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Atouts fraîcheur et nature: la montagne en été, un potentiel encore sous-exploité

| AFP | 445 | Aucun vote sur cette news
Des randonneurs dans les Alpes, près de Val Thorens, en août 2018
Des randonneurs dans les Alpes, près de Val Thorens, en août 2018 ( PHILIPPE DESMAZES / AFP/Archives )

Oxygène, nuits fraîches et grands espaces: la montagne l'été représente un énorme potentiel touristique, mais rares sont les stations de ski à avoir mué en villégiatures estivales, au point de concurrencer sérieusement le bord de mer.

Tony Parker ne s'y est pas trompé: en signant en mai le rachat de la station de Villard-de-Lans, le basketteur français, star de NBA, a mis en avant un projet visant à développer l'activité d'été du site. En précisant bien n'avoir lui-même "jamais skié de sa vie".

"Il y a un potentiel, mais la réalité, c'est qu'un bon nombre de stations ont vieilli: les acteurs qui s'en sortent sont ceux qui font des efforts et investissent en se tournant vers le tourisme quatre saisons, avec activités sportives, bien-être, animations, etc.", résume à l'AFP Didier Arino, directeur du cabinet spécialisé Protourisme.

Car pour lui, "le principal frein de la montagne est la peur de l'ennui, donc ceux qui arrivent à rassurer là-dessus ont de l'avenir".

"La montagne l'été, il faut être clair: si on regarde tendanciellement, elle a été plutôt en déclin parce qu'elle a souffert d'une image de vacances forcément synonymes de sport à tout prix, et parfois aussi d'ennui et d'isolement. Mais cela est en train de changer", tient à souligner Henri Giscard d'Estaing, PDG du Club Med qui compte cinq sites dans les Alpes.

Pâturage estival dans la station de ski des Deux Alpes, en juillet 2017
Pâturage estival dans la station de ski des Deux Alpes, en juillet 2017 ( JEAN-PIERRE CLATOT / AFP/Archives )

Selon lui, "pour être une vraie offre alternative à la mer, il faut que ce soit de vraies vacances: nous proposons dans nos +resorts+ une offre riche en restauration, des piscines intérieures et extérieures, et par exemple des excursions en vélos électriques pour découvrir la montagne mais avec un effort modéré, sans crapahuter systématiquement".

Pour la saison d'été, le Club Med dit attendre plus de 36.000 clients à la montagne, "en croissance par rapport à l'an dernier", dont 27% d'étrangers. "Car l'autre défi de la montagne l'été en France, c'est l'internationalisation de la clientèle", estime M. Giscard d'Estaing.

Randonnées dans les torrents, escalade, parapente, mais aussi sorties dans les villages environnants, découverte du patrimoine ou des spécialités locales: les stations, petites et grandes, de haute ou moyenne altitude, rivalisent de propositions dans leurs brochures pour attirer les vacanciers.

"Montrer des vaches aux enfants"

"Depuis trois ans, la montagne capte l'attention, notamment grâce à des résidences premium comme les Arcs et Avoriaz, des activités et des services", confirme le groupe Pierre et Vacances, qui compte quelque 5.000 appartements à la montagne.

"Il y a un regain d'intérêt pour la montagne, sur l'ensemble des segments de clientèle et toutes les tranches d'âge. On a de plus en plus de trentenaires et pas mal aussi de séjours inter-générationnels, des grands-parents avec leurs petits-enfants", souligne Catherine Gérard, directrice marketing des Villages Clubs du Soleil.

Argument non négligeable, le prix: l'été, "des vacances en montagne, c'est nettement plus accessible que des vacances au bord de l'eau", relève-t-elle.

Les Menuires, en Savoie, en août 2018
Les Menuires, en Savoie, en août 2018 ( PHILIPPE DESMAZES / AFP/Archives )

Dans les onze sites du groupe dans les Alpes et les Pyrénées, les vacanciers "cherchent à fuir la grosse chaleur, associée à la surpopulation des plages l'été. Il y a aussi une quête de sens et de choses simples, comme montrer des vaches à ses enfants, être dans un environnement naturel: la conscience écolo gagne aussi du terrain sur le mode de vacances", estime-t-elle.

Les estivants de la montagne sont "relativement jeunes, 40% des partants ont moins de 40 ans, c'est symbolique d'une dynamique", salue Charles-Ange Ginesy, président de l'Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM).

Il se dit confiant dans la montée en puissance du tourisme d'été: "ce qui se construit lentement se construit sûrement et durablement". Mais il admet qu'"il y aura des stations pour lesquelles il sera beaucoup plus difficile" de se reconvertir.

Pour lui cependant, la règle d'or est que "tout ce que les maires investissent en hiver, doit pouvoir être reconverti l'été: si on implante par exemple un télésiège, il faut veiller à ce que le nouveau domaine skiable qui va être desservi soit utilisable l'été".

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