5 399.09 PTS
+0.00 %
5 408.00
+0.16 %
SBF 120 PTS
4 303.54
-
DAX PTS
13 153.70
-
Dowjones PTS
24 329.16
+0.49 %
6 344.57
+0.00 %
Nikkei PTS
22 855.70
+0.20 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Affaire Mediaset: perquisition chez Vivendi

| AFP | 206 | Aucun vote sur cette news
Le siège de Vivendi à Paris, le 5 octobre 2017
Le siège de Vivendi à Paris, le 5 octobre 2017 ( Lionel BONAVENTURE / AFP )

Le siège du géant français des médias Vivendi a été perquisitionné jeudi dans le cadre d'une enquête italienne sur sa montée au capital de Mediaset, alors que le groupe de Vincent Bolloré, en difficulté dans la péninsule, cherche à calmer le jeu.

Vivendi a confirmé à l'AFP la perquisition menée à son siège parisien par des policiers français et des représentants de la brigade financière italienne.

Ces derniers cherchaient à vérifier les circonstances de la montée de Vivendi en décembre jusqu'à près de 30% du groupe de télévision italien, perçue par la famille Berlusconi, son principal actionnaire, comme un raid hostile.

Cette perquisition s'est déroulée dans le cadre d'une enquête ouverte à Milan pour "manipulation de marché" à l'encontre du groupe de Vincent Bolloré, ont précisé à l'AFP des sources proches de Vivendi. Le siège parisien de la société de courtage Natixis a également été perquisitionné, selon des sources concordantes.

"La direction de Vivendi réaffirme avoir acquis sa participation dans Mediaset de manière légale et transparente et attend avec sérénité la clôture de ce différend", a déclaré Vivendi dans un communiqué.

Contacté par l'AFP, le procureur de Milan, Fabio De Pasquale qui conduit l'enquête avec la magistrate Silvia Bonardi, s'est refusé à tout commentaire, de même que Mediaset.

La collaboration entre Mediaset et Vivendi avait pourtant commencé sous de bons auspices avec la signature en avril 2016 d'un "accord stratégique" devant créer un nouveau géant européen de la télévision.

Vivendi devait racheter 100% du bouquet de la chaîne payante Mediaset Premium, un accord assorti d'un échange de participations à hauteur de 3,5%.

Mais Vivendi a dénoncé cette alliance le 25 juillet 2016, en arguant de doutes sur les résultats futurs du bouquet de télévision, ce qui a déclenché la colère des Berlusconi.

Fin 2016, le groupe français est monté au capital de Mediaset jusqu'à près de 30% lors d'un raid éclair qualifié d'"hostile" par la famille Berlusconi, qui a alors saisi la justice italienne via sa holding Fininvest en accusant Vivendi de "manipulation de marché".

La famille Berlusconi reproche à Vivendi d'avoir fait chuter artificiellement l'action Mediaset en annonçant la rupture de l'accord stratégique pour monter à son capital à moindre coût.

Vincent Bolloré et le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, sont visés par l'enquête.

Selon le rapport financier semestriel de Vivendi, Mediaset et Fininvest demandent au total 3 milliards d'euros de dommages et intérêt. Mediaset réclame aussi l'exécution de l'accord tandis que Fininvest s'inquiète du préjudice lié à la chute de l'action et à son image.

- Vivendi cherche une solution -

Cette perquisition vient contrarier Vivendi à un moment où le groupe essaye de calmer le jeu en Italie, où les autorités lui reprochent d'enfreindre la réglementation pour les médias et télécoms en cumulant une participation de 28,8% dans Mediaset et 23,9% dans l'opérateur Telecom Italia (Tim).

"Ce n'est pas du tout dans l'air du temps. Vivendi est plutôt dans une recherche de solution avec une médiation en cours en Italie", a souligné une source au fait du dossier.

Le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, lors d'une assemblée générale des actionnaires, le 25 avril 2017
Le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, lors d'une assemblée générale des actionnaires, le 25 avril 2017 ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Vivendi compte sur une médiation ordonnée par la justice italienne jusqu'à la fin de l'année pour trouver une issue. L'une des hypothèses est une entrée de Mediaset au capital de Canale+, le bouquet payant que Vivendi veut lancer en Italie avec Telecom Italia.

Mais lors de la présentation des résultats semestriels de Mediaset, le 26 septembre, le directeur financier Marco Giordani, a affirmé que son groupe n'avait pas eu de rencontres avec Vivendi.

"Nous avons fait une demande de dommages et intérêts et ceci doit être résolu avant de penser à un quelconque partenariat avec Tim", a-t-il dit, en précisant n'avoir "reçu aucune offre" du groupe français.

M. de Puyfontaine qui est aussi le président exécutif de Telecom Italia a encore tenté jeudi de convaincre des bonnes intentions du géant français.

Vivendi "est un investisseur de long terme qui a investi en Italie quelque 5 milliards d'euros", a-t-il rappelé en marge du EY Digital Summit, à Capri (sud). "Nous voulons expliquer que Vivendi est un ami de l'Italie" et "aime l'Italie", a-t-il insisté.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 11/12/2017

La société va faire son entrée dans l'indice...

Publié le 11/12/2017

Une fois mariés, les deux groupes devraient aller chercher un nouveau CEO à l'extérieur...

Publié le 11/12/2017

Un nouveau système de propulsion pour le nautisme...

Publié le 08/12/2017

Le gouvernement aurait sélectionné la banque américaine Bank of America-Merrill Lynch pour préparer une cession de titres Aéroports de Paris, selon le site internet du 'Figaro'.

Publié le 08/12/2017

Ces nouvelles cessions s'ajoutent aux 949 ME (601 ME pdg) de ventes déjà sécurisées depuis le début de l'année...

CONTENUS SPONSORISÉS