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Australie, Nouvelle-Zélande: le beurre fond et flambe aussi

| AFP | 358 | Aucun vote sur cette news
La Nouvelle-Zélande, premier exportateur mondial de lait, subit les contre-coups de la flambée mondiale des prix du beurre 
Ci-contre, des mottes de beurre réalisées à Echiré, (Centre-Ouest), le 17 mars 2015
La Nouvelle-Zélande, premier exportateur mondial de lait, subit les contre-coups de la flambée mondiale des prix du beurre Ci-contre, des mottes de beurre réalisées à Echiré, (Centre-Ouest), le 17 mars 2015 ( GUILLAUME SOUVANT / AFP/Archives )

En Nouvelle-Zélande, premier exportateur mondial de lait, les consommateurs subissent les contre-coups de la flambée mondiale des prix du beurre, tout comme dans l'Australie voisine.

Un boulanger australien doit ainsi débourser 240 dollars australiens (158 euros) pour un carton de 25 kilos de beurre, qu'il payait 100 dollars australiens (66 euros) il y a quatorze mois.

Et en Nouvelle-Zélande, une motte premier prix de 500 grammes était vendue 5,55 dollars kiwis (3,26 euros) en septembre, soit une augmentation de 60% par rapport à l'an dernier.

Derrière cette envolée, il y a la pression des cours mondiaux portés par une demande croissante de matières grasses animales.

Si la production mondiale de beurre doit augmenter en 2017 de près de 7.000 tonnes, la consommation est attendue en hausse de plus de 50.000 tonnes notamment en Asie du sud-est et aux Etats-Unis, selon Pierre Begoc, directeur des affaires internationales chez Agritel, un cabinet spécialisé dans les matières premières agricoles à Paris.

En Australie, c'est notamment à une fonte des stocks de beurre que le pays doit faire face: en 2017, il a produit 18% de beurre en moins qu'en 2016.

En cause? Non seulement, les consommateurs locaux ont plus d'appétit pour ce produit réhabilité par les nutritionnistes, mais ils optent aussi davantage pour le lait entier: selon Dairy Australia, les ventes de "full cream milk" (lait entier) ont grimpé de 9% cette année, ce qui réduit d'autant le volume de crème nécessaire à la fabrication du beurre.

L'Australie déplore également une piètre et brève saison de pâturage, qui a limité la qualité nutritionnelle des fourrages et donc la production de matière grasse laitière par les vaches, ainsi qu'une baisse de 7% de sa production de lait.

Conséquence pour les boulangers: une raréfaction du beurre juste avant Noël, la période de l'année où ils en ont le plus besoin.

"Les Christmas cakes, tartes aux fruits et biscuits au chocolat contiennent tous du beurre", dit à l'AFP Brett Noy, boulanger et président de l'Association de l'industrie boulangère australienne.

"Jusqu'à présent, nous avons absorbé la hausse des prix pour ne pas pénaliser nos clients, mais on a atteint un stade critique: chaque semaine, nous dépensons 1.680 dollars australiens (1.104 euros) de plus qu'en temps normal. Si la hausse se poursuit, nous devrons augmenter nos croissants de 5 à 10 centimes", ajoute-t-il.

- Tentation française -

Le beurre fait défaut dans de nombreux supermarchés en France, comme ici à Saint-Sébastien-sur-Loire (Ouest), le 25 octobre 2017
Le beurre fait défaut dans de nombreux supermarchés en France, comme ici à Saint-Sébastien-sur-Loire (Ouest), le 25 octobre 2017 ( LOIC VENANCE / AFP/Archives )

La situation a même poussé de nombreux boulangers "aussies" à se tourner vers le beurre français.

"La plupart (des artisans) soutiennent habituellement les producteurs locaux mais il y a encore un mois, le beurre français était plus abordable que le nôtre et beaucoup de collègues y voyaient une alternative", ajoute le boulanger.

Une situation d'autant plus ironique que le beurre fait défaut dans de nombreux supermarchés en France qui refusent de l'acheter plus cher aux producteurs, ce qui encourage les industriels français à exporter leur beurre pour le vendre à un meilleur prix.

Quant au beurre des voisins néo-zélandais, il est lui aussi très cher. En septembre, la tonne s'établissait à 8.280 dollars kiwis (4.860 euros) contre 5.000 (2.934 euros) un an avant.

En Nouvelle-Zélande, certains boulangers locaux utilisent des ersatz comme la margarine ou abandonnent les croissants, quand d'autres pensent aussi à faire venir du beurre de France, de l'autre côté de la planète.

"Certains collègues sont tentés", admet auprès de l'AFP Kevin Gilbert, boulanger à Dunedin et président de la BIANZ, l'association de l'industrie boulangère de Nouvelle Zélande. "Mais les consommateurs les laisseront-ils faire ? Rien n'est moins sûr. Ici, on aime consommer en patriotes et soutenir ce que notre pays fait de mieux. En l'occurrence, des produits laitiers", ajoute-t-il.

Au cours des huit premiers mois de 2017, la Nouvelle-Zélande, premier pays exportateur de lait du monde, a exporté 170.000 tonnes de beurre, contre 298.000 tonnes sur l'ensemble de 2016, selon les statistiques de Trade Map.

Même de très faible ampleur, la tentation française se discerne dans les chiffres: Selon Eurostat, la Nouvelle Zélande a importé 72 tonnes de beurre de France sur les huit premiers mois de 2017, un volume extrêmement faible, mais qui a quasiment triplé par rapport aux importations de toute l'année 2016 (23 tonnes).

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