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Air France-KLM: l'entrée des Néerlandais sur le terrain politico-diplomatique

| AFP | 564 | Aucun vote sur cette news
Les logos d'Air France KLM à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 6 août 2018
Les logos d'Air France KLM à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 6 août 2018 ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

L'irruption de l’État néerlandais au sein du capital du groupe aérien Air France-KLM est devenue jeudi une affaire politico-diplomatique, la France appelant à trouver une "porte de sortie" face à une situation "incompréhensible".

Mercredi soir, le gouvernement néerlandais a annoncé avoir achevé son opération de rachat de parts d'Air-France KLM et en détenir 14%, soit presque autant que la France, dans le but de contrer l'influence de Paris dans le groupe de transport aérien.

"Trouvons ensemble une porte de sortie qui permette de renforcer" la compagnie aérienne, a demandé sur Public Sénat le ministre de l’Économie français Bruno Le Maire, qui attend des "éclaircissements" de la part de son homologue néerlandais Wopke Hoekstra, qu'il recevra vendredi matin à Bercy.

L'acquisition de ces actions, réalisée sans que la France ne soit prévenue, devrait donner accès à l’État néerlandais au conseil d'administration (CA) du groupe, composé de 16 membres, dont deux proposés par l'État français et un représentant de l’État nommé par arrêté ministériel. Aucune information n'a pu être obtenue sur le nombre de sièges dont disposera l'Etat néerlandais au sein du CA.

"Une participation de 14% offre un pouvoir de décision limité, cependant l'influence du gouvernement néerlandais devrait s'accroître" au sein du groupe, estime toutefois Ruxandra Haradau-Doser, responsable du département transport aérien de Kepler Cheuvreux.

"La pression sur Air France pour se restructurer et réduire l'écart de la marge opérationnelle avec KLM en augmentant les sources de revenus est croissante", a-t-elle ajouté.

En 2018, l'écart entre les deux groupes s'est creusé: le taux de marge opérationnelle (indicateur de la performance économique d'une entreprise) d'Air France s'est établi en 2018 à 1,7%, contre 9,8% pour KLM.

Actionnariat d'Air France-KLM
Actionnariat d'Air France-KLM ( Jean Michel CORNU / AFP )

M. Le Maire a qualifié l'opération néerlandaise "d'inamicale" et "d'incompréhensible", réitérant ses reproches à La Haye pour ne pas avoir prévenu Paris sur ses intentions, estimant que cette opération "détruit de la valeur". Mercredi, le titre Air France-KLM a plongé de 11,74% à 11,24 euros.

Le président Emmanuel Macron lui-même est entré dans le débat et a appelé les Pays-Bas à "clarifier" leurs intentions.

Selon des analystes néerlandais, l’État néerlandais a eu peur que KLM ne se fasse engloutir par Air France et cherche à protéger les sociétés nationales à l'heure où le protectionnisme gagne du terrain en Europe et dans le reste du monde.

Réunions secrètes

"Ce qui est frappant, choquant, violent, c'est la méthode" des Pays-Bas, a estimé Michel Sapin, l'ancien ministre de l’Économie de François Hollande, ajoutant que cette "méthode hostile" de l’État néerlandais donnait une "très mauvaise image" de l'Europe.

Selon le journal néerlandais AD, cette acquisition était planifiée depuis 2017. Le projet a été discuté au cours de réunions avec seulement quatre ministres: le premier ministre Mark Rutte, le ministre des Finances Wopke Hoekstra, celui des Infrastructures Cora van Nieuwenhuizen et celui des affaires économiques Eric Wiebes, a raconté le journal. Elles étaient si secrètes que même les ministres devaient laisser leurs téléphones à l'entrée, poursuit-il.

La décision finale a été prise le 15 février, le jour même où M. Hoekstra et Mme van Nieuwenhuizen rencontraient le patron d'Air France-KLM Benjamin Smith à La Haye.

Le patron de KLM Pieter Elbers, le 1er août 2018 à Paris
Le patron de KLM Pieter Elbers, le 1er août 2018 à Paris ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Le patron de KLM Pieter Elbers -au centre de tensions récentes sur la reconduction de son mandat- n'a pas été informé avant de recevoir un message de M. Hoekstra, selon la même source.

Le journal indique que les premiers signaux d'alerte se sont déclenchés, côté hollandais, quand les compagnies Delta et China Eastern Airlines sont entrées au capital du groupe à hauteur de 8,8% chacune, avec des inquiétudes sur le rôle de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol en tant que "hub" européen majeur.

Ces liens capitalistiques avec ces compagnies américaine et chinoise ont été noués sous l'ère de l'ancien PDG Jean-Marc Janaillac, dans le but d'augmenter la force de frappe du groupe sur les marchés concurrentiels d'Amérique du Nord et d'Asie, alors qu'Air France-KLM perd du terrain face à ses principaux concurrents européens Lufthansa et IAG et subit les tarifs très agressifs des compagnies du Golfe et des low-cost.

Il y a un peu plus d'une semaine, M. Smith, fort du succès de la signature d'accords salariaux après un début d'année 2018 marqué par des grèves chez Air France, avait réaffirmé son intention de faire du géant franco-néerlandais un "groupe (aérien) leader en Europe".

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