En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
+0.00 %

Aux prud'hommes, des Marocains dénoncent "l'esclavage" dans des exploitations agricoles françaises

| AFP | 398 | 5 par 1 internautes
Des travailleurs détachés marocains employés dans des exploitations agricoles proches d'Avignon aux prud'hommes, le 4 octobre 2018 à Arles
Des travailleurs détachés marocains employés dans des exploitations agricoles proches d'Avignon aux prud'hommes, le 4 octobre 2018 à Arles ( GERARD JULIEN / AFP )

Cinq travailleurs détachés marocains employés dans des exploitations agricoles proches d'Avignon via une société d'intérim espagnole ont dénoncé jeudi devant les prud'hommes "l'esclavage" dont ils estiment avoir été victimes, et demandé réparation.

Heures supplémentaires, primes de précarité et congés non payés, accident du travail non-déclaré, absence de repos hebdomadaire: l'avocat des cinq travailleurs détachés marocains, Me Bernard Petit, a égrené devant les prud'hommes d'Arles les reproches à l'encontre de la société d'intérim espagnole Laboral Terra, basée à Castellon (nord-est) et des sociétés utilisatrices.

"Rien n'est respecté. On a profité de la situation précaire de salariés démunis dont la seule volonté est de travailler", a plaidé l'avocat des cinq trentenaires marocains détachés par Laboral Terra, entre 2012 et 2017, pour effectuer des missions dans huit entreprises spécialisées dans le conditionnement de fruits et légumes des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et du Gard.

Manifestation à l'appel de la CGT devant les prudhommes, le 4 octobre 2018 à Arles
Manifestation à l'appel de la CGT devant les prudhommes, le 4 octobre 2018 à Arles ( GERARD JULIEN / AFP )

"Certains mois d'été on a travaillé 260 heures, puis d'autres mois plus du tout et notre contrat s'arrêtait sans préavis", a raconté aux journalistes Yasmine, 36 ans, avant l'audience. La jeune femme explique avoir travaillé 7 jours sur 7, jusqu'à 12 heures par jour et touché entre 300 et 1.500 euros les mois les plus remplis.

"Ce n'est plus du travail détaché, mais de l'esclavage", dénonce Yasmine qui a constaté "que de nombreuses personnes étaient dans le même cas, mais n'osaient pas parler de peur d'être renvoyées dans leur pays".

Les travailleurs détachés demandent la requalification de leurs contrats de travail en CDI et le versement de 13.800 et 37.000 euros de rappels sur salaires et d'indemnités notamment pour "licenciement sans causes réelles et sérieuses", ainsi que 6.500 euros de dommages et intérêts pour "marchandage" et "prêt illicite de main d’œuvre".

La loi espagnole et non française doit s'appliquer, a fait valoir de son côté Laboral Terra. "L'adresse des salariés était en Espagne, leur contrat de travail rédigé en langue espagnole et régi selon des textes de loi espagnols", a relevé l'avocate de la société d'intérim, Me Charlène Martane.

En début d'après-midi, une centaine de personnes s'étaient rassemblées devant le tribunal pour soutenir les travailleurs détachés à l'appel de la CGT qui s'est joint au dossier.

"C'est de l'esclavage moderne. Ces agences d'intérim mettent à disposition des exploitations agricoles françaises, une main d'œuvre flexible et contrainte à la soumission sous peine d'être renvoyée dans leur pays d'origine", a fustigé Franck Ariès, de l'union locale de la CGT.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...