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Après un an de crise, Renault Nissan Mitsubishi tente de redémarrer

| AFP | 372 | 5 par 1 internautes
L'ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, le 6 mars 2019 à Tokyo après sa première mise en liberté conditionnelle
L'ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, le 6 mars 2019 à Tokyo après sa première mise en liberté conditionnelle ( Kazuhiro NOGI / AFP/Archives )

Déstabilisée pendant un an par les déboires judiciaires de son ancien patron Carlos Ghosn, l'alliance franco-japonaise Renault Nissan Mitsubishi a lancé jeudi de nouveaux grands projets industriels pour tenter de redémarrer.

Les trois groupes ont également décidé la création d'un poste de secrétaire général de l'alliance, chargé de coordonner ces chantiers sous l'autorité du président de Renault Jean-Dominique Senard, a-t-on appris de source proche des entreprises.

Ces décisions semblent marquer un nouveau départ pour ce partenariat paralysé depuis le déclenchement de l'affaire Ghosn. Elles ont été prises lors d'un conseil de l'alliance, dans la matinée de jeudi, au siège de Renault à Boulogne-Billancourt (près de Paris).

Ce conseil créé en début d'année à l'initiative de M. Senard, et qui est convoqué une fois par mois, réunissait les principaux dirigeants de l'alliance.

Étaient notamment présents à Paris, outre M. Senard, le nouveau directeur général de Nissan, Makoto Uchida, le président de Mitsubishi, Osamu Masuko, la directrice général par intérim de Renault, Clotilde Delbos (nommée en remplacement de Thierry Bolloré, récemment limogé), le directeur général de Mitsubishi, Takao Kato, et le directeur des opérations de Nissan, Ashwani Gupta.

"On a une liste de grands programmes. On a décidé de nommer un secrétaire général de l'alliance, qui aura une mission de coordination et d'accélération de ces projets", a indiqué cette source, un dirigeant proche de l'alliance. Il a évoqué "une personnalité de très haut niveau", choisie en interne et ayant l'expérience des trois entreprises.

Thierry Bolloré le 10 septembre 2019, lors d'une conférence de presse au Salon de l'auto de Francfort
Thierry Bolloré le 10 septembre 2019, lors d'une conférence de presse au Salon de l'auto de Francfort ( Tobias SCHWARZ / AFP/Archives )

Les nouveaux projets lancés jeudi concernent en particulier "la programmation commune des véhicules, le dispositif industriel, les programmes de connectivité, la convergence des technologies", a précisé ce responsable, évoquant une "nouvelle atmosphère", "un état d'esprit plus ouvert, plus transparent" entre les dirigeants depuis le départ de Thierry Bolloré et de son homologue chez Nissan, Hiroto Saikawa.

Rentabilité revue en baisse

Après l'éclatement de l'affaire Ghosn en novembre 2018, aucun dialogue constructif, aucune prise de décision stratégique n'a été possible, faisant perdre au total une année à l'ensemble franco-japonais.

La chute de Ghosn, en attente de son procès pour malversations au Japon, avait révélé un empire industriel miné par les conflits.

Contrairement à Volkswagen ou Toyota, l'alliance n'est pas un groupe intégré, mais un partenariat reposant sur des participations croisées. Renault détient 43% de Nissan, qui lui-même détient 15% de Renault et 34% de Mitsubishi.

L'alliance s'était hissée en 2018 au premier rang mondial des constructeurs automobiles, en vendant 10,76 millions de véhicules, plus que Toyota ou Volkswagen. Mais le trio franco-japonais a vu ses volumes chuter cette année, au point de repasser en troisième position...

Plus grave, de nombreux spécialistes doutent de la réalité des synergies industrielles, alors que la rentabilité des membres de l'alliance reste très en deça de leurs grands rivaux.

Renault et Nissan ont récemment revu en baisse leur objectif de marge opérationnelle pour cette année, respectivement à 5% et 1,4% du chiffre d'affaires. En face, Volkswagen affiche entre 6,5% et 7,5%, malgré un scandale des moteurs truqués qui lui a coûté des dizaines de milliards d'euros... Et Toyota caracole à plus de 8%.

Profiter des gros volumes de production afin d'augmenter les profits et la trésorerie est jugé crucial pour financer les révolutions technologiques qui secouent l'industrie automobile (électrification, véhicules connectés, fonctions de conduite autonome, développement de nouveaux services de mobilité).

Le président de Renault Jean-Dominique Senard, au siège social du groupe à Boulogne, le 11 octobre 2019
Le président de Renault Jean-Dominique Senard, au siège social du groupe à Boulogne, le 11 octobre 2019 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

M. Senard avait échoué au printemps à fusionner Renault avec le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (désormais fiancé au rival français PSA), et a depuis mis l'accent sur le redémarrage des initiatives industrielles avec Nissan et Mitsubishi.

Le débat sur une réforme de la gouvernance de l'ensemble attendra, même si les Japonais souhaitent toujours un rééquilibrage capitalistique en leur faveur.

Renault est par ailleurs en train de recruter un nouveau directeur général pour succéder à Thierry Bolloré. Une liste restreinte de candidats comportant trois ou quatre noms est "quasiment établie", selon des sources proches du dossier. Luca de Meo, patron de Seat (groupe Volkswagen), dont le nom a été cité dans la presse, fait figure de favori. La nomination du remplaçant pourrait être effective avant la fin de l'année ou en début d'année prochaine.

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