En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 412.83 PTS
-
5 397.00
-
SBF 120 PTS
4 285.80
-
DAX PTS
11 657.06
-
Dowjones PTS
25 914.10
+0.25 %
7 326.28
+0.26 %
1.135
+0.11 %

Air France-KLM: Macron demande des clarifications à La Haye

| AFP | 1078 | 5 par 3 internautes
Avions d'Air France et KLM le 7 mai 2018 à l'aéroport de Schiphol à Amterdam, aux Pays-Bas
Avions d'Air France et KLM le 7 mai 2018 à l'aéroport de Schiphol à Amterdam, aux Pays-Bas ( Robin Utrecht / ANP/AFP/Archives )

L'incursion "inattendue" de l'Etat néerlandais au sein du capital du groupe aérien Air France-KLM a provoqué la stupéfaction en France: le président Emmanuel Macron a réclamé à La Haye des clarifications sur cette décision considérée comme "inamicale" à Paris.

La Haye a d'abord dévoilé mardi avoir pris une participation de 12,68% dans Air France-KLM, puis précisé mercredi soir avoir atteint son objectif en montant jusqu'à 14% du capital, soit une part équivalente à celle de l'Etat français (14,3%), et s'arrêter là.

Quelques heures plus tôt, assurant que Paris n'avait "pas été informé de cette décision et de sa mise en oeuvre", Emmanuel Macron a appelé les Pays-Bas à "clarifier" leurs intentions, estimant que "ce qui importe c'est que l'intérêt de la société soit préservé". Le ministre de l'Economie français Bruno Le Maire recevra son homologue néerlandais en fin de semaine, selon Paris.

Un conseil d'administration exceptionnel du groupe franco-néerlandais s'est réuni mercredi et a appelé à la "vigilance".

Selon le quotidien De Volskrant, le Premier ministre Mark Rutte a personnellement averti M. Macron tandis que le ministre des Finances néerlandais a appelé M. Le Maire, mais une fois l'opération terminée.

Ce dernier a critiqué une "décision incompréhensible et inattendue", estimant que "dans un environnement extrêmement concurrentiel", l'objectif devait "rester le même pour les Pays-Bas comme pour la France: le renforcement d'Air France-KLM".

Techniques de trader

Auparavant, Bercy avait qualifié cette opération d'"inamicale" et "surprenante", estimant que la démarche rappelait des "techniques de trader plutôt que d'un Etat actionnaire".

"La position de KLM s'est sans cesse érodée ces derniers mois", a déploré le ministre néerlandais Wopke Hoekstra en annonçant l'opération mardi. "Nous avons désormais le pouvoir de vote", a-t-il déclaré, promettant d'être un '"actionnaire actif".

Pour De Volkskrant, le gouvernement s'est senti contraint d'investir dans Air France-KLM, jugeant son influence insuffisante pour protéger les intérêts nationaux. La Haye craint qu'à terme, une grande partie des vols de KLM ne soit transférée à Paris, ce qui ferait perdre à l'aéroport de Schiphol sa fonction de hub, selon la ministre de l'Infrastructure néerlandaise Cora van Nieuwenhuizen.

Air France, KLM : leur poids dans le groupe
Air France, KLM : leur poids dans le groupe ( Vincent LEFAI / AFP )

Selon Bercy, un protocole d'accord portant sur "la préservation de la plateforme de Schiphol" avait été "négocié par Air France-KLM avec les autorités néerlandaises" et était prêt à être signé mardi. "Pour l'instant il va être mis de côté", a ajouté le ministère.

Selon M. Hoekstra, cela faisait plusieurs années que l'Etat néerlandais réfléchissait à entrer dans le capital d'Air France-KLM en raison d'importants doutes sur la stratégie de la compagnie.

-"un peu de mystère" -

A la Bourse de Paris, l'action Air France-KLM a plongé de 11,74% à 11,24 euros mercredi, certains opérateurs craignant une "escalade de tensions".

Pour Bernard Garbiso, secrétaire général de la CFE-CGC côté Air France, "la prise de position de l'Etat (néerlandais, NDLR) montre un certain chauvinisme néerlandais sur KLM. C'est un coup politique". "Il ne faut pas oublier qu'à une époque, Air France a permis de sauver KLM", a-t-il ajouté.

Le ministère français de l'Economie a dit "récuser absolument" un manque de coopération de Paris sur la gouvernance d'Air France-KLM, faisant état d'"un dialogue nourri avec La Haye sur la prise en compte des intérêts néerlandais" depuis plusieurs mois.

"Il y a un peu un mystère sur ce que souhaitent véritablement les Néerlandais", a estimé la même source, en assurant que les préoccupations sur Schiphol et sur la gouvernance ont été "prises en compte".

La question d'une croissance équilibrée des deux compagnies revient souvent sur la table depuis la fusion d'Air France et KLM en 2004, la compagnie néerlandaise progressant sagement, sa soeur française étant secouée régulièrement par des conflits sociaux.

Le capital d'Air France-KLM se répartit désormais entre l'Etat français (14,3%), l'Etat néerlandais (14%), Delta Air lines (8,8%), China Airlines (8,8%), les employés (3,9%), 0,3% en autocontrôle, le reste étant aux mains d'actionnaires non identifiés.

L'irruption des Pays-Bas au sein du capital intervient également après une période de fortes tensions autour du renouvellement du mandat de Pieter Elbers, PDG de KLM depuis 2011, et de l'entrée au conseil de surveillance de KLM du Canadien Benjamin Smith, aux commandes d'Air France-KLM depuis septembre.

Les frictions semblaient s'être apaisées le 19 février, M. Elbers ayant reçu confirmation de la reconduction de son mandat. Il avait en outre été nommé directeur général adjoint d'Air France-KLM tout comme Anne Rigail, patronne d'Air France.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
3 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 15 avril 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/03/2019

Le Président Directeur Général a décidé d'émettre, le 15 mars 2019, 26 OCA numérotées de 53 à 78 au profit de Nice & Green...

Publié le 18/03/2019

Rendez-vous le 16 avril...

Publié le 18/03/2019

Le géant de la tech américaine bat des records à Wall Street, et conforte son statut de 1ère capitalisation mondiale.

Publié le 18/03/2019

L'appréciation du patrimoine immobilier qui génère un impact positif sur le résultat de 21,3 ME...

Publié le 18/03/2019

Le groupe strasbourgeois 2CRSI, constructeur de serveurs informatiques de très hautes performances, et Gamestream, leader des services de streaming de...