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Ascoval: Macron "espère une solution positive", selon des élus de la majorité

| AFP | 392 | Aucun vote sur cette news
La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Agnès Pannier-Runacher, le 26 octobre 2018
La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Agnès Pannier-Runacher, le 26 octobre 2018 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

L'aciérie Ascoval sera-t-elle finalement reprise? Emmanuel Macron, qui suit avec "grand intérêt" le dossier, "espère une solution positive" pour l'usine de Saint-Saulve (Nord) en redressement judiciaire, selon des élus de la majorité reçus mardi à l’Élysée, à la veille d'une réunion à Bercy.

Le chef de l'État "nous a déclaré: +les salariés d'Ascoval sont des gens courageux+" et "il a dit qu'il pensait et espérait une solution positive" pour le site qui emploie 281 personnes, ont rapporté à l'AFP plusieurs élus LREM, qui ont déjeuné avec le président de la République.

Le gouvernement travaille depuis vendredi avec Altifort, seul candidat à la reprise de l'aciérie, sur une offre sans Vallourec, une solution à laquelle les syndicats veulent croire mais qui doit remplir deux conditions selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire: "un financement suffisant" et "un carnet de commandes (...) suffisant".

Interrogé quelques heures plus tard par la Commission des Affaires économiques du Sénat, le ministre a estimé qu'il fallait trouver entre "180 à 250 millions d'euros à investir sur le site d'Ascoval".

Or, "aujourd'hui, (le groupe franco-belge) Altifort peut mettre au maximum 10 millions d'euros", a-t-il rappelé, assurant que le gouvernement allait "se battre" pour trouver les financements manquants.

"Soit le plan flotte et on le soutiendra, soit il ne flotte pas et il faudra le dire les yeux dans les yeux aux salariés", avait déclaré plus tôt sur Radio Classique sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher, insistant sur la nécessité de "trouver une solution pérenne" pour les salariés.

Altifort avait présenté une offre de reprise de l'usine de production d'aciers de moyenne et haute gamme qui impliquait que Vallourec, principal client et désormais premier actionnaire, maintienne pendant un an et demi son niveau actuel de commandes.

Or Vallourec, spécialiste des tubes en acier sans soudures et dont l'État est actionnaire à 17%, a refusé cette demande. Ses comptes sont dans le rouge, avec une perte nette de 307 millions d'euros sur le premier semestre, pour un chiffre d'affaires de 1,09 milliard.

- "Pied de nez à Vallourec" -

Le groupe Vallourec
Le groupe Vallourec ( Selim CHTAYTI / AFP )

"On sait que des clients se sont intéressés à nous suite au mouvement. Est-ce que ça va être montable dans les 24 heures qui viennent ? J'espère", a déclaré à l'AFP Bruno Kopczynski, porte-parole de l'intersyndicale d'Ascoval et délégué CFDT, à une journée de ce qu'il présente comme le "dénouement" attendu. "Ce serait vraiment un gros pied de nez à Vallourec, lui qui, depuis longtemps, pense faire la pluie et le beau temps chez nous."

Les sidérurgistes d'Ascoval ne travaillent plus depuis le 23 octobre et ont bloqué vendredi le site de production de Vallourec à Aulnoye-Aimeries (Nord) pour mettre la pression sur le groupe et le gouvernement.

"Si ça se fait, ce sera avec les concurrents directs de Vallourec comme ThyssenKrupp et tous les tubistes du marché (...) pour compenser les 135.000 tonnes de commandes de barres pleines qu'Altifort demandait à Vallourec sur 18 mois, le temps de monter un train à fil", a-t-il ajouté.

Avant de prendre toute décision sur un éventuel soutien public, le gouvernement a demandé vendredi un avis indépendant sur la situation économique d'Ascoval.

"Tout dépend de cette expertise, si elle est bonne, l'Etat accompagnera financièrement l'offre, si c'est négatif, ils vont se ranger derrière (cet avis), et tout s'arrêtera pour nous", prédit auprès de l'AFP Nicolas Lethellier, délégué CGT chez Ascoval. "Mais tant que le couperet n'est pas tombé, on y croit."

L'avis du cabinet de conseil Roland Berger, mandaté par Bercy pour l'évaluation indépendante de l'aciérie, était attendu dans la soirée à 19H30.

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg doit rendre sa décision le 7 novembre, en pleine visite d'Emmanuel Macron dans la région. Il devrait prononcer à cette occasion un discours sur l'industrie en France.

bur-jpa-tb-frd-vac/fka/cam

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