En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 967.69 PTS
-1.69 %
5 026.50
-0.47 %
SBF 120 PTS
3 976.99
-1.79 %
DAX PTS
11 274.28
-2.17 %
Dowjones PTS
25 191.43
-0.50 %
7 118.67
-0.32 %
1.147
-0.02 %

Au Brésil, Le "café de spécialité", grain en or des petits producteurs

| AFP | 618 | Aucun vote sur cette news
Récolte du café à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 23 novembre 2017
Récolte du café à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 23 novembre 2017 ( MAURO PIMENTEL / AFP )

"Ici, nous avons toujours produit du café ordinaire et nous arrivions tout juste à en survivre. Jamais nous n'aurions pensé pouvoir faire du +café de spécialité+": Afonso Abreu de Lacerda ignorait "avoir un tel trésor entre les mains".

Sur les flancs des montagnes du Caparaó, à cheval sur les États brésiliens du Minas Gerais et de l'Espírito Santo, au nord de Rio de Janeiro, l'agriculteur brésilien, âgé de 45 ans, et ses voisins terminent de cueillir à la main les baies rouges et jaunes sur des arbustes pouvant atteindre deux mètres de haut.

Elles donneront du café arabica dit "de spécialité", à la qualité et au prix nettement supérieurs à ceux du café ordinaire dont le Brésil est le premier producteur mondial.

Ce café de qualité supérieure permet aux producteurs d'échapper aux fluctuations des cours mondiaux et de garantir leurs revenus.

L'agriculteur Afonso Abreu de Lacerda, qui cultive du café de qualité supérieure à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 23 novembre 2017
L'agriculteur Afonso Abreu de Lacerda, qui cultive du café de qualité supérieure à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 23 novembre 2017 ( MAURO PIMENTEL / AFP )

Après avoir trié selon leur niveau de maturité les "cerises" de café, c'est-à-dire les coques semi-rigides servant d'écrin aux grains, et retiré leur pulpe à l'aide d'une machine, Afonso lave les grains mûrs et les dispose sous des serres ouvertes, construites en contrebas de sa plantation de 20 hectares.

Huit à dix fois par jour, lui et ses deux frères, Ademir et José Alexandre, eux aussi caféiculteurs, les retournent au râteau pour assurer un séchage uniforme. Selon la saison, cela peut durer jusqu'à un mois.

"Auparavant, nous récoltions toutes les cerises de café en même temps, dont celles qui n'avaient pas encore atteint leur stade idéal de maturation. Nous les mettions à sécher au sol, sans les décortiquer, et nous les recouvrions d'une bâche quand il pleuvait", se souvient-il.

Ensuite, elles étaient vendues en vrac aux entreprises de torréfaction, "qui mélangeaient tous les grains, quelle que soit leur qualité".

À 1.180 mètres d'altitude, la propriété, située à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, a appartenu au grand-père, puis au père d'Afonso, qui, comme dans le reste des petites exploitations familiales de la région, produisaient leur café selon cette méthode et en vivaient difficilement.

- 'Tirer le meilleur de nos grains' -

Après la visite il y a une dizaine d'années d'un technicien de l'Institut Capixaba de recherche, d'assistance technique et d'extension rurale (Incaper), Afonso et ses frères découvrent que la plantation a le potentiel pour produire du café de qualité supérieure.

Plantations de café à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 24 novembre 2017
Plantations de café à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 24 novembre 2017 ( MAURO PIMENTEL / AFP )

"Notre terroir est idéal (...) mais nous devions améliorer nos méthodes de travail, en particulier le processus post-cueillette", explique Afonso.

Il suit alors des formations. Avec d'autres agriculteurs, en 2009, ils obtiennent des autorités publiques une machine pour trier et dépulper les cerises.

L'année suivante, Afonso remporte, à sa grande surprise, un concours régional de café de qualité supérieure, avant de décrocher plusieurs titres nationaux.

Aujourd'hui, sur les près de 750 sacs de 60 kg produits chaque année sur ses deux propriétés, 400 sont remplis de café de spécialité, qu'il vend jusqu'à 1.500 réais l'unité (465 dollars US), contre 430 réais (133 USD) pour le café ordinaire.

- Liste d'attente pour les acheteurs -

Précurseurs dans la région, Afonso et ses frères vendent désormais leurs grains aux meilleures boutiques spécialisées du Brésil et en exportent les deux tiers dans plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Australie, et le Japon.

Comme eux, des dizaines de caféiculteurs des montagnes du Caparaó se sont tournés vers ce marché, plus exigeant mais plus rentable et en pleine croissance.

Récolte du café à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 23 novembre 2017
Récolte du café à Forquilha do Rio, dans la commune de Dores do Rio Preto, au Brésil, le 23 novembre 2017 ( MAURO PIMENTEL / AFP )

Selon l'Association brésilienne du café de spécialité (BSCA), alors que la demande mondiale de café ordinaire a augmenté de 2% ces dernières années, celle du café supérieur a bondi de 10% à 15%.

"Au départ, nous devions aller démarcher les clients, aujourd'hui, nous avons une liste d'attente d'acheteurs", affirme Cecilia Nakao, 53 ans, productrice et dégustatrice professionnelle.

Dans son auberge, proche de la plantation d'Afonso, cette spécialiste goûte les cafés comme des grands crus, et conseille les caféiculteurs.

"En produisant ce type de café, l'agriculteur se rapproche du consommateur final et de son propre produit et peut se permettre d'être exigeant avec ses intermédiaires", dit-elle. "Pour un petit caféiculteur brésilien, devenir un acteur-clé du marché est quelque chose de très nouveau."

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Tradez sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/10/2018

Cette évolution s'appuie sur un bon développement des activités Internationales et un recul des marchés européens...

Publié le 23/10/2018

La haute autorité des télécoms déplore une dégradation progressive et significative de la qualité de service en matière de téléphonie fixe...

Publié le 23/10/2018

Résultats trimestriels...

Publié le 23/10/2018

Eurobio Scientific a fait évoluer avec succès ses systèmes de management de la qualité pour continuer à justifier du marquage CE de ses produits au-delà de 2019...

Publié le 23/10/2018

'Oggy et les Cafards', le pari gagnant de Xilam. Ce succès mondial made in France compte 7 saisons et 500 épisodes...