En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 116.79 PTS
-0.55 %
5 080.50
-1.23 %
SBF 120 PTS
4 103.77
-0.48 %
DAX PTS
11 589.21
-1.07 %
Dowjones PTS
25 277.25
-1.67 %
7 094.47
-2.53 %
1.146
-0.36 %

Au large de Lorient, un bateau à moteur "vole"

| AFP | 713 | Aucun vote sur cette news
Un semi-rigide équipé de foils décole à la sortie du port de Lorient, le 13 février 2018
Un semi-rigide équipé de foils décole à la sortie du port de Lorient, le 13 février 2018 ( DAMIEN MEYER / AFP/Archives )

Le Zodiac glisse en rade de Lorient et, parvenu à une vitesse de 15 noeuds, se soulève à 20 cm au dessus des vagues. Une société bretonne a testé les foils appliqués aux bateaux à moteur, une première destinée à donner du confort contre le mal de mer.

"A 15/16 noeuds, ça décolle. La vitesse idéale, c'est entre 20 et 30 noeuds. Il y a eu des pointes à 44 noeuds", explique Richard Forest, ingénieur qui a co-fondé la start-up SEAir avec Bertrand Castelnerac, ancien de la course au large.

Après de premiers essais sur une rivière plate, le bateau bleu et blanc, de motorisation standard, a en fait "volé" pour la première fois le 12 juillet. Mardi, sur une mer plutôt calme, ce fut son premier test officiel. Ecologique, il permet, ainsi doté, d'économiser 30% de carburant.

Les foils équipent déjà les voiliers et ont permis en 2013 et 2017 d'accroître les vitesses lors des régates. Ce seront les acteurs révolutionnaires de la 36e édition de la coupe de l'America en 2021 à Auckland, sur des monocoques de 75 pieds.

"Les premiers foils remontent à 1884 au Japon et ensuite il y a eu l'hydroptère" à la fin du 19e siècle, tempère Richard Forest.

Sa société implantée au coeur de la "sailing valley" compte une douzaine d'employés, dont Benoît Lequin, un marin, et David Raison, un ingénieur naval.

Son projet est de "démocratiser la fonction" vol et de "rendre accessible" à plus d'utilisateurs ce qui est "réservé à une élite de la course au large".

- "Plus confortable" -

L'idée est de "donner du confort" aux passagers qui souffrent du mal de mer lors des sorties familiales ou entre amis, voire même aux professionnels qui passent beaucoup de temps au large, dit Benoît Lequin. "Calé sur les deux foils, le bateau évolue à plat comme sur des amortisseurs", ajoute-t-il.

SEAir a déjà équipé des Zodiac de 5,50 m à 7 m. "En zodiac, le problème quand on va vite, ce sont les vagues qui tapent constamment. Ca donne mal au dos. Avec les foils on va lécher le haut des vagues et non plus taper dedans, ce sera plus confortable", souligne Richard Forest.

Fabriqués en carbone "pour être souples et rigides en même temps", les foils sont fabriqués sur place. Ils sont installés à la main ou à l'aide d'un robot sous les coques des semi-rigides. Leur coût: 18.000 euros la paire pour un bateau de 30.000 euros. "C'est encore un peu cher", reconnaît Richard Forest. "L'objectif est d'être à 25/30% du bateau, d'ici deux ans".

Pour y parvenir, SEAir qui vit grâce à quelques investisseurs et à des subventions, veut passer du stade de la start-up à celui d'entreprise. Elle pourra ainsi industrialiser la fabrication de son produit.

Pour comprendre le fonctionnement du foil, "il faut comparer à la main qu'on met à la fenêtre quand on est en voiture. Si vous montez l'inclinaison de votre main, elle est soulevée par le souffle du vent", explique Richard Forest. Selon lui, "le foil est au bateau ce qu'est l'aile est à l'avion".

Le foil est sous l'eau dans les 20 premiers cm et avec un effet de portance, il monte et le bateau ne touche plus l'eau.

SEAir a déjà un premier client dont elle a refusé de décliner l'identité.

Un semi-rigide équipé de foils, au port de Lorient, le 13 février 2018
Un semi-rigide équipé de foils, au port de Lorient, le 13 février 2018 ( DAMIEN MEYER / AFP/Archives )

"Il y a une grosse demande. On est en contact avec le monde du luxe, les loueurs et les professionnels des transports", dit Richard Forest. "On est aussi en contact avec l'armée, pas pour leur vendre, mais pour faire des projets sur mesure avec eux".

L'autre axe d'investissement est l'équipement des bateaux électriques qui vont se développer avec les nouvelles normes environnementales.

"Le bateau électrique qui vole, c'est juste l'avenir. Demain le trafic sur les plans d'eau fermés va être tout électrique. C'est la législation qui va imposer ça, le thermique va être interdit", parie l'ingénieur.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2018

                                                                   Communiqué de…

Publié le 18/10/2018

Des entrepreneurs investisseurs pour les entrepreneursUn club de Business Angels créé par des entrepreneurs et dirigeants d'entreprises,...

Publié le 18/10/2018

Quantum Genomics poursuit le déploiement de son plan stratégique à 3 ans "BAPAIs Fast Growth"...

Publié le 18/10/2018

Au 30 juin 2018, les produits opérationnels de Sensorion, essentiellement le crédit d'impôt recherche, s'élevaient à 1,3 millions d'euros, soit +18...

Publié le 18/10/2018

Rallye " réfute fermement les allégations de Madame Sophie Vermeille, conseil de fonds spéculatifs, relayées par Challenges et mettant en cause la validité de ses comptes ", annonce la…