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Bourget de crise pour Boeing autour de son 737 MAX toujours cloué au sol

| AFP | 498 | 4 par 1 internautes
Des Boeing 737 MAX cloués au sol à l'aéroport d'Urumqi, dans la région du Xinjiiang en Chine, le 5 juin 2019
Des Boeing 737 MAX cloués au sol à l'aéroport d'Urumqi, dans la région du Xinjiiang en Chine, le 5 juin 2019 ( GREG BAKER / AFP/Archives )

Boeing arrive au salon du Bourget en pleine crise autour de son 737 MAX, cloué au sol depuis mars sans calendrier de retour en vol après deux crash mortels, avec pour leitmotiv de regagner la confiance de tous.

"Nous avons du travail pour gagner et regagner la confiance du public", a déclaré Dennis Muilenburg, le PDG de Boeing, dimanche à la veille du salon devant quelques journalistes, en reconnaissant que "cette confiance a été affectée par les accidents récents" d'appareils de Lion Air et d'Ethiopian Airlines, qui ont fait 346 morts.

Pour Boeing, ce salon ne sera pas placé sous le signe des commandes d'avions même si l'avionneur en annoncera quelques-unes pour des longs courriers, selon lui.

"Nous venons à ce salon concentrés sur la sécurité. Nous venons avec un ton d'humilité et d'apprentissage, toujours confiants dans notre marché, mais c'est une confiance humble", a-t-il ajouté.

Selon ses estimations, les besoins dans le monde s'élèvent à 44.000 nouveaux avions au cours des 20 prochaines années, et le marché civil et militaire représentera un volume de 8.700 milliards de dollars sur les dix ans à venir, contre une estimation de 8.100 milliards l'an dernier.

Mais face à la crise du MAX, Dennis Muilenburg a reconnu encore une fois des "erreurs" de la part de Boeing, notamment de communication.

Les révélations sur le processus de certification de l'appareil par l'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA), jugé trop dépendant de l'avionneur, ont suscité une crise de confiance parmi les pilotes et une partie des agences mondiales de l'aviation civile.

Pas de calendrier

Il a promis plus de transparence alors que l'on reproche à Boeing de ne pas avoir livré des informations jugées importantes, notamment dans le déploiement du signal d'alerte censé avertir des dysfonctionnements du système anti-décrochage MCAS du 737 MAX, impliqué dans les deux catastrophes.

"Nous travaillons à améliorer notre communication", a-t-il déclaré. "Nous savons qu'il y a des domaines où nous aurions pu et dû faire mieux (...) Nous visons à assurer la transparence et une communication effective avec toutes les parties prenantes."

Pour l'heure, le géant de Seattle travaille d'arrache-pied pour corriger le MCAS, mais n'a toujours pas soumis les modifications en vue de leur certification.

Dennis Muilenburg n'a pas donné de date de reprise des vols de son moyen-courrier, se contentant d'indiquer que cela interviendrait cette année. Il a laissé entendre que les autorités de régulation pourraient s'aligner pour une reprise des vols, ce qui serait le meilleur scénario pour Boeing.

"Je ne peux pas vous donner de calendrier précis pour cela (...) mais je peux vous dire que nous progressons régulièrement et nous voyons les régulateurs converger ensemble pour certifier et faire retourner le MAX dans les airs", a-t-il déclaré.

Parler aux clients

Cette question est dans tous les esprits, alors que compagnies aériennes clientes et sous-traitants sont affectés par la décision de clouer l'appareil au sol dans le monde.

"Il est important pour nous d'être ici pour parler à nos clients, à toutes les parties prenantes, à nos sous-traitants", a déclaré à ce titre Dennis Muilenburg. "Nous ne sommes pas en concurrence sur la sécurité. Nous travaillons tous ensemble", a-t-il dit.

Jusque-là, un système de réciprocité prévalait entre les régulateurs aériens des différents pays pour la certification des avions. Mais les autorités de l'Union européenne, du Canada ou encore du Brésil ont indiqué qu'elles allaient effectuer leur propre évaluation du correctif du MCAS.

La FAA a organisé en mai une réunion consacrée au MAX avec des autorités de l'aviation civile de 33 pays, mais faute de consensus, elles se sont quittées sans date de retour en service de l'avion.

Pour l'heure, entre 100 et 140 MAX sont parqués sur les différents sites de Boeing, a indiqué Dennis Muilenburg, alors que l'avionneur a dû réduire la cadence de production de l'appareil, de 52 à 42 par mois.

Fin avril, Boeing a estimé à 1 milliard de dollars les premières conséquences de la crise du MAX. Mais cette facture va grimper, alors qu'il fait face à des poursuites de familles de victimes et devra vraisemblablement verser des compensations à ses clients et partenaires.

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