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Algérie: hausse des dépenses sociales et des taxes au menu du buget 2018

| AFP | 444 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia (c), le 17 septembre 2017 devant le Parlement à Alger
Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia (c), le 17 septembre 2017 devant le Parlement à Alger ( RYAD KRAMDI / AFP/Archives )

La loi de Finances 2018 votée dimanche en Algérie prévoit une augmentation des dépenses sociales malgré la baisse des recettes due à la chute des prix du brut, que des créations ou hausses de taxes visent à compenser.

Les députés algériens ont par ailleurs confirmé le rejet de la création d'un impôt sur la fortune, proposée par le gouvernement. La Commission des Finances de l'Assemblée nationale avait argué de difficultés d'application et de craintes d'une fuite de capitaux vers le secteur informel ou l'étranger.

L'Algérie subit de plein fouet depuis 2014 la chute des prix du brut, qui assure 95% de ses recettes extérieures, faisant fondre ses revenus budgétaires et ses réserves de changes.

Mais la loi de Finances budgète une hausse de 7,9% des dépenses liées au généreux système social (subvention de nombreux produits de base, aides aux logements, éducation et soins gratuits). Une réforme des divers "transferts sociaux" avait pourtant été envisagée plus tôt dans l'année.

Ces dépenses sociales représenteront en 2018 quelque 12,8 milliards d'euros soit 8,4% du PIB et environ 20% des dépenses de l’État, estimées à 62,8 milliards d'euros.

Cette hausse vise à pallier l'augmentation sur les marchés des prix de produits importés subventionnés, a indiqué à l'AFP l'économiste Abderrahmane Mebtoul qui fut, entre 2013 et 2016, conseiller du Premier ministre de l'époque.

"La Loi de Finances 2018 a fait un équilibre entre la chute des recettes (issues) des hydrocarbures et un souci de cohésion sociale à la veille de la présidentielle de 2019", a expliqué M. Metboul.

"Il n'y aura pas de mesures de réformes structurelles avant 2019. Le politique prime sur l'économique à la veille d'échéances électorales et ce n’est pas propre à l'Algérie", a-t-il ajouté, estimant que le maintien de ce système de "transferts sociaux" au-delà de cette échéance dépendrait des rentrées pétrolières.

- 'Retombées inflationnistes' -

Les Algériens seront toutefois touchés au portefeuille par la création ou la hausse de taxes.

Le budget 2018, établi sur la base d'un baril à 50 dollars (pour un cours actuel de 58 à 60 dollars), prévoit une hausse de 9,8% des recettes fiscales, pour des recettes totales établies à environ 47,3 milliards d'euros, soit un déficit budgétaire d'environ 15,5 milliards d'euros.

La Taxe sur les produits pétroliers (TPP) augmentera notamment de plus de 17% pour l'essence et d'environ 11,5% pour le gazole. Une nouvelle taxe sera en outre appliquée au tabac, en plus d'une hausse de 10% d'une taxe déjà existante. Une taxe de 1% sur toutes les importations est également créée.

"Concernant la taxe sur le carburant, il faut faire attention à ses retombées inflationnistes. Les commerçants vont répercuter la hausse sur les prix", a averti l'économiste Abdelatif Rebah, interrogé par l'AFP.

Il regrette l'abandon du projet d'impôt sur la fortune, basé sur le patrimoine, "une mesure qui aurait permis l'équité fiscale".

Cela "engendre un manque à gagner fiscal supplémentaire", alors que, selon lui, le "montant de non recouvrement des impôts (normalement dus) s'élève à plusieurs dizaines de milliards de dinars", soit des centaines de millions d'euros.

"Le retrait de cet impôt" sur la fortune "aura des effets négatifs auprès de l’opinion publique", a admis de son côté M. Metboul, tout en l'estimant "inapplicable" en Algérie, faute de système "pour détecter qui est riche et qui est pauvre" et en raison de l'importance du secteur informel dans l'économie.

Parmi les mesures de "traçabilité financière" visant à maintenir l'argent dans le secteur formel, les commerçants devront d'ici un an "mettre à la disposition du consommateur des terminaux de paiement électronique", quasi-inexistants en Algérie dans les magasins, où les paiements s'effectuent essentiellement en liquide.

Les observateurs soulignent par ailleurs que la loi de Finances est établie sur la base d'une croissance de 4% en 2018, alors que le FMI ne prévoit que 0,8% dans ses dernières prévisions.

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