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Washington enquête sur l'aluminium chinois, Pékin promet de contre-attaquer

| AFP | 222 | Aucun vote sur cette news
Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross lors d'une visite en Chine, le 9 novembre 2017
Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross lors d'une visite en Chine, le 9 novembre 2017 ( THOMAS PETER / POOL/AFP/Archives )

Pékin a exprimé mercredi son "vif mécontentement" face au "protectionnisme" des Etats-Unis, qui ont annoncé recourir à une rare procédure pour enquêter sur des subventions présumées sur l'aluminium chinois importé: le géant asiatique promet de contre-attaquer pour "défendre" ses entreprises.

Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a annoncé mardi avoir initié, de son propre chef, des investigations pour déterminer si "les feuilles d'aluminium ordinaires" importées de Chine sont subventionnées de manière déloyale pour être vendues aux Etats-Unis en-dessous de leur prix de revient, au préjudice de l'industrie américaine.

"Une telle manière de faire est rarissime dans l'histoire du commerce international. La Chine exprime son vif mécontentement face à la tendance au protectionnisme commercial dont font preuve les Etats-Unis", a répliqué dès le lendemain le ministère chinois du Commerce dans un communiqué.

La Chine "prendra les mesures nécessaires pour protéger les droits et intérêts légitimes de (ses) entreprises", poursuit ce texte attribué à Wang Hejun, directeur du "Bureau des aides commerciales et enquêtes", sans préciser les actions envisagées.

De fait, l'enquête américaine n'a pas été lancée à la demande d'une entreprise ou d'une organisation professionnelle comme c'est habituellement le cas, mais à l'initiative du département du Commerce.

Une démarche inédite depuis 1991, qui élargit encore davantage l'arsenal déployé par Washington contre les importations chinoises.

C'est selon M. Ross le signe d'une "vigilance constante dans le soutien à un commerce libre, équitable et réciproque". "Le président Trump a clairement fait savoir depuis le début que les pratiques commerciales déséquilibrées ne seront pas tolérées sous son administration", a-t-il martelé.

Dans une usine de production d'aluminium à Huabei, dans le nord de la Chine, le 20 mai 2017
Dans une usine de production d'aluminium à Huabei, dans le nord de la Chine, le 20 mai 2017 ( STR / AFP/Archives )

En 2016, les importations par les Etats-Unis de feuilles d'aluminium en provenance de Chine ont représenté 603,6 millions de dollars, selon les chiffres gouvernementaux américains.

Le matériau est notamment crucial pour l'armée américaine et ses équipements.

Si l'enquête devait déterminer que ces produits ont bénéficié de subventions au détriment de l'industrie américaine, Washington imposera des taxes à ces importations "à la hauteur des subventions qui auront été estimées".

De son côté, Pékin met en garde: "l'obstruction artificielle au (fonctionnement) ordonné et normal des échanges bilatéraux sur l'aluminium nuira aux intérêts des deux pays", a martelé le ministère chinois du Commerce, suggérant des mesures de représailles de la part du pays asiatique.

- L'acier et le bois aussi -

Fin octobre, le ministère américain du Commerce avait déjà annoncé l'imposition de droits antidumping sur plusieurs catégories de feuilles d'aluminium chinoises, qui avaient été frappées par des mesures anti-subventions en août.

Mais il agissait alors à la suite d'une requête de groupes américains. Ces derniers avaient déploré au printemps que la surproduction chinoise, alimentée selon eux par de généreuses subventions publiques, menaçait de provoquer l'effondrement de l'industrie américaine de l'aluminium.

Le regain de tensions commerciales entre les deux puissances intervient après la première visite en Chine de Donald Trump début novembre.

Le milliardaire avait appelé son homologue Xi Jinping à établir un terrain "plus équitable" pour les échanges bilatéraux. Pour autant, il avait indiqué "ne pas reprocher" à Pékin d'avoir gonflé son excédent commercial en tirant avantage des administrations américaines précédentes.

Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Pékin, le 9 novembre 2017
Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Pékin, le 9 novembre 2017 ( Fred DUFOUR / AFP/Archives )

Les Etats-Unis constituent le deuxième partenaire commercial de la Chine après l'Union européenne, mais les frictions se multiplient. Outre l'aluminium, d'autres secteurs sont dans le collimateur de l'administration Trump.

En avril, son ministère du Commerce avait ainsi eu recours à une procédure spéciale, elle aussi rarement utilisée, visant les importations d'acier, estimant qu'elles pouvaient nuire aux intérêts des Etats-Unis, notamment en matière de défense.

Cette enquête s'effectue dans le cadre de l'article 232 du code du commerce américain, notamment utilisé dans les années 1970 lors de la crise pétrolière et plus récemment en 2001, déjà dans le secteur de l'acier.

Plus récemment, mi-novembre, Washington avait annoncé imposer des droits compensateurs et antidumping sur des importations chinoises de bois contreplaqué qui ont représenté l'an dernier plus d'un milliard de dollars. Pékin avait qualifié la décision de "discriminatoire" et de "déraisonnable".

La nouvelle procédure intervient par ailleurs alors que la Corée du Nord a tiré mercredi un missile balistique intercontinental. Or, Donald Trump exhorte la Chine, principal allié de Pyongyang, à agir davantage pour faire pression sur son turbulent voisin.

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