En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 068.85 PTS
-0.65 %
5 068.00
-0.66 %
SBF 120 PTS
4 054.92
-0.59 %
DAX PTS
11 412.53
-0.52 %
Dowjones PTS
25 080.50
-0.81 %
6 769.87
-0.89 %
1.131
-0.01 %

Agroalimentaire: après la crise, la Grèce apprend à exporter

| AFP | 404 | Aucun vote sur cette news
Deux bouteilles et une carafe d'huile d'olive grecque sont posées dans une taverne athénienne, le 9 juillet 2006
Deux bouteilles et une carafe d'huile d'olive grecque sont posées dans une taverne athénienne, le 9 juillet 2006 ( LOUISA GOULIAMAKI / AFP/Archives )

Jusqu'en 2015, Giorgios Chalvatzis, 42 ans, était banquier dans le nord de la Grèce. Aujourd'hui, il exporte de l'huile d'olive extra vierge dans le monde entier: "C'est 5% de stress, au lieu de 95% pendant la crise. Mon ancienne vie ne me manque pas du tout".

Au Salon international de l'alimentation (Sial) de Villepinte, près de Paris, 280 exposants grecs comme M. Chalvatzis ont proposé leurs produits cette semaine à des acheteurs de toute la planète. Presque un doublement de la présence hellénique en quatre ans, soulignent les organisateurs du salon, puisqu'ils étaient 150 en 2014.

"Depuis la crise, la Grèce a bien su rebondir dans le secteur agroalimentaire", constate Nicolas Trentesaux, directeur du Sial. Cette année, les entreprises grecques se situaient dans les 10 nationalités les plus représentées du salon, derrière la Chine, et devant l'Allemagne.

Une petite révolution commerciale pour un pays à forte tradition agricole, qui s'est longtemps contenté de vendre en vrac ses olives, pistaches ou oranges comme des matières premières agricoles, expédiées par camion-citerne, sans création de valeur ajoutée.

Encore aujourd'hui, le troisième producteur mondial d'huile d'olive exporte 70% de sa production en vrac.

Pour Alessandro Toso, directeur de la société britannique Tradefinance Solutions (TFS), qui aide les PME du sud de l'Europe à financer leurs exportations, "les Grecs vendent depuis des générations des produits agricoles de qualité supérieure aux Italiens, aux Espagnols, aux Allemands ou aux Français" qui, eux, savent tirer profit de la qualité et empocher les marges.

La crise, qui a failli couler le pays entre 2010 et aujourd'hui, a fait changer les mentalités. "Beaucoup se sont dit qu'ils devaient vendre correctement leurs produits s'ils voulaient survivre", dit à l'AFP une responsable d'exportation.

- Projet de création d'une AOP -

"La jeune génération a réalisé qu'il fallait construire des marques, et être en mesure d'accorder des conditions de paiement professionnelles à des clients étrangers", résume M. Toso.

"Nous assurons le risque client, et lorsque nous sommes sûrs que le client honorera sa commande dans les deux à trois mois dont il dispose, nous avançons l'argent de la commande au producteur, travail que les banques locales ne font pas", explique l'homme d'affaires.

Selon lui, "dans certains villages grecs, on trouve encore des anciens qui pensent qu'un bon client est quelqu'un qui règle sa commande en espèces au comptant".

"Ils ne se rendent pas compte qu'ils se font traiter comme des esclaves, avec des tarifs très bas", ajoute M. Toso.

Message bien reçu par M. Chalvatzis, qui a créé sa société et sa marque d'huile d'olive avec ses indemnités de départ. Cet ancien chef d'une succursale bancaire a déniché ses premiers clients "au Canada et en Suisse", via les réseaux sociaux.

Quelques stands plus loin, Ioannis Kampouris, directeur d'écoles privées, a diversifié ses revenus en créant il y a cinq ans la marque E-LA-WON, mot qui veut dire huile d'olive en linéaire B, une forme archaïque de grec ancien utilisée à Mycènes.

Dans les groupes installés comme Minerva, l'une des marques les plus vendues en Grèce, c'est la chute violente de la consommation intérieure qui a obligé la société à se tourner vers l'export. "Nous revenons au salon pour la première fois depuis 2012", explique Vassilis Xarchas, gestionnaire de compte international chez Minerva.

Pas facile pour tout le monde néanmoins. Une responsable export se plaint de "la bureaucratie". "Un ami a voulu se lancer dans le commerce international d'huile d'olive, il lui a fallu une semaine pour créer une société en Espagne, quatre mois en Grèce, et il pense déjà à fermer du côté grec, car les impôts sont trop lourds", raconte-t-elle.

Pour Vassilis Kokkalis, secrétaire d'État au développement rural et à l'agroalimentaire, l'une des solutions pour mieux valoriser les exportations passera par la reconnaissance d'Appellations d'origine protégée (AOP). "Nous préparons les dossiers" pour Bruxelles, a-t-il dit à l'AFP.

En attendant, le Sial a reconnu l'inventivité agroalimentaire grecque. Outre un poulet au sélénium, permettant de lutter contre le vieillissement - car nourri à l'huile d'olive - sélectionné dans les produits de l'année, le grand prix du Salon 2018 a été décerné à un kéfir d'eau de fruits, une boisson fermentée très tendance.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/11/2018

L'accord s'accompagne d'un nouveau partenariat élargi entre TF1 et Dailymotion...

Publié le 14/11/2018

Cette opération sera soumise à l'approbation des actionnaires d'Enova Santé dans les prochains jours...

Publié le 14/11/2018

L'action Apple se dirigeait mercredi à Wall Street vers sa 5ème baisse consécutive. Plusieurs courtiers ont réduit leurs objectifs de cours et s'inquiètent de la baisse des ventes d'iPhones.

Publié le 14/11/2018

Nextedia a doublé sa taille en 2017...

Publié le 14/11/2018

                                                      COMMUNIQUE - 14 novembre 2018   Information à propos d'IHS holding   Au 14 novembre…