En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 495.55 PTS
+0.81 %
5 494.0
+0.77 %
SBF 120 PTS
4 398.38
+0.74 %
DAX PTS
12 439.18
+0.91 %
Dowjones PTS
26 656.98
+0.95 %
7 569.03
+0.00 %
1.179
+0.09 %

Airbus et Dassault développeront ensemble l'avion de combat franco-allemand

| AFP | 333 | 3 par 1 internautes
Les deux rivaux de toujours, Airbus et Dassault Aviation, développeront ensemble le futur avion de combat franco-allemand
Les deux rivaux de toujours, Airbus et Dassault Aviation, développeront ensemble le futur avion de combat franco-allemand ( LOIC VENANCE, Eric PIERMONT / AFP/Archives )

Un tournant "historique": les deux rivaux de toujours, Airbus et Dassault Aviation, développeront ensemble le futur avion de combat franco-allemand, pièce maîtresse dans la stratégie de Paris et Berlin pour assurer la souveraineté européenne en matière de défense.

Les deux avionneurs ont annoncé avoir "regroupé leurs forces pour le développement et la production du Système de combat aérien du futur européen (Scaf)" à l'horizon 2040, à l'occasion du salon aéronautique de Berlin (ILA).

"Ce partenariat représente un accord industriel historique pour assurer l'autonomie stratégique et le leadership technologique de l'Europe dans le secteur de l'aviation militaire au cours des décennies à venir", selon leur communiqué.

Airbus et Dassault ont mis au point une "feuille de route commune" qui comprendra des propositions pour le développement de "démonstrateurs" à partir de 2025.

Les deux industriels, aujourd'hui concurrents avec leurs avions de combat respectifs, l'Eurofighter et le Rafale, relèvent le défi politique lancé par Paris et Berlin, tout en joignant leurs forces face à une concurrence américaine extrêmement agressive.

- 'nous sommes prêts' -

"Le premier message est de dire +oui, nous sommes prêts+", a déclaré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, lors d'une conférence de presse avec le patron d'Airbus Defence and Space, Dirk Hoke, dans la capitale allemande.

"C'est un moment historique pour l'industrie" européenne, a ajouté M. Hoke, "un grand pas en avant pour développer les compétences en Europe et assurer la souveraineté européenne."

Les deux capitales s'étaient entendues l'été dernier sur le principe d'un "système de combat aérien européen". Une première étape doit être formalisée jeudi lors du salon.

Il s'agit de la signature par les chefs d'état-major des armées de l'air des deux pays, sous la férule de la ministre des Armées Florence Parly et de son homologue Ursula von der Leyen, d'un document d'une trentaine de pages, "très structurant pour exposer les besoin des militaires pour un système de combat aérien à l'horizon 2040", indique-t-on dans l'entourage de Mme Parly.

Le Scaf est conçu comme un système complet associant un avion de combat de nouvelle génération, des drones MALE (moyenne altitude, longue endurance), des avions existants qui seront encore en service après 2040, de futurs missiles de croisière et des drones évoluant en essaim.

Il sera connecté à des avions de mission, des satellites, des systèmes de l' OTAN et des systèmes de combat terrestres et navals.

- 'Première brique' -

"Il y a une volonté politique très forte de faire un système de combat aérien en coopération avec l'Allemagne", souligne l'entourage de la ministre française, qui parle d'une "première brique" pour un "projet qui va structurer notre industrie de défense aéronautique européenne pour des décennies."

En inaugurant le salon mercredi, la chancelière Angela Merkel a confirmé que la coopération franco-allemande "dans le domaine de la Défense, est évidente". Elle "stimule toujours la coopération européenne et c'est ainsi que nous donnons de plus en plus vie à l'Union européenne de la Défense."

Le programme d'avion militaire franco-allemand doit assurer l'autonomie stratégique européenne face aux Etats-Unis, mais aussi à l'Asie. "Le moyen d'avoir une liberté d'action, de décider où, quand on mène nos opérations, de pouvoir exporter nos produits nécessite des développements européens", explique-t-on au ministère français des Armées.

Des propos illustrant "deux visions" de l'Europe de la Défense, qu'explique Pierre Haroche, de l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire: "la France veut en faire un petit groupe d'avant-garde avec une capacité stratégique, notamment pour les opérations extérieures, quand l'Allemagne y voit un moyen de ressouder l'UE après le Brexit".

Le calendrier prévoit un deuxième jalon en 2021 sur l'architecture du système, l'avion lui-même, l'armement, etc.

D'ici là, de premiers contrats aux industriel fin 2018 début 2019. Outre Airbus et Dassault, il s'agit de Thales, Safran, MBDA, l'allemand MTU.

Les deux capitales se disent ouvertes à l’accueil d'autres pays, mais sans tomber dans les travers de certains programmes internationaux d'armement passés, dont les coûts et les calendriers ont déraillé en raison du grand nombre de partenaires impliqués.

La Grande-Bretagne, qui s'était associée à la France pour développer un drone de combat en 2014, n'est pas dans l'équation pour l'heure, notamment en raison du Brexit. Mais Paris laisse entendre qu'elle pourrait la rejoindre plus tard.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/09/2018

D'un point de vue graphique, le titre évolue à la hausse après avoir brisé, le 13 septembre dernier, la borne haute d'un canal baissier. En outre, les cours ont dépassé le niveau de résistance…

Publié le 21/09/2018

Mauna Kea Technologies cède 2,77% à 3,155 euros après l'annonce d'une perte nette semestrielle de 6,836 millions d'euros, contre une perte de 5,787 millions un an plus tôt. Au 30 juin, la medtech…

Publié le 21/09/2018

Résultats trimestriels...

Publié le 21/09/2018

ECA Group a annoncé une nouvelle vente de drone sous-marin autonome AUV (« Autonomous Underwater Vehicle ») de la gamme A18. Celui-ci sera livré au client fin 2019 en version grande profondeur…

Publié le 21/09/2018

Stéphane Bianchi, ancien dirigeant d'Yves Rocher et actuel membre du conseil du groupe suisse Maus (Lacoste, Aigle...