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Brésil: privatisations en série et incertitudes à foison

| AFP | 197 | Aucun vote sur cette news
Le président brésilien Michel Temer lors d'un discours à Brasilia le 2 août 2017
Le président brésilien Michel Temer lors d'un discours à Brasilia le 2 août 2017 ( Sergio Lima / AFP )

Le gouvernement brésilien a annoncé cette semaine une nouvelle vague de privatisations, suscitant des envolées boursières, mais aussi des inquiétudes sur la nécessité de brader les "joyaux de la couronne" pour combler le déficit budgétaire.

La liste de 58 actifs comprend des autoroutes, des ports, et la concession d'aéroports, y compris le très lucratif terminal de Congonhas, à Sao Paulo et même la Maison de la Monnaie, qui fabrique les billets de banque et les passeports.

Sans compter Eletrobras, la plus grande compagnie d'énergie d'Amérique Latine, dont les actions ordinaires ont fait un bond de près de 50% au lendemain de l'annonce du plan de privatisation.

Selon les analystes, l'État pourrait engranger avec les privatisations environ 40 milliards de réais (10,75 milliards d'euros) avant la fin 2018, qui marquera le terme du mandat du président conservateur Michel Temer.

Un montant non négligeable pour un gouvernement qui a dû relever la semaine dernière les estimations de déficit public pour cette année et la prochaine (à 159 milliards de réais).

Une décision motivée notamment par des recettes fiscales moins importantes que prévu, dans une économie qui compte 13,5 millions de chômeurs et commence tout juste à donner des signes de reprise après deux ans de grave récession.

Le président Temer a toutefois affirmé dans une vídéo publiée vendredi sur les réseaux sociaux que ce plan "n'a pas pour objectif de combler le déficit, mais de créer des emplois, des richesses et offrir des services de meilleure qualité à la population".

Le ministre de l'Économie, Henrique Meirelles, ne cache pas pour autant que ces mesures visent avant tout à "assurer aux acteurs économiques et aux consommateurs que l'équilibre budgétaire sera atteint, grâce à l'aide importante des privatisations".

Ces annonces ont eu lieu au moment où le gouvernement Temer, fragilisé par les scandales de corruption, peine à mettre œuvre des mesures d'austérité, telles la réforme des retraites, jugées essentielles par les marchés pour assainir l'économie du Brésil.

- Critiques en interne -

Malgré ce climat d'incertitude politique, les annonces soudaines de privatisation ont été accueillies avec enthousiasme à la Bourse de Sao Paulo.

Sous l'impulsion de l'envol des actions d'Eletrobras, l'indice Ibovespa a dépassé mardi la barre des 70.000 points pour la première fois depuis 2011.

"Le fait que les marchés aient été surpris dénote une certaine rapidité dans les préparatifs. Certains problèmes pourraient surgir au moment de l'exécution de ce plan", explique à l'AFP Marcelo Caparoz, économiste du cabinet RC Consultores.

Les principales préoccupations concernent Eletrobras, dont les 233 centrales produisent plus d'un tiers de l'énergie du pays. Le gouvernement a d'ailleurs avoué que le modèle de privatisation n'avait pas encore été clairement défini.

Les critiques ont même fusé au sein du PMDB, le parti du président Temer, notamment de la part de l'ex-ministre de l'Énergie Edison Lobao, aujourd'hui sénateur.

"Je suis contre la privatisation d'Eletrobras. En garantissant la production d'énergie, cette compagnie a une fonction stratégique et doit rester sous contrôle de l'État", a-t-il affirmé mardi.

De leur côté, les syndicats se mobilisent déjà et sont prêts à aller devant les tribunaux pour tenter d'éviter ce qui déclencherait inévitablement selon eux de nombreuses suppressions d'emplois.

- 'Démantèlement de l'État -

Si les plans du gouvernement se concrétisent, il s'agira de la plus importante vague de privatisations depuis la présidence de Fernando Henrique Cardoso (1995-2002).

À l'époque, l'État avait notamment privatisé le géant minier Vale, en 1997, ainsi que des compagnies de télécommunications.

Le consultant indépendant Felipe Queiroz dénonce un "démantèlement de l'État", au nom d'un "jeu politico-idéologique lié aux grandes entreprises".

"Nous sommes entrés dans un cycle ultra-libéral", affirme-t-il à l'AFP, soulignant le changement de cap radical par rapport à la politique interventionniste de la présidente de gauche Dilma Rousseff (2011-2016), destituée l'an dernier pour maquillage des comptes publics.

La mise en place des privatisations risque aussi d'être remise en cause par les incertitudes sur l'avenir politique du pays, avec les accusations de corruption contre le président Temer et l'élection présidentielle de 2018 qui se profile à l'horizon.

Les milieux d'affaires craignent notamment le retour au pouvoir de l'icône de la gauche Luiz Inácio Lula da Silva (2003-2010), mentor de Mme Rousseff, en tête des intentions de vote, même s'il a lui-aussi été rattrapé par les scandales de corruption et est menacé de prison.

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