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Bercy demande à la direction de GE de reprendre le dialogue à Grenoble

| AFP | 398 | Aucun vote sur cette news
Le site GE Hydro/Alstom de Grenoble bloqué par des salariés, le 4 octobre 2017
Le site GE Hydro/Alstom de Grenoble bloqué par des salariés, le 4 octobre 2017 ( JEAN-PIERRE CLATOT / AFP/Archives )

A la demande du gouvernement, la direction de General Electric se rendra rapidement à Grenoble pour reprendre le dialogue avec les salariés de l'usine GE Hydro/Alstom, visée par un plan de 345 suppressions d'emplois, a-t-on appris lundi soir auprès du ministère de l'Economie.

"Benjamin Griveaux (secrétaire d'Etat à l'Economie) a demandé à la direction de GE de se rendre sur place dans les meilleurs délais afin de rétablir le dialogue, ce qu'elle a accepté", a-t-on indiqué à Bercy, à l'issue d'une réunion de plusieurs heures entre la direction de la branche énergies renouvelables du groupe américain et le secrétaire d'Etat.

Ce déplacement aura lieu "prochainement", a confirmé General Electric à l'AFP.

GE a annoncé cet été vouloir restructurer son activité hydroélectricité, incluant notamment un plan de suppression de 345 des 800 postes du site de production et conception de turbines hydroélectriques de pointe de Grenoble, passé sous le contrôle du conglomérat américain lorsqu'il a racheté la branche énergie d'Alstom en 2014.

Après une grève et un blocage du site, occupé pendant neuf jours pour s'opposer à ce plan, les représentants des salariés de GE Hydro/Alstom ont été reçus jeudi dernier au ministère de l'Economie mais se sont dit "déçus" à l'issue de cette rencontre.

Lundi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a appelé General Electric à "tenir" les engagements pris en 2014 de créer 1.000 emplois nets en France d'ici 2018.

Jérôme Pécresse, PDG de GE Renewable, et Yves Rannou, en charge de l'activité hydraulique, ont une nouvelle fois confirmé les engagements du groupe durant cette réunion, a assuré le ministère.

Le groupe américain estime actuellement être "à mi-hauteur de cet engagement", selon un porte-parole.

D'ici 2018, GE compte notamment créer 1.000 postes dans la Fonderie digitale (250 personnes) à Paris, un centre de services partagés à Belfort (200 personnes), un programme de recrutement de jeunes talents (240 postes), et sur les différents sites industriels (310 postes).

La future usine de fabrication de pâles d'éoliennes à Cherbourg, actuellement en construction, devrait aussi embaucher plus de 500 personnes lorsqu'elle sera "à pleine charge".

En parallèle, environ 590 postes ont été supprimés en France depuis 2016 -- contre 765 prévus initialement -- dans le cadre d'un plan de restructuration européen.

Outre ces suppressions de postes annoncées, il y a aussi "beaucoup de turn-over, des gens démissionnent", a précisé à l'AFP un représentant de la CFDT, qui doute que le groupe tienne ses engagements.

Sur les embauches prévues à Belfort par exemple, "seulement 100 (ont été) réalisées à ce jour", selon lui.

A l'issue de la réunion avec la direction de GE, le ministère n'a toutefois pas précisé les pistes envisagées concernant l'avenir du site, alors que Bruno Le Maire a affirmé que le gouvernement allait y "travailler".

"Est-ce qu'on peut réinvestir, est-ce qu'on peut faire autre chose? Certainement. C'est là-dessus que nous allons travailler", a déclaré le ministre, jugeant nécessaire que l'entreprise s'adapte à un marché de l'hydroélectricité "largement saturé", ce que contestent les salariés du site de Grenoble.

Pour General Electric, la rencontre de lundi à Bercy a été "constructive" et a permis aux dirigeants de GE "d'exposer les réalités et difficultés structurelles du marché hydroélectrique dans le monde et plus spécifiquement en Europe", a réagi un porte-parole du groupe.

"Des réunions sont prévues dans les jours à venir avec le ministère afin de discuter plus avant de propositions concrètes sur la situation de Grenoble", a-t-il ajouté.

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