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Theresa May: le discours de la reconquête tourne au cauchemar

| AFP | 484 | Aucun vote sur cette news
Theresa May face à un manifestant qui lui tend un formulaire de licenciement, le 4 octobre 2017 à Manchester
Theresa May face à un manifestant qui lui tend un formulaire de licenciement, le 4 octobre 2017 à Manchester ( PAUL ELLIS / AFP )

Quintes de toux, irruption d'un comédien, lettres qui s'effondrent: le discours de reconquête de Theresa May a tourné au cauchemar mercredi à Manchester, fragilisant un peu plus la Première ministre britannique, au gouvernement miné par les divisions sur le Brexit.

Ce devait être le congrès du renouveau pour Theresa May, l'occasion de tourner la page des législatives du 8 juin et du revers essuyé par les tories, qui ont perdu leur majorité absolue, et elle une bonne partie de son autorité.

Hélas, tout ou presque est parti de travers lors de son allocution devant ses ministres et des centaines de militants du parti conservateur, réuni en congrès depuis dimanche à Manchester, la grande ville du nord-ouest de l'Angleterre.

Comme poursuivie par un chat noir, Theresa May a vu son discours brièvement interrompu par un manifestant --un acteur-- qui lui a tendu un formulaire de licenciement, prétendument à la demande de son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

Mme May a également été stoppée par de fréquentes quintes de toux, jusqu'à ce que son ministre des Finances Philip Hammond lui fasse parvenir un bonbon pour calmer sa gorge.

Theresa May, le 4 octobre 2017 à Manchester
Theresa May, le 4 octobre 2017 à Manchester ( Paul ELLIS, Oli SCARFF / AFP )

Enfin, deux lettres du slogan "Building a country for everyone" (Bâtir un pays pour tous) inscrit derrière elle se sont détachées tandis qu'elle s'exprimait...

Pour le quotidien Guardian (centre gauche), "difficile" de ne pas y voir la "métaphore" d'une Première ministre "à la peine" et "à court d'idées".

"Quel désastre!", a taclé Seema Malhotra, députée de l'opposition travailliste, sur Twitter. "C'est un vrai foutoir, pas un gouvernement".

Dans un éditorial cinglant, le quotidien conservateur Daily Telegraph jugeait même la Première ministre "finie".

- "Je suis désolée" -

Tant bien que mal, entre deux quintes de toux, Theresa May a tenté de présenter sa vision des mois et années à venir, appelant son parti à faire bloc derrière elle et à dépasser ses divergences sur le Brexit.

"Mettons-nous à niveau et donnons au pays le gouvernement dont il a besoin", a-t-elle déclaré.

Dans un discours se voulant porteur d'espoir à l'heure où le Royaume-Uni affronte avec le Brexit son plus grand défi depuis la Deuxième Guerre mondiale, la dirigeante a appelé ses troupes à "surmonter les obstacles" pour "renouveler le rêve britannique".

Et devant des militants toujours déboussolés par la déconfiture des législatives, elle a de nouveau présenté ses excuses: "Je suis désolée", a-t-elle dit.

Mme May a déroulé une série de mesures destinées à ranimer ce conservatisme social qu'elle avait annoncé après sa prise de fonctions en juillet 2016. A commencer par un programme de deux milliards de livres (2,25 milliards d'euros) visant à encourager le financement de "logements abordables".

L'objectif? "Faire en sorte que notre économie et notre société fonctionnent pour tous partout dans ce pays, et pas seulement pour quelques privilégiés", a dit Theresa May, qui avait déjà annoncé un gel des frais d'inscription pour les étudiants.

Une manière pour elle de chasser sur les terres des travaillistes du radical Jeremy Corbyn, gonflés à bloc par leurs gains aux législatives.

Elle n'a que brièvement mentionné le Brexit, pour assurer qu'il était dans l'intérêt de tous de voir les "négociations réussir" mais que son gouvernement se tenait prêt à "toute éventualité".

- Boris, encore Boris -

Son discours a conclu un congrès dont le contenu avait d'entrée de jeu été largement éclipsé par l'étalage des divisions des conservateurs sur les négociations de sortie de l'UE.

Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a énoncé ses lignes rouges sur le Brexit
Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a énoncé ses lignes rouges sur le Brexit ( Oli SCARFF / AFP/Archives )

L'intenable Boris Johnson s'était en effet empressé, dès samedi, d'édicter dans le Sun ses propres "lignes rouges" sur le Brexit, critiquant en creux les orientations de Theresa May.

Partisan d'une rupture franche avec l'UE, "Bojo" s'est fait reprendre par Philip Hammond, partisan d'un Brexit en douceur. "Personne n'est inamovible", a mis en garde Hammond lundi, alertant sur les risques que font peser les divisions sur les négociations, dont le Parlement européen a déploré mardi les progrès insuffisants.

Mais Boris Johnson a encore réussi à faire les gros titres mercredi pour une énième gaffe, déclarant que la Libye pourrait devenir attrayante pour les touristes et les investisseurs... si elle parvenait à "se débarrasser des cadavres".

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