5 408.23 PTS
+0.40 %
5 406.5
+0.37 %
SBF 120 PTS
4 306.42
+0.26 %
DAX PTS
13 148.47
+0.19 %
Dowjones PTS
24 386.03
+0.23 %
6 393.89
+0.78 %
Nikkei PTS
22 866.17
-0.32 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Alimentation: le logo "Made in France" rassure, mais trompe parfois

| AFP | 200 | Aucun vote sur cette news
Le
Le "Made in France, un nouveau nationalisme alimentaire qui rassure les consommateurs mais pas toujours à bon escient ( FRED TANNEAU / AFP/Archives )

Derrière les drapeaux tricolores et les logos "Made In France" sur les emballages, un nouveau nationalisme alimentaire qui rassure les consommateurs se développe, mais pas toujours à bon escient, soulignent associations de consommateurs et experts.

A l'occasion du 14 juillet, l'ONG Foodwatch publie une enquête selon laquelle derrière l'abondance de bleu-blanc-rouge "se cachent" parfois de "véritables arnaques", avec des produits assemblés dans l'Hexagone à partir d'ingrédients importés de pays lointains.

"De grandes marques, des marques de distributeurs mais aussi bio mettent en avant le +made in France+ pour des aliments qui ne contiennent parfois pas le moindre ingrédient français", déplore l'ONG, alors que 91% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour consommer des produits fabriqués en France, selon un sondage Ifop d'octobre 2016.

Selon Karine Jacquemart, de Foodwatch, "rien ne contraint les fabricants à indiquer la vérité sur l'origine des ingrédients qui composent les aliments", à l'exception de la viande et du lait dans les plats préparés, depuis l'expérimentation lancée par le précédent ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll début 2017.

"L'ambiguïté profite clairement aux industriels qui désinforment les consommateurs" à coup de logos bleu-blanc-rouge, dénonce-t-elle.

- Repli -

FoodWatch pointe une liste de glissements sur les étiquettes: Des cornichons "conditionnés en France" qui viennent d'Inde, une tarte aux framboises Carrefour "cuisinée en France", avec des fruits de Serbie et d'Amérique du sud. Ou des lardons Madrange arborant une rosette tricolore et la mention "fabriqué en France" qui ne signifient pas pour autant que le porc -étiqueté UE- est français.

Pour Pascale Hebel, directrice du pôle consommation et Entreprises du Centre de Recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), le marketing des entreprises est "rarement complètement mensonger", pour éviter les sanctions.

Mais elle confirme "la forte demande de produits français ou régionaux" par les consommateurs.

A la question "lorsque vous faites vos achats est-ce que le critère +fabriqué en France+" est important pour vous? 75% des personnes interrogées répondent oui, selon une étude du Credoc de juin.

"Ce critère n'a jamais été aussi haut", déclare Mme Hebel à l'AFP. En 2000, il n'était que de 65%. Et il est plus haut que dans les autres pays européens.

"Ce critère monte à chaque fois qu'il y a du chômage, les consommateurs veulent défendre l'emploi français. En général il baisse lorsque l'économie reprend, mais, en ce moment, l'économie repart et il ne baisse pas", constate l'experte.

Elle discerne trois autres facteurs expliquant ce repli vers une forme de chauvinisme alimentaire.

D'abord, la crise agricole qui perdure. Les consommateurs ont pris conscience d'une agriculture traditionnelle qui disparait et veulent la soutenir.

Puis des raisons environnementales: l'achat local permet d'économiser du transport, même si les tomates du Maroc muries au soleil en pleine terre et arrivées par bateau consomment parfois moins d'énergie que certaines tomates françaises sous serre, selon Mme Hebel.

- Peurs alimentaires -

Les peurs alimentaires "jouent aussi beaucoup" après des scandales récents, dit-elle.

"Le lien social rassure, le consommateur estime que son voisin ne va pas chercher à l'empoisonner" selon Mme Hebel. "Scientifiquement, ce n'est pas faux", car les produits français ont souvent des critères sanitaires "plus élevés" que certains produits importés.

Le dernier Hors-Série de 60 Millions de consommateurs se pose les mêmes questions concernant la multitude de labels issus des terroirs de France, en passant au crible les marques créées par les grands distributeurs.

La revue salue notamment les labels "Reflets de France" (Carrefour), "Saveurs de nos régions" (Lidl) et "Itinéraire des saveurs" (Intermarché). Le premier a un "cahier des charges draconien". Le second parie sur des offres régionalisées selon les magasins, le troisième "compte 232 références dont tous les ingrédients sont 100% Français".

Mais elle est plus réservée vis-à-vis des gammes "U Saveurs" (Système U), "Ca vient d'ici" (Casino), "Sélection de nos régions" (Leader Price) et "Mmm" (Auchan), jugées plus floues et parfois ambigües sur l'origine des produits.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 12/12/2017

Le titre baisse. Goldman Sachs n'est plus acheteur...

Publié le 12/12/2017

Le groupe conserve une force de frappe conséquente pour des acquisitions...

Publié le 12/12/2017

Le 8ème Investor Summit organisé hier par Cegedim a été l'occasion pour Gilbert Dupont de faire un point sur la société, ses activités et son plan de...

Publié le 12/12/2017

Le projet d’OPA d’Atos sur Gemalto de 4,3 milliards d'euros est accueilli favorablement par le marché, l’acquéreur potentiel gagnant 5,02% à 130,85 euros et la cible 32,78% à 45 euros. Le…

Publié le 12/12/2017

La transaction ne va pas affaiblir le profil du groupe...

CONTENUS SPONSORISÉS