BCE : Christine Lagarde plaide pour des mesures fiscales temporaires et ciblées en réponse à la crise énergétique
Une guerre prolongée pourrait entraîner une fluctuation plus importante et plus durable des prix de l'énergie...
Christine Lagarde s'exprime à la suite de la dernière décision de politique monétaire de la BCE. Un statu quo largement attendu sur fond de guerre au Moyen-Orient et d'envolée des prix de l'énergie. Une flambée des prix des matières premières qui a conduit la BCE a revoir à la hausse ses prévisions d'inflation et à la baisse celles de croissance.
La présidente de la BCE souligne d'abord plusieurs points positifs et indique que la consommation privée et l'investissement devraient continuer de croître. Elle note aussi que la guerre perturbe les marchés des matières premières et pèse sur la confiance et prévient que la hausse des prix de l'énergie devrait faire grimper l'inflation au-dessus de 2% à court terme. Christine Lagarde plaide ainsi pour des mesures fiscales temporaires et ciblées en réponse à la crise énergétique. Cette dernière souligne l'impératif de réduire davantage la dépendance aux énergies fossiles.
Concernant les risques pesant sur l'activité économique, C.Lagarde indique qu'ils sont orientés à la baisse, notamment à court terme en raison du conflit au Moyen-Orient qui pèse sur la confiance des ménages et des entreprises. Un conflit prolongé pourrait entraîner une hausse plus importante et plus durable des prix de l'énergie que prévu, et peser sur la confiance. Ces facteurs éroderaient les revenus et dissuaderaient les entreprises et les ménages d'investir et de consommer. Une détérioration du climat sur les marchés financiers internationaux pourrait freiner davantage la demande. Des frictions supplémentaires dans le commerce international risqueraient de perturber les chaînes d'approvisionnement, de réduire les exportations et d'affaiblir la consommation et l'investissement.
A l'inverse, les risques pesant sur l'inflation sont orientés à la hausse. L'impact serait encore plus marqué dans des scénarios alternatifs prévoyant un choc énergétique plus grave et prolongé. Une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait en effet entraîner une hausse des prix de l'énergie plus importante et plus durable que prévu, accentuant ainsi l'inflation dans la zone euro. Cette hausse pourrait être renforcée et devenir plus persistante si les anticipations d'inflation et la croissance salariale augmentaient en conséquence, si la hausse des prix de l'énergie se répercutait davantage sur l'inflation hors énergie que dans le scénario de référence, ou si la guerre perturbait plus largement les chaînes d'approvisionnement mondiales.
Christine Lagarde explique que la décision du jour a été prise à l'unanimité. Elle souligne que la BCE est bien positionnée pour faire face aux développements actuels et continuera à agir réunion par réunion en fonction des données reçues.
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