5 493.99 PTS
+0.00 %
5 505.5
+0.21 %
SBF 120 PTS
4 394.22
-
DAX PTS
13 183.96
-
Dowjones PTS
26 115.65
+1.25 %
6 810.28
+0.00 %
Nikkei PTS
23 763.37
-0.44 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Bras de fer social en Allemagne sur la semaine de 28 heures

| AFP | 324 | Aucun vote sur cette news
Des ouvriers de l'usine Bombardier brandissent des panneaux au logo du syndicat allemand de la métallurgie IG Metall, à Hennigsdorf près de Berlin (nord-est), le 8 janvier 2018
Des ouvriers de l'usine Bombardier brandissent des panneaux au logo du syndicat allemand de la métallurgie IG Metall, à Hennigsdorf près de Berlin (nord-est), le 8 janvier 2018 ( Bernd Settnik / dpa/AFP )

Le puissant syndicat allemand de la métallurgie IG Metall donne lundi le coup d'envoi d'un bras de fer social qui s'annonce comme l'un des plus durs de ces dernières années en Allemagne.

Plusieurs dizaines de débrayages sont prévus dans tout le pays, en particulier dans le secteur automobile, pour soutenir des revendications portant notamment sur la réduction du temps de travail à 28 heures hebdomadaires.

Conformément à une stratégie bien huilée de montée progressive de la pression, les arrêts de travail affecteront des entreprises bien choisies, à l'ouest en Rhénanie du Nord-Westphalie (avec 700.000 grévistes annoncés), dans le sud avec le Bade-Wurtemberg et à l'est avec les régions du Brandebourg, de Saxe et Berlin.

Le mouvement va durer au moins une semaine. Des premières grèves d'avertissement, très localisées, ont déjà été organisées la semaine dernière, notamment chez Porsche.

Depuis octobre, le syndicat exige pour les 3,9 millions d'employés du secteur une augmentation salariale de 6%. La fédération patronale, Gesamtmetall propose 2%. Rien d'inhabituel. En général, les parties se retrouvent à mi-chemin.

- Semaine de 28 heures -

Des salariés de la métallurgie à l'usine Bombardier manifestent à Hennigsdorf près de Berlin et brandissent des panneaux de IG Metall, le 8 janvier 2018
Des salariés de la métallurgie à l'usine Bombardier manifestent à Hennigsdorf près de Berlin et brandissent des panneaux de IG Metall, le 8 janvier 2018 ( Bernd Settnik / dpa/AFP )

Mais le conflit porte surtout cette fois sur un aménagement inédit du temps de travail demandé par IG Metall: le passage de la semaine de travail de 35 à 28 heures pour ceux qui le souhaitent, avec compensation partielle du manque à gagner salarial par l'employeur.

La formule serait valable deux ans au maximum et l'employeur devrait garantir un retour à un poste à plein temps.

Le patronat du secteur la juge inadmissible et impraticable. Il estime que près des deux tiers des salariés seraient éligibles à cet aménagement du temps de travail et redoute un casse-tête administratif et des ateliers dépeuplés.

Les employeurs soulignent également le risque de discrimination en cas de mise en place de ce régime pour les employés travaillant déjà à temps partiel pour un salaire réduit d'autant.

Cette question a déjà fait achopper des négociations de branche à l'automne. Si l'impasse se confirme, l'étape suivante pourrait être la grève dure, une rareté dans ce pays pétri de culture de la cogestion.

Sans avancée du patronat, il sera "extrêmement difficile de ne mener cette négociation salariale à bien en se bornant à des grèves d'avertissement", a prévenu ce week-end un responsable d'IG Metall Roman Zitzelsberger.

Les débrayages accompagnent traditionnellement les négociations salariales en Allemagne. En revanche IG Metall n'a pas organisé de grève nationale et illimitée depuis 2003.

Gesamtmetall menace lui de porter l'affaire devant les tribunaux. Le ton est déjà très âpre entre partenaires sociaux, dans un pays qui s'était habitué ces dernières années à des négociations sociales plutôt apaisées dans un contexte de bonne santé de l'économie.

- Economie florissante -

La menace d'un conflit à durée indéterminée dans des industries florissantes et clés pour l’Allemagne, comme l'automobile ou les machines-outils, inquiète les patrons du secteur.

"Les grèves ne sont généralement pas un moyen approprié pour résoudre les conflits salariaux, elles nuisent à l'exportation, donc à l'entreprise et in fine aux employés", a prévenu Bertram Brossardt, le dirigeant du patronat bavarois de la métallurgie et de l'industrie électrique.

IG Metall arrive à la table des négociations en position de force, porté par une conjoncture au beau fixe. Tous les fondamentaux de l'économie allemande, emploi, exportations, inflation sont dans le vert.

Après avoir exigé pendant des décennies la redistribution des fruits de la croissance, il apporte cette fois une revendication neuve dans le paysage syndical mondial.

Avec près de 2,3 millions d'adhérents, IG Metall, qui défend les salariés toutes catégories confondues dans l'industrie (Siemens, Thyssenkrupp), la sidérurgie, l'automobile (VW, Daimler, Porsche), l'électronique ou encore le textile est le plus gros syndicat d'Europe.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2018

La Française de l'Energie a obtenu un financement de 3 millions d'euros pour sa filiale Gazonor de la part de la société d'investissement CAP 3RI. Gazonor va ainsi pouvoir accélérer son…

Publié le 18/01/2018

Spineway, spécialiste des implants et ancillaires chirurgicaux pour le traitement des pathologies de la colonne vertébrale (rachis), affiche sur l'exercice 2017 un chiffre d'affaires consolidé de…

Publié le 18/01/2018

Gecina a annoncé la nomination d'Olivier Dangréaux comme Directeur des systèmes d’information et du digital. Il aura notamment pour mission d’accompagner la transformation du Groupe et…

Publié le 18/01/2018

PSA aussi mise l’électrique. Lors du Congrès mondial du journal Automotive News, organisé à Detroit, Carlos Tavares, président du directoire de PSA, a annoncé que le groupe proposerait d'ici…

Publié le 18/01/2018

Tikehau Capital soutient la création de Ring Capital et prend une participation de 25% du capital de la société. Ring Capital est une société de capital-investissement spécialisée dans le…

CONTENUS SPONSORISÉS