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France: le gouvernement veut profiter de la croissance pour réduire plus vite le déficit

| AFP | 314 | Aucun vote sur cette news
Le ministère de l'Economie, aussi connu sous le nom de
Le ministère de l'Economie, aussi connu sous le nom de "Bercy" à Paris, le 15 juin 2015 ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

Une bulle d'air qui tombe à pic pour le budget 2018: le gouvernement a revu à la hausse mardi ses objectifs de réduction du déficit, à la faveur du regain de croissance... et malgré des économies moins importantes qu'attendu.

"En 2017, nous visons 2,9% de déficit public. En 2018, nous visons 2,6%", a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France 2.

Les précédentes prévisions, publiées en juillet lors du débat d'orientation budgétaire, tablaient sur un déficit de 3% du produit intérieur brut (PIB) cette année et de 2,7% l'an prochain.

Les nouveaux objectifs sont plus ambitieux "que ce que nous avions donné en première indication aux parlementaires, parce que la croissance est légèrement meilleure", a poursuivi M. Le Maire.

"La baisse annoncée du déficit budgétaire français est une bonne nouvelle", a commenté le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici. "J'espère que nous pourrons confirmer ces chiffres en novembre prochain avec nos propres prévisions", a-t-il ajouté.

Le gouvernement, qui présentera le 27 septembre son projet de budget pour 2018, chargé de concilier le respect des règles budgétaires européennes et les baisses d'impôts, a relevé sa prévision de croissance pour 2017 de 1,6% à 1,7%.

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin (g) et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'Elysée le 18 mai 2017
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin (g) et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'Elysée le 18 mai 2017 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Cette amélioration, synonyme de rentrées fiscales plus importantes que prévu, notamment en matière de TVA, est "conforme au consensus des économistes", a justifié le ministère de l'Economie.

Pour Philippe Waechter, économiste chez Natixis AM, cette révision est "cohérente". "Le cycle européen est plutôt robuste, on voit des effets de rattrapage sur l'emploi, sur l'investissement des entreprises. Tout ça nourrit la croissance", estime-t-il.

"Maintenant, toute la question est de voir comment l'effet Macron peut éventuellement permettre d'aller au-delà", poursuit l'économiste.

- "réalité du terrain" -

Pour l'heure, le gouvernement reste prudent: dans un communiqué commun, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, ont indiqué qu'ils maintenaient à 1,7% la prévision de croissance pour 2018.

Une hypothèse qui fait le choix "de la sincérité et de la responsabilité plutôt que celui de la facilité de prévisions optimistes qui ont trop souvent conduit à reporter les réformes nécessaires", ont affirmé les ministres.

Le gouvernement, qui a insisté durant l'été sur sa volonté de lutter contre l'"addiction française à la dépense publique", a toutefois revu à la baisse son objectif d'économies pour l'an prochain, de 20 à 16 milliards d'euros.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire quitte le Palais de l'Elysée, à Paris, le 14 septembre 2017
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire quitte le Palais de l'Elysée, à Paris, le 14 septembre 2017 ( ludovic MARIN / AFP )

Selon Bercy, le niveau des dépenses publiques atteindra ainsi 53,9% du PIB en 2018 contre 54,6% aujourd'hui, soit une baisse de 0,7 point. Une telle diminution "ne s'est jamais produite au cours des 15 dernières années", s'est défendu le ministère.

Un argument rejeté par l'opposition. "Le gouvernement recule avant même d'avoir livré bataille", a dénoncé dans un communiqué Eric Woerth, président (LR) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

"Le président Macron découvre la réalité du terrain", a ironisé de son côté le Parti socialiste. "Les annonces d'Edouard Philippe sur un soi-disant dérapage sont oubliées, jetant le doute sur le bien-fondé de sa communication estivale", a-t-il ajouté.

Pour Xavier Ragot, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), la révision des objectifs fixés par le gouvernement est néanmoins une "bonne nouvelle".

"Je ne serai pas de ceux qui disent que c'est un manque de courage. Je pense au contraire que c'est plutôt une forme de lucidité économique", a-t-il déclaré à l'AFP.

Selon le ministère des Finances, l'objectif reste de ramener le taux de dépenses publiques, attendu à près de 54,6% du PIB cette année, à "un peu plus de 50%" dans cinq ans.

"Nous sommes le pays développé qui a le montant de dépenses publiques le plus important par rapport à sa richesse nationale", a déclaré M. Le Maire, jugeant nécessaire de "sortir de ce niveau de dépense excessif qui n'a pas amélioré la situation des Français".

"Ca donne à notre parole politique, en Europe, un poids qu'elle n'avait pas jusqu'à présent", a-t-il insisté.

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