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Alimentation: Le bio, en plein boom, fait face à un risque de pénurie

| AFP | 180 | Aucun vote sur cette news
Tout le monde veut manger bio, mais beaucoup d'assiettes risquent de rester vides si les installations d'agriculteurs biologiques devaient ralentir en France
Tout le monde veut manger bio, mais beaucoup d'assiettes risquent de rester vides si les installations d'agriculteurs biologiques devaient ralentir en France ( MYCHELE DANIAU / AFP/Archives )

Tout le monde veut manger bio. Mais beaucoup d'assiettes risquent de rester vides si les installations d'agriculteurs biologiques devaient ralentir en France, faute d'aides dédiées, a averti le patron de l'Agence Bio.

La consommation de produits bio en France a fait un bond de 14% au premier semestre 2017, une croissance tirée pour la première fois par la grande distribution où les ventes ont progressé de 18% contre +12% dans les magasins spécialisés, selon les données publiées vendredi.

L'engouement pour des produits cultivés de façon naturelle s'inscrit en profondeur dans la société: 69% des Français disent consommer du bio au moins une fois par mois, selon le baromètre Bio/CSA de janvier 2017. En 2003, lors de la première édition de ce baromètre, 46% des Français n'en consommaient jamais.

Même si l'alimentation bio ne représente qu'un peu moins de 4% de toute les dépenses de nourriture en France, 40% des adultes déclarent en consommer "toujours" ou "souvent" dans la troisième étude sur les habitudes alimentaires des Français publiée par l'Anses (Inca 3) en juin.

Et consommer du bio n'est pas seulement lié aux revenus puisque, selon l'Anses, les agriculteurs représentent la troisième catégorie de consommateurs après les cadres et les professions intermédiaires.

- Les rayons sont vides le soir -

Ces chiffres montrent "un attachement au terroir, au local, une connaissance des réseaux, qui corrigent l'impression que le bio est réservé aux gens aisés", dit Florent Guhl, patron de l'Agence Bio.

Le goût pour le bio est tel que "nous nous heurtons à des pénuries aujourd'hui", ajoute-t-il, en citant "les rayons vides le soir" dans les grandes surfaces. La croissance de la consommation "aurait vocation à être encore plus importante si on avait assez de produits".

Et "si on ne fait rien aujourd'hui, la France risque de dépendre de l'importation pour sa consommation bio d'ici une dizaine d'années", avertit-il, en évoquant à mots couverts quelques géants de l'agroalimentaire ou de la restauration rapide en train de convertir à grande vitesse une partie de leur offre en bio.

Actuellement, 71% des produits bio consommés sont produits en France (et 81% lorsque sont exclus les produits exotiques).

"Actuellement le risque de pénurie porte sur pratiquement tous les rayons, il n'y a pas un secteur plus en délicatesse qu'un autre, et c'est essentiellement un problème de politique publique" dit M. Guhl.

Bon nombre d'agriculteurs ne savent toujours pas ce qu'ils vont toucher comme aides pour... 2014, les retards de paiement d'aides européennes qui touchent toute l'agriculture sont particulièrement aigües dans la bio.

Certains agriculteurs, qui viennent de se lancer, ont avancé sur leurs propres deniers les 30.000 à 40.000 euros de trésorerie qu'ils étaient censés toucher en aide soit de l'Etat, soit de leur région. Ce qui menace leur pérennité et leur survie.

M. Guhl estime que le secteur a besoin d'un "état des lieux" en soulignant que toutes les régions n'ont pas les mêmes politiques de soutien.

Certaines disent qu'elles ne pourront pas financer les aides prévues par la dernière Politique agricole commune (PAC) jusqu'en 2020. D'autres, comme la Nouvelle-Aquitaine, ont lancé récemment une politique dédiée et volontariste.

M. Guhl espère qu'une solution se dégagera "dans quelques jours" lorsque "l'Etat et les régions vont se réunir" sur le sujet.

En attendant l'Agence Bio fait cinq propositions dans le cadre des Etats généraux de l'alimentation en cours, pour que la France maintienne son autosuffisance.

Elle demande le maintien des dispositifs d'aide aux producteurs, la "priorisation" de l'accès au foncier pour les jeunes agriculteurs qui veulent s'installer en bio, l'introduction progressive de 20% de produits bio dans la restauraiton collective d'ici 2022, le doublement du fonds "Avenir Bio", et l'orientation des outils de financement privé vers la bio, comme par exemple le livret de Développement durable.

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