliqué Mme Fairbairn, dont l'organisation représente quelque 190.000 entreprises de toutes tailles et secteurs.

D'après elle, cela éviterait d'avoir à réaliser deux transitions coûteuses, difficiles et incertaines - l'une du stade actuel vers un point intermédiaire et l'autre vers l'accord final.

"Il ne s'agit pas de reporter le Brexit mais de demander une période de transition, aussi courte que nécessaire mais suffisamment longue pour permettre d'aboutir à un accord", a-t-elle ajouté dans une interview à l'AFP.

Les partisans d'un Brexit dur, derrière la Première ministre Theresa May, assurent pour leur part que le Royaume-Uni ferait mieux de quitter la table des négociations sans accord à défaut d'un mauvais accord, une perspective que le patronat cherche à éviter à tout prix.

"Ce n'est pas une question de Brexit doux ou dur, c'est une question de bon sens", a insisté Mme Fairbairn auprès de l'AFP.

Le gouvernement britannique est très divisé sur la question mais le centre de gravité du pouvoir semble s'être rapproché d'un Brexit plus modéré depuis le revers de Mme May aux élections législatives du 8 juin. Son équipe a entrepris d'écouter davantage la voix des milieux d'affaires - avec une rencontre organisée vendredi sous l'égide du ministère du Brexit.

Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a lui prévenu jeudi que rien ne justifierait une absence d'accord. "En réalité le +no deal+ aggraverait la situation perdant/perdant qui résulte nécessairement du Brexit. Et je pense objectivement que le Royaume-Uni aurait encore plus à perdre que ses partenaires", a-t-il dit à Bruxelles.

Un porte-parole du gouvernement britannique a répondu qu'il était "clairement dans l'intérêt des deux parties" d'établir "une relation commerciale avec un minimum de frictions".

L'équivalent de 90% des exportations de biens britanniques vers l'UE, en valeur, seraient taxées en l'absence d'accord, en moyenne à hauteur de 4% et pour un surcoût de 4,5 à 6 milliards de livres (5,8 à 7,7 milliards d'euros), a évalué la CBI.

Pour ses importations de l'UE, le Royaume-Uni reviendrait aux règles de base de l'Organisation mondiale du commerce, avec une taxation moyenne de 5,7% pour un coût supplémentaire de 11 à 13 milliard de livres pour les importateurs (14,2 à 16,8 milliards d'euros), a calculé l'organisation.

La CBI a souligné que s'y ajouteraient les barrières dites "non tarifaires" liées aux nouvelles exigences de l'UE vis-à-vis du Royaume-Uni en terme administratif et de régulation.

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