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BCE: questions en suspens après le changement de cap monétaire

| AFP | 414 | Aucun vote sur cette news
Le siège de la BCE à Francfort le 26 octobre 2017
Le siège de la BCE à Francfort le 26 octobre 2017 ( Daniel ROLAND / AFP )

La BCE a décidé jeudi de diminuer doucement son soutien à l'économie de la zone euro mais reste loin d'une hausse des taux d'intérêt, attendue par les épargnants et redoutée par les créanciers. Tour d'horizon des questions en suspens.

Quel changement pour les épargnants?

Pour les épargnants rien ne change dans l'immédiat, la rémunération des placements sans risque demeurant historiquement basse, voire s'effritant encore, comme dans l'assurance vie. D'autres produits d'épargne populaires, comme le Livret A en France, ont en revanche bénéficié dernièrement d'importants mouvements de collecte, un mouvement pas prêt de s'arrêter.

Les banques, qui sont aujourd'hui taxées lorsqu'elles laissent au guichet de la BCE leurs liquidités dont elles n'ont pas d'usage, vont continuer à vouloir compenser cette charge par des services facturés aux clients. En Allemagne, certaines banques se mettent aussi à taxer les dépôts des clients à partir d'un certain seuil.

Quel changement pour les créanciers?

En revanche, les emprunteurs, particuliers ou entreprises, vont continuer dans l'immédiat à bénéficier de conditions financières très favorables au moment de négocier un emprunt. La BCE veut continuer à favoriser la distribution de crédit pour faire tourner l'économie et la faire revenir à un niveau souhaité de hausse des prix.

Même chose pour les Etats de la zone euro: la poursuite du "Quantitative Easing" (QE), les rachats par la BCE des emprunts d'Etat par milliards, même à un niveau réduit, fait que ces émetteurs vont encore bénéficier de conditions d'emprunt très favorables sur le marché.

Quand les taux vont-ils remonter ?

Mario Draghi, président de la BCE - ici le 26 octobre 2017 à Francfort - a exclu une prochaine hausse des taux
Mario Draghi, président de la BCE - ici le 26 octobre 2017 à Francfort - a exclu une prochaine hausse des taux ( Daniel ROLAND / AFP )

La dernière hausse des taux directeurs de la BCE, qui servent pour le refinancement des banques commerciales en argent frais et de ce fait ont un impact pour l'ensemble du circuit du crédit jusqu'au consommateur final, remonte à juillet 2011 (de 1,25% à 1,5%). Mario Draghi, depuis qu'il a pris la présidence de l'institut, a lui dû au contraire faire face à une inflation déclinante et n'a cessé de baisser les taux jusqu'à épuisement des possibilités. Le taux directeur principal est à zéro aujourd'hui. Jeudi, il a martelé qu'un nouveau cycle de hausse ne saurait intervenir que "bien après" la fin du programme de rachat de dette, censé ramener l'inflation au niveau recherché, c’est à dire proche de 2% sur la durée. Or, le "QE" a lui-même été prolongé - pour la quatrième fois depuis son lancement en 2015 - jusqu'à septembre 2018. Et comme une fin "abrupte" de ce programme est exclue, autre message fort délivré jeudi, cela repousse une hausse des taux vers la seconde partie de l'année 2019, selon les analystes.

Où se situe la BCE par rapport aux autres banques centrales?

La BCE s'est lancée dans une "séquence prévisible, dans notre stratégie qui est celle d’une normalisation progressive" de la politique monétaire, a déclaré jeudi à Paris le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Si de nombreux pays apprécient la période d'"argent facile" de la BCE, ce n'est pas le cas en Allemagne, pays des épargnants rois, où l'opinion reste majoritairement très critique à l'égard de sa politique de taux bas.

Le président de la Banque Fédérale allemande, Jens Weidmann, a déclaré vendredi à Paris qu'il aurait souhaité "un signal clair sur la fin des achats nets d'actifs" donné par la BCE lors de sa réunion de jeudi, ce qui n'a pas été le cas. M. Weidmann est un farouche opposant des rachats de dette qui "brouillent la frontière entre la politique monétaire et budgétaire", cette dernière relevant seulement des Etats.

La banque centrale américaine a, elle, bien avancé sa sortie de politique de soutien exceptionnelle menée après la crise de 2008-2009. Les taux américains ont repris le chemin de la hausse. Un nouveau resserrement des vannes du crédit est attendu avant la fin de l'année. A l'opposé, la Banque du Japon garde le pied sur la pédale de frein. Son gouverneur, Haruhiko Kuroda, a estimé mi-octobre qu'un taux d'inflation de 2% l'an "est encore lointain", obligeant son institution à "poursuivre sa politique accommodante agressive" de soutien à l'économie.

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