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Avions de combat: la région de Bruxelles veut écarter le F-35

| AFP | 868 | 3 par 1 internautes
Un avion de combat Rafale sur une base militaire de Jordanie, le 18 juillet 2017
Un avion de combat Rafale sur une base militaire de Jordanie, le 18 juillet 2017 ( Khalil MAZRAAWI / afp/AFP )

La région de Bruxelles, qui escompte des retombées économiques du renouvellement de la flotte belge d'avions de combat, suggère d'écarter la candidature du F-35 de l'Américain Lockheed Martin au profit des deux autres, le Typhoon d'Eurofighter ou le Rafale français, révèle une note obtenue vendredi par l'AFP.

Le gouvernement de la région Bruxelles-Capitale défendra ses arguments le 25 octobre lors d'"un comité de concertation" sur ce sujet avec les deux autres régions (Flandre et Wallonie) et le gouvernement fédéral, a-t-on précisé au cabinet du ministre bruxellois de l'Economie Didier Gosuin.

C'est au gouvernement fédéral que reviendra le choix final -- attendu courant 2018 -- entre les trois concurrents au remplacement des F-16 américains actuellement utilisés par l'armée de l'air belge.

Il s'agit d'acheter un total de 34 nouveaux avions de combat pour remplacer les F-16 à compter de 2023, un marché estimé à 3,6 milliards d'euros.

Mais en intégrant les frais de développement et de maintenance associés, la Défense belge a estimé le coût total du programme à "15 milliards d'euros sur la durée de vie du futur chasseur, soit 40 ans", relève le gouvernement bruxellois.

Et le secteur aéronautique belge table de son côté sur "un retour industriel possible" s'élevant à "4 milliards d'euros sur 20-30 ans", dont l'économie de la région bruxelloise profiterait à hauteur de "5-10%", d'après la même source.

"Le choix du partenaire sera important sur les retours économiques", insiste le gouvernement régional bruxellois dans cette résolution adoptée le 5 octobre, révélée par le quotidien La Libre Belgique.

"En effet, les experts aéronautiques avancent que l’avionneur américain (Lockheed-Martin, ndlr), partenaire jusqu’ici semblant être privilégié par le (gouvernement) fédéral, n’est pas connu pour être très volontariste ni même actif en termes de retours économiques", ajoute le texte, "cela fait craindre un très faible impact sur l’économie belge ainsi que sur l’économie bruxelloise".

"Les deux autres pays concurrents, au contraire, ont saisi l’importance de la question des +retombées économiques+ pour la Belgique", poursuit la note, rappelant que la candidature du Typhoon est défendue par Londres.

"Le gouvernement britannique propose ainsi d’installer deux centres de fabrication et les Français évoquent une coopération approfondie (formation, coopération industrielle et technique...) avec les trois Régions du pays", indique encore le gouvernement bruxellois.

Jusqu'à présent la candidature du Rafale du groupe français Dassault semblait mal partie par rapport aux deux autres.

Le 4 octobre, le ministre belge de la Défense Steven Vandeput (N-VA, nationalistes flamands) avait reproché à la France de l'avoir formulée en dehors du cadre de l'appel d'offres. Selon lui, la Belgique s'exposerait à "des poursuites judiciaires" de la part des concurrents si elle la prenait en compte.

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