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Allemagne: reprise des négociations salariales, IG Metall durcit le ton

| AFP | 348 | Aucun vote sur cette news
Un salarié en grève du groupe Hydro Aluminium, lors d'une manifestation à Hambourg, le 10 janvier 2018
Un salarié en grève du groupe Hydro Aluminium, lors d'une manifestation à Hambourg, le 10 janvier 2018 ( Axel Heimken / dpa/AFP )

Plus de 76.000 salariés de l'industrie allemande ont cessé temporairement le travail jeudi sur 400 sites à l'appel du puissant syndicat IG Metall, qui tente d'arracher une hausse des salaires et une semaine de 28h sous condition.

Ces arrêts de travail, qui sont montés progressivement en puissance depuis lundi, concernant environ 250.000 personnes à travers le pays, affectent pendant quelques heures des entreprises soigneusement choisies (Siemens, Caterpillar, Daimler, Airbus, Mercedes, Miele), a indiqué IG Metall dans un communiqué.

Elles ont symboliquement précédé jeudi le début d'une troisième session de négociations entre les partenaires sociaux à Böblingen, dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) qui a débuté en début d'après-midi.

"Nous attendons aujourd'hui des employeurs un grand pas en avant dans notre direction", a déclaré Roman Zitzelsberger, directeur régional d'IG Metall, juste avant le huis clos.

"Nous attendons d'IG Metall des solutions pour répondre au volume de travail", a répondu le représentant du patronat Stefan Wolf, cité par l'agence allemande DPA.

Les négociations saisonnières entamées à l'automne n'ont pas permis de conclure un nouvel accord pour cette vaste branche fourre-tout qui recouvre l'automobile, les industries électriques et électroniques (semi-conducteurs, électroménager, machines-outils...) ou encore la métallurgie, et emploie 3,9 millions de personnes.

Non seulement le patronat propose 2% de hausse des salaires quand IG Metall en exige 6%, mais il refuse aussi fermement la principale revendication du syndicat: la possibilité de passer de 35 à 28 heures de travail par semaine, avec compensation financière partielle par l'employeur, pour ceux qui souhaitent s'occuper de leurs proches. La formule serait valable deux ans au maximum et devrait garantir un retour à un poste à plein temps.

Le dirigeant du syndicat a durci le ton mercredi en donnant au patronat jusqu'à la fin du mois pour faire avancer les négociations.

"Si les employeurs n'abandonnent pas leur posture de blocage pour parler avec nous du temps de travail, nous devrons prendre des mesures plus drastiques", a prévenu Jörg Hofman lors d'une rencontre avec la presse à Francfort (ouest), siège du syndicat.

"Nous verrons alors s'il y a lieu de continuer de négocier, si nous continuons les arrêts de travail, ou si nous organisons le vote de grèves dures", a-t-il déclaré dans la presse.

Les débrayages de quelques heures accompagnent traditionnellement les négociations salariales en Allemagne, mais les grèves de 24 heures sont plus rares et IG Metall n'a pas organisé de grève nationale et illimitée depuis 2003.

Le président de la Fédération des employeurs (BDA), Ingo Kramer, a jugé jeudi dans le journal Rheinische Post que la semaine de 28 heures risquerait de "porter atteinte à la paix sociale dans les entreprises, si certains salariés peuvent réduire leur temps de travail en recevant une compensation financière et que leurs collègues doivent prendre en charge leur travail sans être payés davantage".

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