5 281.58 PTS
+1.13 %
5 278.5
+1.14 %
SBF 120 PTS
4 231.68
+1.11 %
DAX PTS
12 451.96
+0.86 %
Dowjones PTS
25 219.38
+0.08 %
6 770.66
-0.36 %
Nikkei PTS
21 720.25
-
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Assurance chômage: la négociation s'embourbe sur les contrats courts

| AFP | 304 | Aucun vote sur cette news
La négociation sur l'assurance chômage entre patronat et syndicats  embourbée sur le sujet des contrats courts
La négociation sur l'assurance chômage entre patronat et syndicats embourbée sur le sujet des contrats courts ( Jacques DEMARTHON / AFP/Archives )

La négociation sur l'assurance chômage s'est embourbée jeudi sur le sujet des contrats courts, les syndicats regrettant que la position du patronat, qui veut renvoyer la question à des négociations de branches, n'ait "pas bougé d'un iota".

Dans un nouveau texte, débattu lors d'une quatrième réunion de négociations, le Medef, la CPME et l'U2P renvoient toujours la balle aux secteurs les plus concernés (intérim, spectacle, hébergement-restauration, hébergement médico-social), leur demandant notamment de négocier sur les "moyens de favoriser l'accès à l'emploi durable".

Si le patronat prévoit désormais un contrôle par un "groupe de suivi" composé des partenaires sociaux nationaux, il refuse catégoriquement de pénaliser les branches qui ne se saisiraient pas du sujet ou échoueraient. "Il manque toujours le volet +sanctions+", a déploré Véronique Descacq (CFDT) à l'issue de la séance.

"Ca n'avance pas", s'est désolé Michel Beaugas (FO), tandis que Denis Gravouil (CGT) estimait que le patronat n'avait "pas bougé d'un iota".

Selon Alexandre Saubot (Medef), au contraire, il y a "pas mal d'avancées" dans le nouveau texte, mais "une incitation financière n'aura aucun effet sur la précarité".

Face à lui, la CFDT propose, en cas d'échec dans les branches, des cotisations dégressives selon la durée dans l'emploi, la CGT suggère une surcotisation sur les contrats de moins de six mois et FO un bonus-malus.

Eric Courpotin (CFTC), prenant acte du veto patronal, a proposé, dans un document bien accueilli par les autres syndicats, que la sanction ne soit "pas obligatoirement financière" pour les branches, mais puisse prendre la forme d'un "abondement supplémentaire du compte personnel de formation" (CPF) des salariés précaires.

Au-delà des sanctions, les syndicats ont aussi plaidé pour que les négociations concernent davantage de secteurs: 11 pour la CFTC et FO, "toutes les branches" pour la CFDT et la CGT.

Le patronat a reconnu qu'il s'agissait d'un "point dur de la négociation", mais a promis d'"expertiser" les propositions et d'y répondre d'ici la prochaine réunion jeudi prochain.

Sur l'indemnisation des démissionnaires, autre sujet-clé, les débats ont été moins vifs. La CFTC a salué de "vraies avancées", FO "quelques améliorations".

Dans le nouveau texte, Pôle emploi ne serait plus le seul organisme habilité à attester du sérieux du projet professionnel du futur démissionnaire. Et le patronat ne ferme plus complètement la porte aux salariés très diplômés souhaitant se reconvertir dans une profession nécessitant un diplôme inférieur au bac.

Sur ce point, FO et la CFE-CGC jugent toutefois le patronat encore trop restrictif. Jean-François Foucard (CFE-CGC) y voit une "stigmatisation des cadres".

Alexandre Saubot a fait valoir que "les gens avec des niveaux de salaire et de qualification élevés n'ont pas de difficultés particulières pour gérer des transitions sur le marché du travail".

La question du coût de la mesure a également été traitée, le patronat ayant proposé de le plafonner, sans préciser l'enveloppe. "Le montant ne peut pas être significatif", a prévenu M. Saubot.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/02/2018

Le Premier ministre, qui visitait vendredi une usine L'Oréal, n'est pas inquiet après l'annonce par Nestlé de la non reconduction du pacte d'actionnaires qui le lie à la famille Bettencourt…

Publié le 16/02/2018

Le Gabon a annoncé vendredi la réquisition de la SEEG, filiale eau et électricité du groupe français, ainsi que son intention de résilier son contrat de concession.

Publié le 16/02/2018

Le désaccord concernant les conditions de diffusion des chaînes de TF1 sur le réseau d'Orange se poursuit. Orange a annulé des campagnes publicitaires prévues sur TF1...

Publié le 16/02/2018

SOFRAGI Société Française de Gestion et d'Investissement   SA au  Capital de 3.100.000 euros Siège Social : 37, avenue des Champs Elysées - 75008…

Publié le 16/02/2018

      CASINO, GUICHARD-PERRACHON Société anonyme au capital de 169 825 403,88 EUR Siège social : 1, Cours Antoine Guichard 42000…

CONTENUS SPONSORISÉS