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Beurre: un début de pénurie dû à des tensions provisoires

| AFP | 264 | Aucun vote sur cette news
Des mottes de beurre de haute qualité réalisées à Echire le 17 mars 2015
Des mottes de beurre de haute qualité réalisées à Echire le 17 mars 2015 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP/Archives )

Vraie pénurie ou "tensions" provisoires sur le marché? Alors que le beurre semble commencer à manquer dans certains magasins en France, producteurs, distributeurs et gouvernement ont tenté de rassurer mardi en expliquant que le phénomène ne devrait pas durer.

La France "se trouve en déficit de fourniture (...) de beurre", a reconnu mardi matin le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, sur Sud Radio.

Cette situation découle d'"une baisse de la collecte (de lait, ndlr) sur la période d'été, conjuguée à (une) demande très forte de pays étrangers (...) ce qui a fait monter les prix", a-t-il expliqué.

Mais "cette pénurie ne va pas durer puisque de toute façon nous avons une production laitière très importante dans notre pays" et que "cette production va remonter puisque nous arrivons dans la période automnale et hivernale", a assuré le ministre.

La France, premier pays consommateur de beurre, "va rester en situation de tension encore quelques mois", "jusqu'à ce que la production remonte" a déclaré pour sa part Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL).

A court terme, la situation de quasi-pénurie dans certains endroits restera "difficile" "pour toute la période d'automne et de début d'hiver", a-t-il prévenu.

Le responsable a toutefois ajouté qu'ensuite, les conditions climatiques pour les récoltes d'herbe en fin d'été et début d'automne ayant été meilleures qu'au printemps, les éleveurs producteurs laitiers devraient "normalement" avoir de meilleures réserves fourragères "pour nourrir leurs vaches et produire cet hiver".

- Psychose ou pénurie organisée -

La tension sur l'approvisionnement en beurre est perceptible dans le monde entier, avec une envolée des cours due à différents facteurs.

Chez les boulangers-pâtissiers, l'inquiétude est palpable: "c'est un peu la course au beurre depuis la rentrée, en ce moment, le kilo de beurre prend un euro tous les mois", a confié à l'AFP Benoît Castel, propriétaire de trois boulangeries-pâtisseries à Paris.

"Le beurre, c'est 25% des achats en pâtisserie et il est hors de question de passer à la margarine", a-t-il précisé, disant espérer que cette pénurie "va se résoudre d'ici la fin de l'année, avant la période des galettes".

Les grandes enseignes interrogées par l'AFP relativisent toutefois le problème, en évoquant une situation "exceptionnelle".

"Il existe en effet des tensions sur le marché du beurre", mais pas au niveau des MMD (marques de distributeurs), assure ainsi Thierry Desouches, le porte-parole de Système-U.

Des hausses de tarifs - de l'ordre de 7% à 10% -, réclamées ces derniers mois par leurs fournisseurs, ont été consenties par ces enseignes qui les ont répercutées sur leurs prix en magasins, mais sans que ça n'ait de répercussions sur l'approvisionnement, soulignent-elles.

Si dans certains magasins, des panneaux signalent aux clients des problèmes de livraisons de certaines marques de beurre, l'approvisionnement de "50% du rayon est quand même assuré", selon un autre distributeur interrogé par l'AFP.

Pour M. Desouches, l'impression de pénurie s'explique aussi par un "début de psychose chez le consommateur", comme on peut le voir lors des crises qui touchent les carburants. "Certains clients stockent jusqu'à quatre ou cinq plaquettes de beurre, pour les congeler", a-t-il relevé, précisant que dans certains magasins, les volumes des ventes de beurre avaient augmenté de 70%.

Le Modef, la Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux, accuse pour sa part cette pénurie d'être "organisée et bien entretenue par les industriels", aidés "par les traders en produits laitiers mettant à profit les quelques mois restants avant les prochaines négociations annuelles sur les prix, afin de réaliser un maximum de profits".

"Les industriels stockent et, ainsi, provoquent la pénurie et en tirent profit avec l'envolée des prix, au détriment des producteurs et des consommateurs", dénonce le syndicat.

En garantissant "à nos paysans un prix rémunérateur de 475 euros les mille litres", assure le Modef, "on pourrait éviter cette pseudo-pénurie et cette augmentation du prix du beurre aux consommateurs".

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