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Apprentissage: le regain d'intérêt pousse le gouvernement à accélérer la réforme

| AFP | 679 | Aucun vote sur cette news
Un jeune apprenti boulanger prépare du pain dans un institut
Un jeune apprenti boulanger prépare du pain dans un institut ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

Fort du regain d'intérêt pour l'apprentissage, le gouvernement va accélérer la mise en oeuvre de la réforme votée cet été pour que de nouvelles offres de formation soient proposées aux jeunes dès le printemps.

Ces dernières semaines, les indicateurs se succèdent et vont tous dans le même sens: celui d'un renouveau de l'apprentissage, qui souffre en France d'une image dégradée même s'il est jugé efficace pour l'insertion professionnelle.

Le ministère du Travail a annoncé vendredi une hausse de 2,1% des entrées en apprentissage en 2017, soit 294.800 nouveaux contrats, une progression qui devrait nettement s'accentuer cette année au vu des statistiques du premier semestre.

Fin 2017, les centres de formations des apprentis (CFA) accueillaient 430.000 jeunes, avec une forte croissance dans l'enseignement supérieur (+9,1%) confortée par la possibilité d'être désormais apprenti jusqu'à 30 ans au lieu de 26.

Surtout, pour la première fois depuis dix ans, le nombre d'apprentis dans le secondaire est reparti à la hausse (+1,5%) selon l'Education nationale. Et Muriel Pénicaud a fait état mardi d'une progression de 45% des demandes d'orientation en apprentissage à l'issue de la classe de 3e. "C'est très nouveau", a relevé la ministre du Travail, d'autant que le mouvement concerne aussi des "jeunes en réussite scolaire".

Parallèlement, les branches professionnelles, qui vont récupérer la compétence apprentissage au détriment des régions, multiplient les promesses: 50% de hausse d'ici la fin du quinquennat pour les travaux publics (+4.000 apprentis), 40% pour la métallurgie (+25.000) comme les artisans (+60.000).

Même si la France part de loin (seulement 7% des jeunes de 16-25 ans sont en apprentissage contre 15% en Allemagne), cette dynamique pousse le gouvernement à anticiper la mise en oeuvre de la réforme adoptée au Parlement cet été, en particulier le nouveau système de financement des 965 CFA, clé de voûte du dispositif.

Muriel Pénicaud compte recevoir d'ici fin décembre 90% des directeurs de centres qui "ont besoin de visibilité pour construire leur offre de formation en vue des salons de recrutement du printemps", la campagne d'apprentissage, sorte d'année scolaire de la filière, se déroulant par convention de juin à mai.

- un contrat, un financement -

Dorénavant, les CFA, qui seront libres d'ouvrir de nouvelles sections, seront financés pour chaque jeune sous contrat et selon un coût unique sur tout le territoire pour chaque diplôme. "Jusqu'à présent un CAP cuisine est facturé de 2.500 à 14.000 euros suivant le centre", souligne-t-on au ministère.

Les branches devront avoir fixé ces "coûts-contrats" d'ici le 1er février. Ceux-ci seront ensuite validés, avant le 1er avril, par la nouvelle agence France compétences, et fixés par l'Etat si nécessaire.

"Il y a une garantie légale de financement : dès qu'il y aura un contrat, il y aura un financement", insiste-t-on au ministère. Si nécessaire, France compétences pourra s'appuyer "sur plusieurs centaines de millions d'euros de taxe d'apprentissage non dépensés aujourd'hui par certaines régions".

La réforme de l'apprentissage, dont l'essentiel des décrets doit être publiée d'ici la fin de l'année, contient aussi d'autres mesures: suppression du passage obligatoire devant les prud'hommes pour licencier un apprenti, assouplissement des règles relatives au temps de travail des apprentis mineurs, aide au permis de conduire...

Par ailleurs, le ministère a confirmé que la nouvelle aide unique versée aux employeurs, au lieu des quatre existante, sera de 4.200 euros la première année pour les entreprises de moins de 250 salariés préparant à des diplômes de niveau bac ou inférieur.

Quant aux TPE, le ministère a calculé que leur reste à charge sera de "65 euros par mois" pour un mineur, y compris avec la hausse de rémunération de 30 euros décidée pour les apprentis de 16 à 20 ans.

"Il n'y a plus de sujet de coût du travail de l'apprentissage", estime-t-on au ministère.

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